817 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
817
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 270
Avec résumé IA
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que M. C..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 3 juin 2025, n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. En conséquence, le juge a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressé sous astreinte de 1 500 euros par trimestre de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Cette solution retient que l'État est tenu à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, et que le juge doit ordonner le relogement dès lors que les conditions légales sont réunies.
Avocat : DIASPARRA JUSTINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante dans son recours contre le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : VAHEDIAN MINA
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, déposée via une plateforme en ligne, était toujours en cours d'instruction et qu'aucun récépissé n'avait été délivré ; par conséquent, le délai pour qu'un silence administratif vaut rejet (quatre mois) n'était pas encore applicable. La requête a été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle contestait une décision qui n'existait pas.
Avocat : DIANCOUMBA
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A..., ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite du préfet du Calvados de l'admettre au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, notamment en raison du délai de plus de deux ans écoulé depuis la décision contestée. L'ordonnance rejette également les conclusions accessoires relatives aux frais d'instance.
Avocat : CABINET NDIAYE
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une assignation à résidence de 45 jours prise à l'encontre d'un ressortissant russe. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que les arguments avancés (entrave à l'activité professionnelle et risque de renvoi vers la Russie) sont insuffisants, notamment car l'expulsion est déjà suspendue. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car le dossier de l'intéressée était incomplet malgré plusieurs relances, et que le préfet n'était pas tenu de délivrer une attestation de prolongation d'instruction en application de l'article R.431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence prévue à l'article L.521-3 n'étant pas remplie, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Avocat : N DIAYE CATHERINE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance de la société Baalbeck. Cette dernière, qui contestait des titres de perception relatifs au remboursement d'aides COVID-19, a été réputée s'être désistée pour n'avoir pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invitée. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement d'office.
Avocat : OVADIA SIMON
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de rejet de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal constate que le requérant, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, n'a pas respecté le délai légal de production, ce qui entraîne un désistement réputé. La décision s'appuie sur les articles R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable, car la contestation d'une OQTF non assortie de mesures coercitives (comme la rétention) doit suivre une procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 614-1 et suivants, L. 911-1), et non la procédure de référé-suspension du code de justice administrative (article L. 521-1).
Avocat : CABINET THIERNO DIALLO