16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 317
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que l'arrêté est légal, notamment car il est suffisamment motivé et procède d'un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, un ressortissant turc dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté municipal ordonnant la mise en sécurité (démolition) d'un immeuble. Le juge a estimé que la requête de la société civile immobilière était manifestement mal fondée, aucun de ses moyens ne créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BENSADON
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant pakistanais, visant l'annulation de son arrêté de remise aux autorités portugaises et de son interdiction de circulation en France. Le juge a estimé que le préfet des Hauts-de-Seine avait légalement fondé sa décision sur le constat que l'intéressé ne remplissait pas les conditions d'entrée et de séjour prévues par l'article 6 du règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen) et relevant du champ d'application de l'article L. 621-2 du CESEDA. Les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés au vu des déclarations et éléments du dossier à la date de la décision contestée.
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la situation d'irrégularité et la menace sur son emploi et sa formation, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des délais d'instruction. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JEUGUE DOUNGUE
Avocat : SCP JULIA - JEGU - BOURDON
Avocat : GUINDO
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande d'admission au séjour d'un ressortissant congolais. Le juge a retenu que le silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne pendant plus de quatre mois constituait un rejet implicite, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Le tribunal a également constaté que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de ce refus implicite, ce qui, dans le cas d'espèce, entachait la décision d'illégalité au regard des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête d'un demandeur souhaitant enjoindre à la préfète de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'injonction de statuer dans un délai déterminé constitue une mesure définitive, et non une mesure provisoire, ce qui excède sa compétence en la matière. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable et intégralement rejetée.
Avocat : DOMORAUD
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a déclaré sans objet la demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour, l'administration ayant délivré le document après l'introduction du recours. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ASSADOLLAHI
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie (infection au SARS-CoV-2 et rejet de greffe cornéenne) contractée par une infirmière hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il substitue d'office le fondement juridique applicable (article 41 de la loi du 9 janvier 1986) à celui erronément utilisé par l'administration (code général de la fonction publique), car la maladie a été diagnostiquée avant l'entrée en vigueur de ce code. Après examen, le tribunal estime que la décision de rejet n'est pas entachée d'erreur d'appréciation ou de défaut de motivation. **Textes appliqués** : Loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 (article 41) et principes généraux du contrôle de l'excès de pouvoir.
Avocat : DONNETTE CHRISTOPHE
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant chinois. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé sur le fondement de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : CALVO-PARDO
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers l'Allemagne. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013) après l'acceptation de reprise en charge par les autorités allemandes, était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : DORE
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant chinois. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que le préfet de police n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : CALVO-PARDO
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait son transfert aux autorités suisses et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, était légale, la délégation de signature étant régulière et les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement n'étant pas fondés. Par conséquent, l'arrêté d'assignation à résidence, pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a également été validé.
Avocat : GARDONI
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contre la décision de préemption urbain du 12 avril 2024 prise par le président de la communauté de communes de Puisaye-Forterre. Le tribunal a jugé que l'établissement public était compétent de plein droit pour exercer ce droit en vertu de l'article L. 211-2 du code de l'urbanisme, du fait de sa compétence en matière de plan local d'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré d'une prétendue illégalité du cadre formel d'instauration du droit de préemption, faute de précisions suffisantes. Enfin, le tribunal a estimé que la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement n'était pas établie, mais a rejeté la requête dans son ensemble.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction du territoire. La requête a été jugée irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu par les articles L. 721-5 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le magistrat désigné a constaté que l'arrêté, notifié le 22 janvier 2026, ne pouvait être contesté par une requête enregistrée le 2 février 2026.
Avocat : MACHADO TORRES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande du syndicat SNTU-CFDT visant à engager la responsabilité de l'État du fait de lois relatives aux congés payés qu'il estimait contraires au droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que le syndicat, agissant pour la défense d'intérêts collectifs, ne justifiait pas d'un préjudice moral direct et personnel distinct de celui des salariés qu'il représente, nécessaire pour obtenir une indemnisation. La décision s'appuie sur les principes régissant la responsabilité de l'État du fait des lois et sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
Avocat : CABINET DELGADO & MEYER
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière et que la motivation de la décision était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment la violation de l'article 8 de la CEDH et l'erreur d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : AZOULAY-CADOCH
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus d'octroi d'une allocation temporaire d'invalidité à une infirmière hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Amiens (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision de refus du 29 avril 2024 n'a pas pour base légale une précédente décision rejetant l'imputabilité au service (annulée par ailleurs), et que la requérante ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de l'allocation, sa maladie n'étant pas reconnue comme professionnelle. **Textes appliqués** : Loi n°86-33 du 9 janvier 1986 (article 80) et décret n°2005-442 du 2 mai 2005, relatifs aux conditions d'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité dans la fonction publique hospitalière.
Avocat : DONNETTE CHRISTOPHE
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société L'Anneau visant à annuler le refus d'autorisation de licencier une salariée protégée. La juridiction a jugé que la ministre du travail avait légalement estimé que le refus de la salariée d'accepter une nouvelle affectation, entraînant une dégradation substantielle de ses conditions de vie familiale, atténuait la gravité de la faute alléguée. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés représentants et au contrôle de la gravité de la faute justifiant un licenciement.
Avocat : GOURDON