16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 968
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée, avait examiné la situation personnelle du requérant et que sa situation relevait légalement du regroupement familial, sans démontrer de risque dans son pays d'origine. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en examinant la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de ses perspectives d'intégration. La décision a été prise en application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant marocain, contestait notamment la régularité de la procédure et le respect de ses droits de la défense. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la délégation de signature était régulière et que les exigences de motivation et de respect des droits de la défense, au regard notamment de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, étaient satisfaites dans le cas d'espèce.
Avocat : BIDOIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension en référé de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative de l'établissement Erevan Market. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que le préjudice financier allégué par la société requérante n'est pas suffisamment grave et immédiat. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BENABDESSADOK
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre le refus de visa long séjour pour études. Le juge a constaté que le requérant, mineur non émancipé de droit camerounais, avait agi sans représentant légal, rendant sa demande irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans procédure contradictoire en cas d'irrecevabilité manifeste.
Avocat : JEUGUE DOUNGUE MARTIAL
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un élève d'un lycée militaire. Le juge estime que les conséquences alléguées de la sanction (isolement, frais, impact sur la scolarité et la carrière) ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour suspendre l'exécution de la décision. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Avocat : ANDRE DOMNINE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir une indemnité de la commune de Wissant suite à la résiliation de son contrat de location au camping municipal. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle constituait, en réalité, un recours contre la décision de résiliation de 2015, formé tardivement au-delà du délai de deux mois prévu par la jurisprudence. Les textes appliqués relèvent du code de justice administrative concernant les délais de recours contentieux en matière contractuelle.
Avocat : SCP TRUSSANT-DOMINGUEZ
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait un arrêté préfectoral de mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai volontaire, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté, que la procédure était régulière et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CARDON
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de l'agent technique sollicitant le versement d'une majoration de traitement DOM-TOM de 40% pour la période 2018-2020. La juridiction a jugé que cette majoration, prévue par la loi du 3 avril 1950 et ses textes d'application, est une indemnité liée à l'exercice des fonctions dans un département d'outre-mer en tant que fonctionnaire de l'État. Or, l'agent avait été transféré à la région Guadeloupe dès le 1er janvier 2017 en vertu du décret n°2016-1055, perdant ainsi sa qualité de fonctionnaire de l'État et son droit à cette indemnité spécifique.
Avocat : SCP (SERVICES CONSEILS PLAIDOIRIES) MORTON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de quarante-cinq jours pris contre un ressortissant nigérian. Le tribunal a écarté tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'absence d'examen de la situation, de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du CESEDA et de la disproportion des modalités. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : MACHADO TORRES
**Sujet principal** : Demande d'une agente contractuelle de la Région Guadeloupe au versement de la majoration de traitement DOM-TOM (40%) pour une période déterminée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'agent, ayant été transféré à la Région Guadeloupe à compter du 1er janvier 2017, n'est plus un fonctionnaire de l'État mais un agent territorial, et que la majoration de 40% (issue de la loi du 3 avril 1950 et des décrets de 1953 et 1957) est réservée aux seuls fonctionnaires de l'État en service dans le département. **Textes appliqués** : Loi n° 50-407 du 3 avril 1950, décret n°53-1266 du 22 décembre 1953, décret n°57-87 du 28 janvier 1957, décret n° 2016-1055 du 1er août 2016 relatif au transfert des services des CREPS aux régions.
Avocat : SCP (SERVICES CONSEILS PLAIDOIRIES) MORTON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du préfet de la Sarthe refusant la remise en eau de deux étangs. Le tribunal a jugé que le requérant apportait la preuve de l'existence matérielle des étangs avant l'abolition des droits féodaux, ce qui leur confère le statut d'ouvrage "fondé en titre" au sens des articles L. 214-1 et L. 214-6 du code de l'environnement. Il a également considéré que l'absence d'utilisation prolongée ou le délabrement partiel ne caractérisaient pas une ruine de l'ouvrage entraînant la perte de ce droit.
Avocat : GOUEDO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision préfectorale de la Mayenne du 6 octobre 2021. Cette décision ordonnait la régularisation administrative d'un étang, considéré comme non fondé en titre et soumis à la législation sur l'eau (articles L. 214-1 et suivants du code de l'environnement). Le tribunal a jugé que la procédure n'était pas entachée d'irrégularité, car la décision statuait sur une demande des propriétaires et n'était donc pas soumise à une procédure contradictoire préalable (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration).
Avocat : GOUEDO
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. G... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral du 3 décembre 2025 est légal, notamment car il est suffisamment motivé et démontre un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 251-1 et suivants). La juridiction considère que le comportement de M. G..., fondé sur des faits délictuels, constitue une menace réelle et actuelle pour l'ordre public justifiant la mesure d'éloignement.
Avocat : TSANGA NDOMO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A... B... visant à annuler les délibérations du SIAAP fixant les taux de la redevance interdépartementale d'assainissement pour 2023 et 2024. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 3451-2 du code général des collectivités territoriales et l'absence de consultation de la commission des services publics locaux, n'étaient pas fondés. Elle a également rejeté la demande d'injonction à négocier de nouvelles conventions et a condamné le requérant à verser une somme au SIAAP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 8 avril 2024 refusant le renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant sénégalais. La juridiction a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour préalablement à sa décision, comme l'exigent les articles L. 432-13 et L. 412-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'Etat est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : NZAMBA-MIKINDOU
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de police de motiver le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, de le reconvoquer et de lui délivrer un récépissé provisoire. Le juge a estimé que les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de la décision administrative de rejet, sans qu'un péril grave justifiant une telle suspension ne soit caractérisé. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les règles du silence de l'administration prévues aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : DOKODO ZIMA
Sujet principal : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation française. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (ordonnance). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête comme irrecevable, car la requérante n'a pas préalablement formé une demande d'indemnité devant l'administration avant de saisir la justice pour la somme de 1 800 euros, ce qui est une condition de recevabilité. Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (exigence d'une demande préalable pour les recours visant le paiement d'une somme d'argent).
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (prolongation d'une interdiction de retour et placement en rétention administrative). Le tribunal a rejeté les conclusions relatives au placement en rétention, estimant que seul le juge judiciaire est compétent pour en connaître en vertu de l'article L. 741-10 du CESEDA. Le jugement sur le fond de la requête concernant la prolongation de l'interdiction de retour n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.
Avocat : ABDOULAYE MOUSSA ABDOUL WAHAB
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral attaqué est régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation de la mesure. Elle écarte les moyens soulevés, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BIDOIS