16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
274 715
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de l’association ROSO, qui demandait la condamnation de la communauté de communes du pays de Valois à l’indemniser pour carence fautive dans la gestion de la qualité de l’eau à Gondreville. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la collectivité ne pouvait être engagée que pour la période postérieure au transfert de compétence, intervenu le 1er janvier 2023, et non pour les manquements antérieurs imputables à la commune. Sur le fond, il a estimé que l’association ne démontrait pas de lien direct entre les préjudices allégués et une faute de la communauté de communes. La décision s’appuie sur les articles L. 1321-1 et L. 1321-4 du code de la santé publique.
Avocat : CABINET LANDOT & ASSOCIES
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Avocat : SCP DOUMIC-SEILLER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauricien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant n'établissait pas avoir effectué plusieurs tentatives vaines pour obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture, et qu'il ne justifiait donc ni de l'urgence ni de l'utilité de la mesure sollicitée. La décision rappelle que l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, mais que cette obligation n'est pas établie en l'espèce. Toutes les conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : LADOUCEUR
Requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par M. B..., ressortissant azerbaïdjanais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête comme irrecevable, au motif que les procédures spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont exclusives du référé liberté, sauf circonstances nouvelles excédant les effets normaux de l'exécution de la mesure, ce qui n'est pas établi en l'espèce.
Avocat : DOUARD
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial au profit de son épouse. Le préfet de la Haute-Vienne a finalement autorisé ce regroupement le 22 avril 2024, conduisant le requérant à se désister de son instance. Par ordonnance du 22 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. C... au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande de frais irrépétibles.
Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté ministériel l’astreignant à résider dans le département de la Seine-Saint-Denis et à se présenter quotidiennement au commissariat. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le président de la 11e chambre donne acte de ce désistement.
Avocat : BOUDON
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 24 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé la décision d'éloignement suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il a considéré que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ce texte ne s'adressant pas aux États membres.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... C... contestant l'arrêté du préfet du Nord du 20 septembre 2024 prononçant son expulsion. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le préfet ayant été régulièrement nommé. Il a également rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, l'arrêté visant les textes applicables (notamment l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) et exposant les motifs de fait. Enfin, le moyen d'erreur manifeste d'appréciation a été jugé irrecevable faute de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CARDON
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B..., ressortissante géorgienne, pour contester un arrêté préfectoral du 13 septembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet des Hautes-Pyrénées lui a délivré une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté, par ordonnance, que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet et a rejeté la demande de frais de justice.
Avocat : BEDOURET
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Les Résidences Yvelines Essonne. Celle-ci demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 28 décembre 2022 fixant un acompte sur le boni de liquidation de l'OPIEVOY, estimant que cet acte compromettait le paiement de ses créances. Le tribunal a jugé que l'arrêté constituait une mesure d'exécution d'une convention de liquidation, un contrat administratif, et n'était donc pas un acte réglementaire susceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- AVOCATS ASSOCIÉS - BF2A
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l'AMF mutuelle d'assurances, subrogée dans les droits de son assuré, M. A..., agent comptable. La requérante demandait l'annulation de la décision du ministre du budget du 20 octobre 2022 refusant la remise gracieuse des sommes dues à la suite d'un arrêt de la Cour des comptes. Le tribunal a jugé que le ministre était en situation de compétence liée, car tenu de suivre l'avis conforme défavorable du conseil d'administration du Museum national d'histoire naturelle, rendant inopérants les moyens dirigés contre la décision ministérielle. Il a également estimé que l'avis conforme n'était pas soumis à l'obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur l'article 60 de la loi n° 63-156 du 23 février 1963 relative aux comptables publics.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de police à M. A..., ressortissant irakien, au motif que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours. Il condamne l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : ABDOLLAHI-MANDOLKANI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante demandait la cessation et la réparation d'une emprise irrégulière sur sa propriété par la commune des Contamines-Montjoie, mais n'a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de la commune, ni pour la cessation des travaux ni pour l'indemnisation, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. En l'absence de décision administrative préalable, les conclusions indemnitaires et à fin d'injonction étaient irrecevables.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS- CADOZ- LACROIX- REY- VERNE
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A..., agent contractuel du CCAS de Saint-Louis, contestant le rejet implicite de sa demande de reclassement indiciaire et de rappel de rémunération. La requérante soutenait que son classement au 2ème échelon (indice majoré 328) méconnaissait les règles de reclassement prévues par le décret du 30 décembre 1987. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CCAS, jugeant que l'obligation de constituer avocat ne s'appliquait pas en raison de la nature de l'établissement public défendeur. Il a également précisé que la demande de rappel de rémunération ne constituait pas une action indemnitaire soumise à une demande préalable distincte. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des textes relatifs à la fonction publique territoriale, notamment le décret n°2006-1690 du 22 décembre 2006 et le décret n°2016-604 du 12 mai 2016.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé de Mme A..., ressortissante américaine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit qu'il ne peut faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite et que la demande est dépourvue d'utilité.
Avocat : TOSTADO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté du préfet de l’Indre du 5 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité bénéficiant d’une délégation de signature régulière et que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur d’appréciation et la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 612-1 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
Avocat : MACHADO TORRES