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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 691 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 691

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 207

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : DIAEffacer tout
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502101

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 2 octobre 2025. Ce dernier prolongeait d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français et assignait le requérant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'était pas fondé, M. B... n'établissant pas que des éléments non présentés auraient pu influer sur la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande de frais de justice.

Avocat : DIAZ

23 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501064

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet de la Marne refusait le regroupement familial de M. C... au profit de son épouse et de son fils. Le préfet s'était fondé sur les réponses de M. C... lors d'une enquête d'intégration républicaine, estimant qu'elles révélaient une méconnaissance des principes essentiels de la vie familiale en France. Le tribunal a jugé que ces réponses, notamment une case cochée par inadvertance sur la polygamie et une absence de réponse sur la laïcité, ne suffisaient pas à caractériser un tel manquement. La décision a donc été annulée pour méconnaissance de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. C... au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DIALLO

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502128

Le Tribunal Administratif de Besançon annule l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet du Doubs a obligé Mme C..., ressortissante gabonaise, à quitter le territoire français, ainsi que l'arrêté du 3 octobre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal retient que la décision d'éloignement a été prise sans examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, notamment son mariage avec un ressortissant français intervenu avant l'arrêté. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'assignation à résidence. Les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant sont mentionnés dans les moyens soulevés.

Avocat : DIAZ

22 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507340

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant un titre de séjour à Mme D..., au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente. La demande de frais de justice est rejetée.

Avocat : NDIAYE

22 octobre 2025• 11ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507477

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de M. D..., au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce rejet malgré une demande en ce sens, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer à l'intéressé un document provisoire de séjour dans l'attente. Les conclusions indemnitaires de M. D... sont rejetées.

Avocat : NDIAYE

22 octobre 2025• 11ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2207518

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., militaire de carrière, contestant le refus partiel du ministre des armées de lui attribuer 29,5 jours de congé administratif pour son affectation en Côte d'Ivoire. Le tribunal a annulé la décision du 12 août 2022 en tant qu'elle rejetait la demande de l'intéressé, après avoir constaté que le ministre avait sous-évalué ses droits à permissions de longue durée (136 jours au lieu de 142), en méconnaissance des articles R. 4138-16 et R. 4138-19 du code de la défense et du décret n° 97-900 du 1er octobre 1997. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois, sans faire droit à la demande de frais de justice.

Avocat : DIABY

22 octobre 2025• 1ère chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405206

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de Mme E... et M. D... contre des arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Les requérants contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que l'atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de leurs enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure avait été régulière et que les droits des requérants n'avaient pas été méconnus. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

22 octobre 2025• 6ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503030

Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le préfet des Landes assignait à résidence M. A..., ressortissant haïtien, pour une durée de 45 jours. La juridiction a estimé que le préfet ne justifiait pas de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement, notamment en l'absence de preuve d'une demande de laissez-passer auprès des autorités haïtiennes. Compte tenu de la situation sécuritaire en Haïti et de l'absence de perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement, l'assignation à résidence a été jugée contraire aux articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIALLO

22 octobre 2025• URGENCES ETRANGERS
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505653

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A..., ressortissant marocain, un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le requérant étant en situation précaire après l'expiration de son titre de séjour et l'absence de délivrance d'un récépissé malgré une demande de renouvellement déposée. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, garantissant le droit à un récépissé pour tout dossier complet. L'astreinte demandée a été écartée, mais une somme de 800 euros a été accordée au titre des frais de justice.

Avocat : DIASPARRA JUSTINE

21 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507115

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête d’un ressortissant géorgien contestant un arrêté préfectoral du Tarn lui interdisant le retour sur le territoire français pour trois ans et l’assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles L. 612-7 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La magistrate désignée a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que l’interdiction de retour était légalement fondée sur l’article L. 612-7 du CESEDA et que l’assignation à résidence était justifiée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

21 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507118

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. Algemi, ressortissant turc, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lors du réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien procédé à un entretien de vulnérabilité conformément à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l'OFII.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

21 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506715

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "salarié", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet. Il a annulé l'arrêté du 30 avril 2025, estimant que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la durée du séjour et de la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "salarié" dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SASU SOCIETE D'AVOCAT NDIAYE

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01296

Avocat : DIANI FLORIAN AVOCATS

21 octobre 2025• 3ème chambre (formation à 3)
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE02223

Avocat : DIA IBRAHIMA

21 octobre 2025• 4ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401809

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme D..., ressortissants sénégalais, contre les décisions du préfet du Calvados rejetant leurs demandes d’admission exceptionnelle au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant à M. D... l'absence d'autorisation de travail, condition non prévue par le paragraphe 42 de l'article 4 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. Il a également estimé que les décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions de séjour de la famille en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer les situations des requérants dans un délai d'un mois et a mis à la charge de l'État les frais d'avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET NDIAYE

21 octobre 2025• 2ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510344

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui demandait une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d’instruction ou un rendez-vous pour son titre de séjour « passeport talent ». Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet de sa demande était née le 23 juin 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant la mesure sollicitée impossible sans faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la mesure demandée de respecter la condition de ne pas entraver une décision administrative.

Avocat : DIARRA

20 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517589

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension des décisions de refus d’habilitation « Secret France » et « Très Secret France » prises par le directeur général de l’armement et le ministre de l’intérieur. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que la perte de ces habilitations, indispensable à son emploi, créerait une situation financière précaire justifiant une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment du défaut de motivation et de l’erreur manifeste d’appréciation au regard des articles R. 2311-7 et R. 2311-8 du code de la défense, n’a été retenu comme de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions.

Avocat : DIANI

20 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517297

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A... sous six semaines pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que les conditions d’urgence et d’utilité étaient remplies, compte tenu de l’expiration imminente du titre et de l’absence de convocation malgré une demande déposée en juin 2025. Aucune astreinte n’a été prononcée, et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : NDIAYE

20 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501178

Le Tribunal Administratif de Montreuil (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 8 janvier 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un défaut de motivation, l’arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Concernant l’obligation de quitter le territoire, fondée sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), il a jugé que l’erreur de fait alléguée sur les démarches de régularisation était sans incidence, le préfet ayant pu légalement se fonder sur l’absence de titre de séjour et d’entrée régulière.

Avocat : NDIAYE

20 octobre 2025• 3ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502152

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet de l'Orne du 12 juin 2025 refusant un titre de séjour à Mme B..., ressortissante ivoirienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne prenant pas en compte les violences conjugales subies par la requérante, qui justifiaient la rupture de la communauté de vie avec son époux français. Le tribunal a également jugé que la décision violait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'intégration professionnelle et personnelle de Mme B... en France. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois.

Avocat : CABINET NDIAYE

17 octobre 2025• 1ère chambre