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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

47 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

47

Décisions totales

383 581

Ordonnances

260 968

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : DIABEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305329

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé une sanction disciplinaire (avertissement) infligée à une fonctionnaire, pour **défaut de motivation suffisante**. La juridiction a jugé que la décision de la préfète ne contenait pas l'énoncé précis des éléments de droit et de fait, comme l'exigent les **articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration** et **l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique**. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais exposés.

Avocat : DIABY

6 mars 2026• Juge unique (1)
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305925

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un changement d'échelon d'affectation d'une directrice d'école, motivé par un conflit professionnel et des allégations de harcèlement moral. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de 1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé la requête recevable, écartant la qualification de mesure d'ordre intérieur, car la requérante soutenait que sa mutation constituait une sanction déguisée liée à des faits de harcèlement. Il a ordonné une mesure d'instruction complémentaire (une enquête) pour établir les faits et déterminer si la décision administrative était justifiée ou si elle portait atteinte à une liberté fondamentale (le droit de ne pas subir de harcèlement moral). **Textes appliqués** : L'article L.133-2 du code général de la fonction publique (interdiction du harcèlement moral) et l'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté).

123Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DIABY

4 mars 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400127

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... C..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement refuser le séjour pour des motifs d'ordre public, malgré la qualité de parent d'un enfant français du requérant, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également écarté le vice de procédure invoqué, considérant qu'il n'affectait pas la légalité de la décision.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

24 février 2026• 2ème chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400114

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par Mme B..., praticienne contractuelle, d’une demande de versement de l’indemnité spéciale prévue par le décret n°2023-242 du 31 mars 2023, ainsi que de dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses conclusions, considérant que les dispositions de l’article R. 6152-355-1 du code de la santé publique, qui instituent cette indemnité, ne sont pas applicables aux praticiens contractuels recrutés sur le fondement du 2° de l’article R. 6152-338 du même code, comme c’était le cas de la requérante. En conséquence, le refus du centre hospitalier de Basse-Terre de lui verser cette indemnité n’était pas illégal, et la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : DIABY

13 février 2026• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401212

Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule la décision du 20 décembre 2023 par laquelle le recteur de l'académie de Strasbourg a licencié Mme B... à l'issue de sa période d'essai. Le tribunal a jugé que l'entretien informel mené par une inspectrice d'académie le 19 décembre 2023, sans information préalable sur son objet, ne constituait pas un entretien préalable valable au sens de l'article 6 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986, privant ainsi l'intéressée d'une garantie. En conséquence, le tribunal enjoint au recteur de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : DIABY

3 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502059

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-algérien était inopérant, l'arrêté ne faisant pas suite à une demande de titre de séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307753

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les requêtes de M. C..., enseignant au conservatoire, contestant sa suspension conservatoire (30 août 2023) et sa prolongation (8 janvier 2024) par l’eurométropole de Strasbourg. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la décision de suspension initiale était légale, l’autorité compétente ayant agi dans le cadre de ses pouvoirs et que les faits reprochés présentaient un degré suffisant de vraisemblance et de gravité. Concernant la prolongation, le tribunal a estimé que le courriel du 8 janvier 2024 n’était pas un acte faisant grief, mais une simple information, rendant les conclusions irrecevables. Les décisions s’appuient sur les articles L. 532-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : DIABY

13 janvier 2026• 6ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501813

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour "salarié" et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, faute pour le requérant de justifier d'un visa de long séjour, condition exigée par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 412-1) et non incompatible avec l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour de deux ans ont été validées, les moyens soulevés étant écartés comme infondés.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400307

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial au profit de son épouse. Le préfet de la Haute-Vienne a finalement autorisé ce regroupement le 22 avril 2024, conduisant le requérant à se désister de son instance. Par ordonnance du 22 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. C... au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande de frais irrépétibles.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

22 décembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520632

Le tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le rejet implicite de son recours contre un ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que le recours contentieux, introduit le 6 novembre 2025, était tardif car formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet du ministre le 27 mai 2025. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que de l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : DIABATE

22 décembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2206552

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., fonctionnaire retraité, contestant un titre de perception émis pour recouvrer un trop-perçu de rémunération de 1 925,47 euros suite à l'annulation de son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut de fondement juridique, en application du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation du titre de perception et de la demande de décharge de l'obligation de payer.

Avocat : DIABY

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404427

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme D... et M. E... contestant la sanction d'exclusion définitive de leur fils, prononcée par le recteur de l'académie de Strasbourg. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance du droit de se taire et un défaut de communication du dossier. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du droit de se taire, estimant que la sanction ne reposait pas sur des déclarations de l'élève mais sur des faits établis par des rapports et témoignages écrits. Il a également écarté le moyen relatif à la communication du dossier, sans le détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire.

Avocat : DIABY

4 décembre 2025• 7ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2207890

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par l’association « Presses universitaires de Strasbourg » d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du 27 septembre 2022 par laquelle le conseil d’administration de l’université de Strasbourg a prononcé la dissolution de la Fondation des Presses universitaires de Strasbourg. La requérante demandait également la restitution de ses marques et une indemnisation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, jugeant notamment que la délibération attaquée n’était entachée d’aucune irrégularité, qu’elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 714-1 et D. 714-77 du code de l’éducation, et que le moyen tiré du détournement de pouvoir n’était pas fondé. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et mis à la charge de l’association une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DIABY

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504768

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre des armées d’agréer sa démission. En cours d’instance, le ministre a pris un arrêté le 15 juillet 2025 agréant cette démission et prononçant la radiation des cadres. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : DIABY

19 novembre 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508840

Le Tribunal administratif de Strasbourg, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... contestant le classement de son emploi au groupe de fonction n° 3 au titre du RIFSEEP, a prononcé le renvoi de l’affaire au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette décision est fondée sur l’article R. 312-5 du code de justice administrative, en raison d’un risque objectif d’atteinte à l’impartialité du tribunal. En effet, M. B..., en tant que chef de service au tribunal judiciaire de Strasbourg, est amené à interagir avec les magistrats de cette juridiction, ce qui justifie le dessaisissement. Le tribunal n’a donc pas statué sur le fond du litige.

Avocat : DIABY

4 novembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2207518

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., militaire de carrière, contestant le refus partiel du ministre des armées de lui attribuer 29,5 jours de congé administratif pour son affectation en Côte d'Ivoire. Le tribunal a annulé la décision du 12 août 2022 en tant qu'elle rejetait la demande de l'intéressé, après avoir constaté que le ministre avait sous-évalué ses droits à permissions de longue durée (136 jours au lieu de 142), en méconnaissance des articles R. 4138-16 et R. 4138-19 du code de la défense et du décret n° 97-900 du 1er octobre 1997. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois, sans faire droit à la demande de frais de justice.

Avocat : DIABY

22 octobre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501915

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D... A... contestant le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a d'abord admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a ensuite déclaré irrecevables les conclusions visant à modifier la fréquence de présentation au commissariat, au motif qu'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de modifier une décision administrative. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

15 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501803

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 5 septembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours à Limoges. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale et du caractère disproportionné de la mesure n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

25 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305931

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B, agent territorial, contestant le refus implicite de la région Grand Est de reconnaître l'imputabilité au service de sa tentative de suicide survenue le 26 janvier 2023. Le tribunal a jugé que l'entretien professionnel au cours duquel M. B a été informé d'une procédure disciplinaire et d'un changement d'affectation ne constitue pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, en application des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. Par conséquent, la décision de refus de la région n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, et la requête de M. B a été rejetée.

Avocat : DIABY

23 septembre 2025• 6ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2405181

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A, manipulatrice en électroradiologie, contestant le refus du centre hospitalier intercommunal de Wissembourg de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome d'épuisement professionnel ("burn-out"). Le tribunal a appliqué les articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 461-1 du code de la sécurité sociale, rappelant qu'une maladie peut être reconnue imputable au service si un lien direct avec l'exercice des fonctions est établi. Se fondant sur les attestations de nombreux agents décrivant des conditions de travail dégradées, le tribunal a jugé que le lien entre la pathologie et le service était établi. En conséquence, il a annulé la décision de refus du 19 février 2024 et enjoint à l'établissement de placer Mme A en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 17 octobre 2022.

Avocat : DIABY

16 septembre 2025• 3ème chambre