16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 518
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante. Le sujet principal concerne le rejet d'une demande d'annulation du refus implicite de rendez-vous pour une demande de titre de séjour, en raison de l'absence de confirmation du maintien des conclusions par la requérante. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement après mise en demeure infructueuse.
Avocat : HOUINDO
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du rejet implicite de son renouvellement de carte de séjour, cette demande étant devenue sans objet suite à la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'Etat à verser à l'avocate du requérant la somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle accordée. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et la loi précitée.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de séjour. Le litige principal est devenu sans objet suite à la délivrance d'un titre de séjour au requérant et à son désistement. Le tribunal donne acte de ce désistement et, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, condamne l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant, admis à l'aide juridictionnelle totale.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en formation étrangers, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'assignation, prise concomitamment avec l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a notamment écarté le moyen tiré de l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, relevant que l'OQTF désignait la Tunisie comme pays de renvoi et non l'Italie, dont la nationalité alléguée par le requérant n'était pas établie.
Avocat : DONZEL
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien mineur confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a rejeté son recours en annulation, considérant que la décision était régulière et que le préfet était compétent. La juridiction a appliqué les articles L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. Le juge estime que la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 11 janvier 2025, est devenue une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, ordonner la délivrance d'un récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : DODIER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du Val-d'Oise renouvelant l'assignation à résidence d'un ressortissant turc. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent, que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation, et que les conditions légales de l'article L. 731-1 du CESEDA étaient remplies, le délai de départ volontaire ayant expiré. Il a également estimé que le droit au maintien sur le territoire, prévu aux articles L. 541-1 et L. 541-2 du CESEDA, avait pris fin après le rejet définitif de sa demande d'asile.
Avocat : DOGAN
Avocat : CABINET GUITTON-DADON;LACOSTE
**Sujet principal** : Transmission d'un dossier contentieux relatif à une mesure d'éloignement d'un étranger en raison d'un changement de lieu de rétention administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal administratif de Rouen, saisi initialement, ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d'Orléans. Cette transmission est motivée par le placement ultérieur du requérant en rétention administrative dans le ressort du tribunal d'Orléans. **Textes appliqués** : Les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et R. 221-3 du code de justice administrative (CJA), qui fixent la compétence territoriale du juge administratif en fonction du lieu de rétention.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aude du 28 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé n'était pas établie de manière suffisamment stable et intense pour justifier un droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BIDOIS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre le refus implicite de titre de séjour, faute de demande préalable établie. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement justifié la mesure d'éloignement en se fondant sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La solution retenue valide ainsi la décision préfectorale en écartant l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B..., ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Morbihan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation suffisamment grave et immédiate, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La solution s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit la suspension des décisions administratives, et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux titres de séjour.
Avocat : COHADON
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'un agent contractuel visant à requalifier ses treize contrats à durée déterminée successifs (2012-2021) en un contrat à durée indéterminée (CDI) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le recours aux contrats à durée déterminée par l'établissement public territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre était justifié par l'absence de cadre d'emplois de fonctionnaires correspondant et par les besoins temporaires des services, conformément aux articles 3-1 et 3-2 de la loi du 26 janvier 1984. Par conséquent, la demande de requalification en CDI sur le fondement des articles 3-3 et 3-4 de la même loi a été écartée, et les conclusions indemnitaires rejetées.
Avocat : DOS SANTOS BENTO
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 16 mai 2024 refusant un certificat de résidence et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas préalablement la commission du titre de séjour, et ce, même en invoquant une menace pour l'ordre public. Le tribunal a ainsi fait application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du CESEDA.
Avocat : AZOULAY - CADOCH
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 15 mai 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue applique l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER