16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 018
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien, parent d'un enfant français. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de la Mayenne, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) étaient entachés d'une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a fondé sa solution sur une méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 432-1 et L. 611-1) et des exigences du respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GOUEDO
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé un arrêté du préfet de police prononçant une interdiction de circulation de trois ans à l'encontre d'un étranger. La juridiction a jugé que les faits reprochés (menaces et tentative de saisie d'un téléphone lors d'une altercation) ne caractérisaient pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 622-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAWADOGO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Le tribunal a estimé que le requérant, en ne fournissant pas de justificatifs médicaux ou autres à l'appui de ses allégations sur ses liens avec la France et son état de santé, ne démontrait pas l'erreur de droit ou l'erreur manifeste d'appréciation invoquée. Il a également considéré que la menace pour l'ordre public, établie par des faits de vol, rébellion et violences, justifiait la mesure. Les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais ont été rejetées.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... A... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et a écarté les moyens de vice de procédure, notamment l'absence de communication de l'avis médical de l'OFII, estimant que la loi n'imposait pas cette formalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CARDOSO
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de la requérante au regard des dispositions de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : REDON
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : LENDOM ROSANNA
Avocat : DORNIC
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et enjoignant de quitter le territoire. Il a estimé que la compétence territoriale pour juger l'affaire revenait au Tribunal administratif de Nancy, car la requérante a été ultérieurement placée au centre de rétention administrative de Metz. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : DONZEL
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... pour incompétence. Le litige portait sur la contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise pour le recouvrement d'un indu de RSA et d'une amende, une créance non fiscale du département. La juridiction a jugé que le contentieux du recouvrement de telles créances relève exclusivement du juge de l'exécution (ordre judiciaire), conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Avocat : DODEUR
Le Tribunal administratif de Pau rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de son placement en rétention administrative. Le juge administratif se déclare incompétent pour connaître de ce litige. Il rappelle que le contentieux d'une décision de placement en rétention relève exclusivement du juge judiciaire, conformément à l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MATONDO
Le Tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du préfet du Nord prolongeant l'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Cette annulation découle de l'annulation préalable, par le même tribunal, de l'obligation de quitter le territoire français qui fondait la mesure de contrainte. Le juge a ainsi considéré que la décision attaquée était privée de base légale, sans avoir à examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'une demande de regroupement familial. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans la procédure.
Avocat : DORE
La décision concerne un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'une ressortissante brésilienne. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête, estimant que la décision était régulière en droit. Il a notamment jugé que les conditions de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'étaient pas remplies et que l'atteinte au droit au respect de la vie privée (article 8 de la CEDH) n'était pas disproportionnée.
Avocat : ZANATTA DOS ANJOS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé une amende administrative de 5 292 euros infligée par le département de Vaucluse pour une présumée fraude au RSA. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-17 du code de la sécurité sociale n'avait pas été respectée, notamment l'étape de consultation obligatoire de l'équipe pluridisciplinaire. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés.
Avocat : DORIER-SAMMUT
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiés à M. B... Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 2 août 2024, considérant que le préfet de Maine-et-Loire avait méconnu les dispositions des articles R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne justifiant pas du respect de la procédure médicale obligatoire. Par conséquent, le refus de titre de séjour, l'OQTF et les mesures annexes sont illégaux et annulés.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en excès de pouvoir de M. A... visant le rejet de sa demande de titre de séjour. Cette décision est prise car le préfet du Val-de-Marne a délivré une carte de séjour pluriannuelle au requérant, rendant le litige sans objet. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette extinction de l'instance.
Avocat : TORDO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante congolaise visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas l'existence d'un dysfonctionnement de la plateforme en ligne l'empêchant d'accomplir les formalités. La juridiction applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NDOKOLO
Avocat : CABINET GUITTON-DADON
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal autorisant la construction d'un bâtiment de 40 logements. Le tribunal a rejeté la requête des riverains, estimant que le projet ne méconnaissait pas les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) invoquées. La décision s'appuie sur les articles du règlement du PLU de Nantes et les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : BARDOUL