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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

16 689

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 367

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)Contentieux des pensions(227)Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat : DOEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405511

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande indemnitaire de Mme C..., reconnue prioritaire pour un hébergement par la commission de médiation le 29 août 2023, en raison de la carence de l'État à exécuter cette décision et une ordonnance du 26 février 2024. Le tribunal a rappelé que la responsabilité de l'État est engagée pour les troubles dans les conditions d'existence subis du fait de l'absence d'hébergement, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a jugé que le relogement de la requérante le 12 septembre 2025 n'exonère pas l'État de sa responsabilité, mais limite la période de carence à prendre en compte. La solution retenue est une condamnation de l'État à indemniser le préjudice moral de Mme C..., dont le montant sera fixé en fonction de la durée de la carence et des conditions d'hébergement subies.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405520

Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 625 euros à Mme A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 9 mai 2023. La carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas exécuté l'obligation de relogement dans le délai de six mois, a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnité a été calculée à hauteur de 250 euros par personne et par an pour la période de carence, soit 625 euros pour un foyer de trois personnes. Le tribunal a également accordé 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406987

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de magistrate unique, a examiné le recours de M. B... contestant le refus de la commission de médiation des Alpes-Maritimes de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le requérant invoquait l'inadaptation de son logement à la composition familiale et au handicap de ses deux enfants. La juridiction a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CALDONAZZO

20 janvier 2026• Magistrat Mme SORIN
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511425

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D... d’une demande d’injonction visant à obtenir l’examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle le 24 décembre 2025. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à Mme D... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : IDOURAH

20 janvier 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509996

Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B..., un agent public, qui demandait la condamnation de la commune d’Houdain-lez-Bavay à lui verser 15 000 euros pour des préjudices liés à une exposition à l’amiante. Le juge constate que la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire est née le 26 novembre 2023, et que le requérant disposait d’un délai de deux mois pour former un recours, conformément à l’article R. 421-2 du code de justice administrative et à l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. La requête, enregistrée le 13 octobre 2025, est tardive et donc manifestement irrecevable, ce qui conduit à son rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP TRUSSANT-DOMINGUEZ

20 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512166

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 14 septembre 2025 par lequel la préfète de l'Essonne a obligé M. A..., ressortissant roumain, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. A... résidait en France depuis l'âge de 6 ans, y avait suivi toute sa scolarité et obtenu plusieurs diplômes, que ses parents étaient de nationalité française, et qu'il n'avait fait l'objet d'aucune condamnation pénale. La solution retenue est fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHAIB HIDOUCI

20 janvier 2026• 4ème chambre
CAA69Décision• rectif. erreur matérielle

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY01039

Avocat : BENABDESSADOK

19 janvier 2026• 4ème chambre - formation à 3
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508113

Le Tribunal administratif de Versailles annule l’arrêté du 18 juin 2025 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante chinoise de 70 ans, et l’a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la résidence habituelle en France depuis plus de seize ans, de l’hébergement et de la prise en charge par son fils, titulaire d’une carte de résident, et de l’absence d’attaches familiales en Chine. Il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CALVO PARDO

19 janvier 2026• 5ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503640

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et prises après un examen sérieux de la situation, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DOGAN

19 janvier 2026• 4ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600197

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet après que le préfet a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, maintenant ses droits et démontrant la poursuite de l’examen de sa demande. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : CALVO PARDO

19 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521640

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A..., ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le juge a relevé que la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet du Val-d'Oise était fondée sur des faits de défaut de permis de conduire et d'usage de faux, qui n'avaient donné lieu à aucune condamnation pénale. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions attaquées, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en retenant l'existence d'une menace à l'ordre public. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LANDOULSI

19 janvier 2026• Etrangers urgents
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600031

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait une injonction de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a rappelé que des conclusions à fin d’injonction ne sont recevables que si elles sont l’accessoire de conclusions principales en annulation d’une décision administrative, ce qui n’était pas le cas. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables non régularisées.

Avocat : DODOU

19 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600419

Refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Tribunal administratif de Paris. Constat de non-lieu à statuer sur la requête en annulation et injonction, car le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté la prolongation du maintien en zone d'attente, permettant à la requérante d'entrer sur le territoire. Application des articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 922-2 du même code.

Avocat : NZAMBA-MIKINDOU

19 janvier 2026
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600212

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... C... visant à suspendre son expulsion vers la République Démocratique du Congo. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré qu'il n'était pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a notamment relevé que le requérant, bien qu'ayant eu le statut de réfugié, ne justifiait pas de risques actuels de persécutions en cas de retour, et que la menace grave pour l'ordre public qu'il représentait était établie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH

19 janvier 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2509194

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par M. B... pour contester le refus de renouvellement de sa carte de résident de dix ans, assorti d’une autorisation provisoire de séjour de six mois, pris par le préfet du Tarn. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant conservant un droit au séjour et n’ayant pas justifié d’une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence caractérisée pour suspendre l’exécution d’un acte administratif. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, du vice de procédure ou de l’erreur manifeste d’appréciation, n’a été examiné au fond en raison du défaut d’urgence.

Avocat : SELARL LUDOVIC RIVIERE

19 janvier 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600050

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de l’arrêté du préfet de l’Aude du 8 septembre 2025 refusant un titre de séjour et obligeant Mme A... à quitter le territoire français. La requête au fond, déposée le 6 janvier 2026, a été jugée irrecevable car tardive, l’arrêté ayant été régulièrement notifié le 27 septembre 2025. Par conséquent, les requêtes en référé fondées sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative ont été rejetées sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : ADAMOU ABOUFEIDOU

19 janvier 2026
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600052

Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l’Aude. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois, la notification de l’arrêté étant réputée régulièrement intervenue le 27 septembre 2025. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.

Avocat : ADAMOU ABOUFEIDOU

19 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403132

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du département des Bouches-du-Rhône de radier ses droits au revenu de solidarité active (RSA) et de lui réclamer un indu de 2 179,98 euros pour la période d'octobre 2022 à septembre 2023. La requérante soutenait ne pas vivre en couple et avoir fourni tous les justificatifs demandés, les crédits litigieux correspondant à des virements entre ses comptes. Le tribunal a appliqué les articles R. 262-6, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles, rappelant l'obligation de déclarer l'ensemble des ressources du foyer. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur le constat que l'administration était en droit de radier les droits et de récupérer l'indu si elle établissait que Mme B... ne pouvait prétendre au RSA ou que ses ressources exactes étaient indéterminables.

Avocat : NAUDON

19 janvier 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600700

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé liberté de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de décision favorable. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant ne justifie ni d'une expulsion imminente ni d'une absence totale de ressources, et que sa situation ne nécessite pas une intervention sous 48 heures. De plus, le juge relève que la demande de titre de séjour de l'intéressé a été acceptée et que son titre est en cours de fabrication, ce qui ne caractérise pas une carence de l'État constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ABDOU

19 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303061

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête indemnitaire de M. A..., un détenu qui contestait le calcul de sa rémunération pour un travail effectué en détention. Le requérant soutenait que l'administration pénitentiaire n'avait pas respecté les taux horaires minimaux prévus par les articles L. 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans préciser dans cet extrait le raisonnement détaillé ayant conduit au rejet. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. A... ont été rejetées.

Avocat : DORMIEU

19 janvier 2026• 5ème chambre
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