16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 367
Avec résumé IA
Avocat : MUKENDI NDONKI
Avocat : DOUCERAIN
Avocat : DOLLE
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet de la Somme de lui retirer sa carte de résident pour avoir employé un travailleur étranger sans titre de séjour, en violation de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que la sanction, assortie de la délivrance d'un titre de séjour d'un an, n'est pas disproportionnée, M. A... ayant eu connaissance de l'irrégularité de son salarié. La requête est rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Avocat : DONGMO GUIMFAK
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de Mme G... E..., agissant pour elle-même et pour ses deux enfants mineurs, tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2026 du préfet du Nord ordonnant leur transfert aux autorités belges dans le cadre de la procédure Dublin. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles 7 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de M. C..., ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du 6 janvier 2026 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal estime que les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile au Portugal ne sont pas étayées, et que le préfet n'a pas méconnu les dispositions du paragraphe 2 de l'article 3 ni de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La requête étant manifestement dénuée de fondement, l'aide juridictionnelle provisoire est refusée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale suffisamment intense et stable en France, malgré une présence de sept ans et la présence de ses enfants. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine d'abroger une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la demande d'abrogation, ne faisant état d'aucun changement de circonstances, constituait un simple recours gracieux contre un arrêté devenu définitif. Par conséquent, la décision de rejet implicite était purement confirmative et ne pouvait faire l'objet d'un recours contentieux, la requête étant tardive et irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOS SANTOS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une décision du Conseil d'État du 17 avril 2025 le déclarant inéligible pour dix-huit mois. Le juge rappelle qu'il n'a pas compétence pour suspendre des décisions du Conseil d'État, rendant la demande manifestement irrecevable. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LUDOT
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné le refus implicite du recteur de l’académie de Créteil de communiquer à M. A... l’avis de la commission administrative paritaire, la décision de titularisation et son dossier individuel. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 300-2, L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration, ces documents sont communicables à l’intéressé, sous réserve des secrets protégés. La solution retenue est l’annulation de la décision de refus, le recteur n’ayant pas justifié d’un motif légal de non-communication.
Avocat : CABINET ANDOTTE
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant vietnamien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CALVO-PARDO
Le Tribunal Administratif de Paris annule le refus implicite du préfet de police opposé à la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante chinoise. La décision est annulée pour défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Cette solution est fondée sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de police du 21 décembre 2025 prolongeant de vingt-quatre mois son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à trente-six mois. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfecture de police de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’établir, par la seule production d’une capture d’écran, qu’il ne parvenait pas à obtenir un rendez-vous. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DOOKHY
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant n'avait pas joint la copie intégrale de l'arrêté attaqué, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la présidente de la 8ème chambre a donc prononcé le rejet par ordonnance.
Avocat : CARDON
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Mornant à la SARL Prodexia pour un immeuble de quatorze logements. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté ce moyen, estimant que la notice descriptive et les documents graphiques permettaient d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : CHARDONNET
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme E... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 20 décembre 2024 par le maire de Mornant à la SARL Prodexia pour un immeuble de quatorze logements. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'incomplétude du dossier de demande, et de méconnaissance des articles UA 4-2-2, UA 6 et UA 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-4, R. 431-7, R. 431-8 et R. 431-10.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de la SA Camping Le Soleil contestant la convention d’occupation temporaire du domaine public attribuée à la société Luna Park Argelès par la commune d’Argelès-sur-Mer. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d’un intérêt à agir direct et certain, sa qualité de contribuable ou de concurrent économique n’étant pas suffisante en l’absence de préjudice personnel démontré. Le tribunal s’est fondé sur les principes généraux du contentieux administratif des contrats, sans se prononcer au fond sur les moyens soulevés (vice de procédure, montant de la redevance, nuisances sonores).
Avocat : SCP SYLVAIN DONNEVE
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Béziers le plaçant en congé de maladie ordinaire et refusant implicitement un congé de longue maladie. La commune a fait valoir qu’elle avait, par un arrêté du 23 mai 2024, placé l’intéressé en congé de longue maladie à compter du 8 août 2022, retirant ainsi l’acte attaqué. Le juge a constaté que la requête avait perdu son objet avant même son introduction, la rendant manifestement irrecevable. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée.
Avocat : SCP RAYNAUD-BARDON - BANCE
Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... et de Mme A... contre les arrêtés du préfet des Côtes-d’Armor du 30 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment le défaut d’examen de leur situation, la méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et l’erreur manifeste d’appréciation concernant leur vulnérabilité en cas de retour. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, jugeant que le préfet n’avait pas procédé à un examen suffisamment individualisé de la situation des intéressés, en particulier au regard de la scolarisation de leur enfant et des risques encourus dans leur pays d’origine. Cette solution s’appuie sur les articles L. 435-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.