817 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
817
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 079
Avec résumé IA
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B..., ressortissant bangladais. Le tribunal estime que le document remis au requérant, intitulé « confirmation de dépôt », ne constitue pas le récépissé prévu à l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En l’absence de contestation du préfet et alors que le dossier était complet, ce refus est illégal. En revanche, les conclusions à fin d’injonction sont rejetées, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps. L’État est condamné à verser 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VAHEDIAN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais. Le tribunal a jugé que le document remis au requérant, intitulé « confirmation de dépôt », ne constituait pas le récépissé prévu par l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, l’administration a méconnu ses obligations légales. Toutefois, les conclusions à fin d’injonction de délivrance du récépissé ont été rejetées, une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour étant intervenue entre-temps.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre deux refus de délivrance de cartes « mobilité inclusion », a statué sur la compétence. Conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître des recours relatifs aux mentions « invalidité » ou « priorité ». En conséquence, le tribunal a transmis ces conclusions au tribunal judiciaire de Mâcon. Le tribunal administratif reste saisi des conclusions concernant la mention « stationnement pour personnes handicapées », pour lesquelles il statuera ultérieurement.
Avocat : N DIAYE CATHERINE
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge constate qu'une précédente ordonnance du 7 octobre 2025 avait déjà enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un tel récépissé, et qu'une ordonnance d'exécution du 20 janvier 2026 avait été rendue. La nouvelle requête, enregistrée avant qu'il ne soit statué sur l'exécution de la première ordonnance, est donc dépourvue d'utilité et rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : DIASPARRA JUSTINE
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. A..., qui contestait un arrêté du garde des sceaux refusant sa titularisation et prononçant sa radiation des cadres. Cette décision fait suite au rejet de sa demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Conformément à l'article R. 612-5-2 du même code, le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois, ne l'a pas fait, ce qui le répute s'être désisté.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 20 janvier 2026, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d’un an. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Paris à la date des décisions attaquées. Par conséquent, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour en connaître.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Paris a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus implicite de titre de séjour et à l’injonction de délivrance d’un certificat de résidence algérien. La requérante, bénéficiaire de l’aide juridictionnelle totale, ne maintenait plus que ses conclusions relatives aux frais d’instance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l’État à verser la somme de 800 euros à son conseil. L’affaire a été tranchée par ordonnance, sans qu’il soit statué sur le fond du litige.
Avocat : DIANGO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE ont été jugés manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire pris par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était manifestement infondé et que celui relatif au défaut d'examen sérieux n'était pas étayé. Les moyens fondés sur la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE ont été jugés insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nantes, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été placé en rétention administrative à Rennes en cours d’instance. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Rennes, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
Avocat : AH-THION DIARD
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante kossovare, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée se heurte à l'existence de cette décision administrative, ce qui fait obstacle à l'application de l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Avocat : DIALLO
Refus de carte professionnelle par le CNAPS. Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise. Non-lieu à statuer sur l'annulation et l'injonction car la carte a été délivrée en cours d'instance. Rejet des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) car le refus initial était fondé et aucun recours gracieux n'avait été formé.
Avocat : DIAKITE
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., demandeur d'asile colombien, qui sollicitait son admission dans un hébergement pour demandeurs d'asile ou d'urgence. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction préalable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans faire droit aux moyens tirés de l'atteinte à la dignité humaine ou à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à Mme A... par l’autorité consulaire à Dacca. En cours d’instance, le visa sollicité a finalement été délivré le 2 novembre 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet des Alpes-Maritimes a indiqué qu'un récépissé était sur le point d'être délivré et que la carte de séjour était en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l'État à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de l'instance.
Avocat : DIAWARA