16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
275 265
Avec résumé IA
Avocat : CARDOT
Avocat : BERNADOU
Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES
Avocat : CIAUDO
Avocat : SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES MARSEILLE;SELARL BLUM - ENGELHARD - DE CAZALET;SELARL LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 9 février 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais placé sous tutelle. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en estimant que le dossier était incomplet, alors que la facture de l'EHPAD hébergeant le requérant constituait un justificatif de domicile valable au sens des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : DODIER
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de M. A..., au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision malgré une demande en ce sens, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quatre mois et de lui délivrer un document provisoire, sans astreinte. Les frais de justice ne sont pas mis à la charge de l'État.
Avocat : TORDO
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 mai 2024. Cet arrêté lui refusait un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai et lui interdisait le retour pendant trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a estimé que le refus de séjour était justifié au regard de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une condamnation pénale pour violence aggravée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : DOOKHY
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 novembre 2024. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus d'admission au séjour au titre de l'asile, cette mesure étant superfétatoire. Il a également relevé d'office que l'interdiction de retour sur le territoire français était fondée sur des dispositions inapplicables à la situation de la requérante. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté uniquement en tant qu'il prononçait cette interdiction de retour, tout en rejetant le surplus des conclusions de la requête.
Avocat : YAO NDOYE AVOCAT, (Y.N.A)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL JRL Peinture contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l’OFII pour l’emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. La société soutenait notamment l’absence de preuve de la matérialité des faits et une méconnaissance de l’autorité de la chose jugée par un jugement pénal. Le tribunal a jugé que la matérialité de l’infraction était établie par le procès-verbal de gendarmerie, et que la loi nouvelle plus douce (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024) n’avait pas d’effet rétroactif favorable en l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : BEAUDOIN-SCHNEIDER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de demande d’asile de six mois. En cours d’instance, la Cour nationale du droit d’asile a reconnu à l’intéressé la qualité de réfugié le 2 octobre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il juge également inopérant le moyen fondé sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que la situation des ressortissants algériens est régie de manière exclusive par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte sont rejetées.
Avocat : DIEUDONNE DE CARFORT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A... contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 16 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui estimait que l'intéressé pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les conclusions dirigées contre des décisions inexistantes de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour ont été déclarées irrecevables. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Avocat : DIALLO MAMADOU
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision du 8 juillet 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B.... Le tribunal juge que le préfet a violé l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui impose de mettre en demeure le demandeur de produire des pièces complémentaires avant de classer sa demande sans suite. En l'espèce, aucune mise en demeure n'a été adressée à Mme B... pour justifier de son niveau de français. Le tribunal fait droit à la requête en excès de pouvoir et enjoint au préfet de reprendre l'instruction de la demande.
Avocat : MAGBONDO
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 22 janvier 2021. Le tribunal a jugé que le syndrome anxio-dépressif déclaré en juin 2022 n'était pas imputable aux faits invoqués, faute de lien de causalité établi et en raison du délai écoulé. Les conclusions en décharge et en indemnisation ont également été rejetées, les premières étant irrecevables et les secondes non fondées. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Laon, qui demandait la cessation des fouilles à nu sous astreinte et une indemnisation de 5 000 euros pour préjudice moral. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions à fin d'injonction, présentées sans recours en annulation. Sur le fond indemnitaire, il a estimé que l'administration n'avait pas justifié de la nécessité et de la proportionnalité des fouilles intégrales subies, en méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. Cependant, le requérant n'ayant pas apporté d'éléments suffisants pour établir la réalité et l'étendue de son préjudice moral, sa demande d'indemnisation a été rejetée.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice moral subi en raison de fouilles à nu pratiquées lors de son incarcération dans plusieurs centres pénitentiaires. Le tribunal a jugé que ces fouilles, pour lesquelles l'administration a reconnu l'absence de justification pour dix d'entre elles, constituent une faute engageant la responsabilité de l'État. S'appuyant sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'article 57 de la loi pénitentiaire, il a estimé que l'indemnité de 1 000 euros proposée par l'administration était suffisante pour réparer le préjudice subi. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Vienne du 7 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'entrée récente de l'intéressée en France et de la possibilité pour elle de bénéficier de la procédure de regroupement familial prévue par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : ONDONGO
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expertise présentée par Mme A..., agent territorial, visant à déterminer ses préjudices liés à une maladie professionnelle. Le juge a estimé que cette mesure était dépourvue d'utilité, d'une part car le délai pour contester le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service était forclos, et d'autre part car la requérante disposait déjà de nombreux documents médicaux. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : DOUNIES
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 19 mai 2025 refusant l'admission au séjour de M. A..., ressortissant indien, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le motif retenu est un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour avant de rejeter la demande, alors que M. A... justifiait d'une résidence habituelle en France de plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
Avocat : CALVO-PARDO