16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 767
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour à un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant qu'elle était entachée d'illégalité en raison d'un défaut de motivation, conformément aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, mais a rejeté les autres conclusions, notamment la demande d'indemnisation.
Avocat : CADOUX
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir de M. D... C... visant à annuler le refus d'enregistrement de sa liste pour les élections municipales. Le juge estime que le moyen soulevé, concernant une éventuelle irrégularité de notification d'une décision de la Commission nationale des comptes de campagne, est inopérant. En effet, le refus de la préfète est légalement fondé sur une déclaration d'inéligibilité prononcée par le Conseil d'État, rendant tout autre moyen sans incidence. La décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LUDOT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'une interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant marocain, contestait notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la motivation et l'examen individuel de sa situation. Le tribunal a écarté tous les moyens, estimant que les décisions étaient régulières et suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DJAMAL ABDOU NASSUR
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui contestait son reclassement au 2ème échelon lors de sa promotion au grade de secrétaire administrative de classe supérieure. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à donner acte d'un désistement.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant concernant son recours contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. Ce désistement est prononcé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité. La juridiction constate également qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant déjà été accordée partiellement.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 4 juin 2025 était suffisamment motivé, conformément aux exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'erreur manifeste d'appréciation et aux vices de procédure, ont également été écartés.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en contentieux de pleine juridiction, a rejeté la requête de la société MTC People visant à annuler une amende de 12 000 euros pour manquements aux obligations liées au détachement d'un salarié. Le juge a estimé que les sanctions étaient fondées, la société ayant méconnu ses obligations de désigner un représentant en France et de présenter sans délai les documents de contrôle traduits, en application des articles L. 1262-2-1, L. 1263-7 et R. 1263-1 du code du travail. La décision administrative a donc été confirmée.
Avocat : DOMINGUES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise retirant à une ressortissante sénégalaise sa carte de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le retrait, fondé sur la présentation supposée d'un permis de conduire contrefait, ne caractérisait pas une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, l'intéressée n'ayant fait l'objet d'aucune poursuite ou condamnation. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, tandis que sa demande d'injonction de délivrer un nouveau titre a été rejetée, le titre initial étant expiré.
Avocat : NDOYE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Mongodin. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°1 d'un marché public d'assainissement de la commune de Val-Couesnon, estimant que son offre avait été dénaturée sur plusieurs points (destination des déblais, type de canalisations, planning) et que le principe d'égalité de traitement avait été méconnu. Le juge a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en retenant que l'appréciation des offres par le pouvoir adjudicateur relevait de son pouvoir d'évaluation et que l'attribution de notes identiques pour des plannings de durées différentes n'était pas constitutive d'une erreur manifeste. La demande de la société Mongodin a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 15 novembre 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait procédé à un examen réel et sérieux de la demande. Il a également estimé que le ministre n'avait pas méconnu l'article 230-8 du code de procédure pénale, les faits de conduite sans permis ayant été portés à sa connaissance par le requérant lui-même. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre, dans le cadre de son large pouvoir d'appréciation, n'avait pas commis d'erreur manifeste en se fondant sur ces faits, ni méconnu l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : DONAZAR
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. B... A..., ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 5 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et proportionné au regard de la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BEDOURET
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. E... C... et Mme F..., ressortissants somaliens, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 21 janvier 2026 ordonnant leur transfert aux autorités italiennes. Les requérants invoquaient notamment un défaut d'information et d'entretien individuel prévus par les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions de transfert.
Avocat : LUDOT
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A..., fonctionnaire territorial, d’un recours contestant le refus implicite du maire de Cilaos de lui verser des indemnités pour 281,5 jours d’astreintes effectuées entre 2018 et 2023. Le tribunal a requalifié les conclusions indemnitaires en conclusions à fin d’injonction, accessoires à la demande d’annulation. Il a rejeté la requête en raison de son irrecevabilité, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande indemnitaire préalable, et a également constaté que les rémunérations antérieures au 1er janvier 2019 étaient prescrites. La décision applique les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-542 du 19 mai 2005 relatif aux astreintes.
Avocat : DOMITILE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C... épouse D... qui demandait l’annulation de la décision implicite de la maire de Cayenne refusant de recalculer sa pension de réversion en tenant compte de la période de titularisation de son conjoint décédé, ainsi qu’une indemnité de 50 000 euros. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l’administration, en application de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a considéré que la requérante n’apportait pas la preuve que la commune avait commis une erreur dans le calcul des droits à pension de son conjoint. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes.
Avocat : LOUZE-DONZENAC
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Nièvre. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, mais le tribunal a jugé le moyen inopérant, s’appuyant sur la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution de 640 092 euros. Les textes appliqués incluent la directive 2018/1972 et le code général des impôts.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B... contestant la prolongation de son stage probatoire et sa titularisation différée par la Chambre des métiers et de l'artisanat. La juridiction a jugé que la requête était tardive, car introduite après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification des décisions attaquées, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les demandes d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées pour irrecevabilité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Avocat : DIDON
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Saône-et-Loire. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, soit en relevant de l’article 42 (redevances sur les droits de mise en place de ressources), soit en constituant une entrave aux principes généraux du droit de l’Union. Le tribunal a jugé que l’IFER-SR ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de la directive, car elle n’est pas liée à la procédure d’autorisation générale ni à l’octroi de droits d’utilisation, et qu’elle ne méconnaît pas les principes généraux de la directive, s’agissant d’une imposition fiscale générale. La solution retenue s’appuie sur le code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait la décharge de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972, mais le tribunal a jugé que l’IFER ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de cette directive, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la demande de restitution de 1 715 016 euros, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal administratif de Lyon constate le désistement d'un requérant dans un recours en excès de pouvoir visant le refus de délivrance d'un récépissé de renouvellement de carte de séjour. La juridiction donne acte de ce désistement, conséquence du défaut de confirmation du maintien de la requête après le rejet d'une demande de suspension en référé. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-2 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : IDOURAH
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 612-6 et L. 613-2.
Avocat : GALINDO SOTO