16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 318
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer l'arrêté, que la motivation était suffisante et que les conditions du transfert, notamment la reprise en charge acceptée par les autorités espagnoles, étaient régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CARDOSO
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le requérant, présent en France depuis environ deux ans, ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : DONZEL
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que les conditions légales pour l'obtention d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA) ou pour une admission exceptionnelle (article L. 435-1 du CESEDA) n'étaient pas remplies, notamment en raison d'une présence habituelle en France insuffisamment établie.
Avocat : DONZEL
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par des syndicats de professionnels de la location touristique pour suspendre la décision de la métropole Nice Côte d’Azur de fermer temporairement le dépôt des demandes d’autorisation de changement d’usage dans les zones à quotas, suite à une précédente ordonnance du même tribunal. Les requérants invoquaient l’urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de cette mesure, qu’ils estimaient prise par une autorité incompétente et constitutive d’une erreur de droit, visant à contourner le caractère non-suspensif d’un pourvoi en cassation. L’ordonnance applique les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de l’article L. 631-7 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS - CADOZ-LACROIX-REY-VERNE
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la SCI L’Alycastre et les SARL Trois Sautets et Le Moulin Fort d’un recours en excès de pouvoir contre un permis d’aménager délivré par la commune d’Aix-en-Provence. Par un mémoire enregistré le 4 février 2026, les sociétés requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 février 2026. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors qu’il ne s’agissait pas d’une demande de renouvellement de titre et que la requérante ne justifiait d’aucune circonstance particulière, comme une activité professionnelle menacée, rendant nécessaire une délivrance rapide du document. La précarité de sa situation administrative, qui durait depuis plusieurs années, n’était pas imputable à l’absence de récépissé. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant sénégalais, contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 10 mars 2025 lui refusant un titre de séjour. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que la présence continue en France de M. A... n'était établie que depuis 2024 et que les éléments produits ne justifiaient pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. F..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation des articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'accord franco-algérien de 1968, et des articles L. 423-6 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que la décision préfectorale était légalement justifiée et proportionnée.
Avocat : MACHADO TORRES
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL CBC, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 70 000 euros en réparation du préjudice subi du fait du refus de lui attribuer l'aide du fonds de solidarité pour la période de janvier à août 2021. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable en raison de l'expiration du délai raisonnable d'un an pour contester les décisions implicites de rejet, conformément au principe de sécurité juridique. Il a appliqué les règles issues du code des relations entre le public et l'administration et de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020.
Avocat : MOALIC-COADOU
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus préfectoral de reconstituer des points de permis de conduire. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition essentielle pour obtenir une telle mesure provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (articles L. 521-1 et L. 522-3).
Avocat : EDOUBE MANN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et à sa motivation suffisante au regard du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ADOU
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. et Mme B... demandant l'annulation de la sanction d'exclusion temporaire de trois jours infligée à leur fille pour des propos racistes. L'administration a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que la sanction avait été effacée du dossier de l'élève conformément à l'article R. 511-13 du code de l'éducation. Le tribunal a écarté cette exception, jugeant que l'effacement n'enlève pas l'objet du recours car la décision n'a été ni retirée ni abrogée et a reçu exécution. Sur le fond, le tribunal a annulé la sanction, estimant que les faits reprochés n'étaient pas suffisamment établis, faute de témoignages directs et précis de la part de l'administration.
Avocat : AUDOLI
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A..., ancienne attachée territoriale, pour contester le refus du syndicat mixte Manche numérique de lui verser des indemnités journalières et un demi-traitement durant son arrêt maladie. Le tribunal a examiné l'exception d'incompétence soulevée par le syndicat, estimant que le litige relatif au refus d'indemnités journalières relevait du contentieux de la sécurité sociale, et donc de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour statuer sur cette partie de la demande.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Holding de Guibourg contestant un redressement fiscal. La société demandait la réduction d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés pour 2019, liée à la remise en cause par l’administration d’une provision pour dépréciation de créance de 120 000 euros. Le tribunal a jugé que la provision n’était pas justifiée, faute de démontrer le caractère probable de la perte à la clôture de l’exercice, et a confirmé la majoration de 40 % pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 23 juin 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme B..., une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen préalable de la vulnérabilité de l'intéressée avant de prendre sa décision, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur le droit national et les objectifs de la directive 2013/33/UE.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D... A..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen de sa situation personnelle, et de l'irrégularité de la procédure d'avis médical. La décision a été jugée conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 425-10, et aux stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E... A..., un ressortissant malien, qui contestait les mesures d'éloignement prises à son encontre (OQTF sans délai, interdiction de retour de deux ans). La juridiction a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent et que les décisions, fondées sur plusieurs signalements de l'intéressé, étaient légalement motivées et proportionnées au regard de la préservation de l'ordre public. Elle a notamment jugé que les circonstances personnelles et familiales invoquées (présence d'un enfant) ne faisaient pas obstacle à l'exécution de ces mesures, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SILVA MACHADO
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus de renouvellement de carte professionnelle par le CNAPS. Cette constatation intervient car l'autorisation a été délivrée à l'intéressé après l'introduction du recours, rendant les conclusions principales sans objet. La juridiction rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : LANDOULSI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le tribunal constate que le requérant résidait dans le département de la Seine-Saint-Denis à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Montreuil.
Avocat : SELARL DOUCHET - DE LAVENNE - ASSOCIES