16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 006
Avec résumé IA
Avocat : KADDOURI
Avocat : CABINET DAVID SADOUN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 janvier 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 435-1.
Avocat : CARDOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision verbale du 3 avril 2025 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé d’enregistrer la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le refus d’enregistrement, motivé par l’existence d’une obligation de quitter le territoire français non exécutée, est illégal car seul le caractère incomplet, abusif ou dilatoire du dossier peut justifier un tel refus. Il s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente.
Avocat : AZOULAY-CADOCH
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme B..., ressortissante britannique, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : CABINET DANIEL TOSTADO
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., brigadier de police, qui demandait l'annulation du refus de sa mutation à titre dérogatoire pour raisons de santé. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, car le refus de mutation ne constitue pas une décision devant être motivée au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle, faute d'éléments justificatifs et d'argumentation suffisante de la part du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 47 du décret n° 95-654 du 9 mai 1995, qui subordonne les mutations dérogatoires aux nécessités du service.
Avocat : DOREAN AVOCAT
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par la préfète du Val-de-Marne. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, notifiée via l’application informatique prévue à l’article R. 414-1. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l’instance sans examiner le fond du litige.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2504669 du 24 juin 2025, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas justifié avoir délivré le titre de séjour étudiant à M. B... malgré ses allégations. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution du jugement dans un délai de 15 jours. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : CADOUX
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que la présence en France depuis 2018, les diplômes obtenus et les expériences professionnelles du requérant ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : GIRONDON
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que salariée sur le fondement de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet avait valablement contrôlé les conditions d'exercice de l'activité salariée, conformément à l'article R. 5221-20 du code du travail, sans que la requérante ne démontre d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour suivre une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal a annulé cette décision du 29 février 2024, estimant que les motifs invoqués par le CNAPS n'étaient pas fondés. Il a jugé que des faits anciens et isolés d'entrée irrégulière en France, ainsi qu'une mise en cause pour violences conjugales en 2021, ne suffisaient pas à établir une incompatibilité avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité au regard des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Avocat : LEDOUX
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 4 novembre 2025 du préfet du Puy-de-Dôme l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la mesure était proportionnée et que l'administration avait respecté les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour en tant que parent d’enfant français pris par le préfet de la Haute-Vienne le 20 novembre 2023. La juridiction a d’abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français, cette mesure n’étant pas incluse dans l’arrêté attaqué. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d’une délégation régulière. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en exécution de son jugement du 28 septembre 2021, a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir le versement d'une indemnité. Le tribunal a constaté que l'administration avait bien exécuté l'injonction de réintégration et de reconstitution de carrière, comme en attestent l'arrêté du 19 janvier 2022 et le rétablissement de l'ancienneté. Il a rappelé que le jugement initial n'avait accordé aucune indemnité, de sorte que la demande de versement de sommes relevait d'un litige distinct. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative.
Avocat : BEDOURET
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d’Oise à M. B..., ressortissant marocain. La décision préfectorale, fondée sur l’usage d’une fausse carte d’identité lors de l’embauche, est jugée contraire à l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car ce seul fait ne caractérise pas une menace pour l’ordre public. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 juillet 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. E... pour son épouse. Le tribunal constate que le préfet, malgré une mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Il estime que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l’insuffisance des ressources de M. E... sans tenir compte de l’évolution favorable de ses revenus après le dépôt de la demande, comme le permet l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet d’admettre l’épouse de M. E... au bénéfice du regroupement familial dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par le Centre Culturel Œcuménique Jean-Pierre Lachaize d’une demande indemnitaire et d’une demande de provision, visant à obtenir le paiement de subventions accordées par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour les années 2020 et 2021. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que la responsabilité de la région n’était pas engagée, faute pour l’association de démontrer avoir respecté les conditions d’octroi des subventions. Les décisions s’appuient notamment sur le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : BENABDESSADOK
Avocat : DORADO
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne démontrant pas que sa situation de précarité administrative, liée à l’expiration de son titre, lui causait un préjudice suffisamment grave et immédiat. Il a également relevé que la demande était privée d’utilité, car le renouvellement de la carte de résident devait s’effectuer par un téléservice conformément à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et à l’arrêté du 1er juillet 2024, sans que le requérant justifie avoir rencontré des difficultés techniques insurmontables. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Avocat : SADOUN