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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

233 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

233

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 056

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : DOMEffacer tout
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401629

Le Tribunal Administratif de La Réunion a condamné l'État à indemniser Mme A... pour la carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission DALO du 17 avril 2023 et de l'ordonnance d'injonction du 22 avril 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de logement précaire de la requérante pendant plus de deux ans. Le tribunal a retenu que la proposition de logement intervenue le 27 novembre 2025 n'exonérait pas l'administration de sa faute pour la période antérieure. Mme A... a obtenu une indemnité de 2 500 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral subis.

Avocat : DOMITILE

16 janvier 2026• R222-13 (JU 2)
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600389

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit à l'éducation et à la formation professionnelle, en raison de l'imminence d'une inscription à une formation d'auxiliaire de puériculture. Le juge a estimé que cette circonstance ne caractérisait pas une urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DOMORAUD

9 janvier 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503823

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2025 prononçant la fermeture administrative de l'établissement « Amma Shop » pour une durée de trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'apportant pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation financière par une cessation totale d'activité. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment du vice de procédure et de la disproportion de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur les dispositions du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SELARL JURIDOME

9 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208908

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus du SIVOM d'Avesnes-les-Aubert de lui verser une indemnité de fin de contrat. La requête a été jugée recevable, car la décision attaquée ne mentionnait pas les voies et délais de recours, rendant le délai de recours d'un an non expiré. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 et l'article 39-1-1 du décret du 15 février 1988, qui prévoient que l'indemnité n'est due que si le contrat est exécuté jusqu'à son terme. En l'espèce, le contrat de Mme A... a été exécuté jusqu'à son terme, ce qui lui ouvre droit à l'indemnité. La solution retenue est donc l'annulation de la décision de refus et l'injonction au SIVOM de verser la somme demandée.

Avocat : SCP TRUSSANT-DOMINGUEZ

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508517

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé par la SAS Picampo pour suspendre l'exécution d'un arrêté du maire de Vias refusant un permis d'aménager pour l'installation de 22 mobil-homes. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société requérante ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, les poursuites pénales invoquées n'étant pas engagées. Sur le fond, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou du défaut de procédure contradictoire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

19 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314640

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant un refus d'entrée sur le territoire français. La requête, bien que présentant une liste de moyens, n'était assortie d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement insuffisamment motivées. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut de précision des moyens soulevés.

Avocat : DOMORAUD

17 décembre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400240

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, qui contestait le refus implicite du préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait invoquer un défaut de motivation de la décision implicite, faute d'avoir sollicité la communication des motifs conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les éléments fournis, notamment des documents médicaux, ne suffisaient pas à démontrer une présence continue en France depuis 2012, ni à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a conclu que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DOMINGUES

11 décembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324447

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant le motif de fin de contrat mentionné sur son attestation employeur. La requérante demandait l'annulation de la décision de la Caisse des écoles du 16e arrondissement de Paris refusant de remplacer la mention "fin de contrat à l'initiative de l'agent" par "fin de contrat à durée déterminée". Le tribunal a jugé que la décision contestée n'avait pas pour objet de se prononcer sur le droit aux allocations chômage, mais uniquement sur la délivrance de l'attestation. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 5424-1 du code du travail a été écarté comme inopérant.

Avocat : DOMORAUD

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509146

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contre la commune d'Herin, qui demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire pour harcèlement moral et le paiement de diverses sommes. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet était née le 4 juillet 2021, soit deux mois après la demande de l'agent public, et que le délai de recours contentieux de deux mois n'avait pas été respecté, la requête n'ayant été enregistrée que le 22 septembre 2025. Il a rappelé que, pour les agents publics, le délai de recours court dès la naissance de la décision implicite, sans que l'absence d'accusé de réception ne soit opposable. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 231-4 et L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SCP TRUSSANT-DOMINGUEZ

4 décembre 2025
TA63Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503405

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision du 27 octobre 2025 suspendant pour six mois le permis de visite de son compagnon détenu. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré que les contacts téléphoniques et épistolaires étaient insuffisants pour maintenir le lien familial, et que la décision contestée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.

Avocat : LENDOM ROSANNA

26 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526142

Le Tribunal administratif de Paris, saisi par Mme Sergent d’une demande d’annulation d’un refus de l’AP-HP de prendre en charge ses arrêts de travail, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Melun, lieu d’affectation de la requérante à l’hôpital Henri Mondor de Créteil. Par ordonnance, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : CABINET JURIDOME

25 novembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300316

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné deux requêtes de M. A... B..., détenu à la maison d'arrêt de Grasse. La première contestait une décision de fouille intégrale du 14 octobre 2022, et la seconde une sanction disciplinaire de placement en cellule disciplinaire du 6 janvier 2023, confirmée le 27 janvier 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de fouille était suffisamment motivée et justifiée au regard des nécessités de l'ordre public, et que la procédure disciplinaire était régulière. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LENDOM

13 novembre 2025• 2ème Chambre
TA101Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500082

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par les consorts B... d’une demande d’exécution d’un jugement du 31 octobre 2018 annulant le classement d’un chemin privé dans la voirie communale de Saint-Denis. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire du 19 septembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 13 novembre 2025.

Avocat : ARMOUDOM

13 novembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300185

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. D... contestant un placement préventif en cellule disciplinaire (21 décembre 2022) et la confirmation d'une sanction de trente jours (2 février 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le signataire de la décision de placement préventif disposait d'une délégation de signature régulièrement publiée. Les autres moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La décision s'appuie sur le code pénitentiaire et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LENDOM

13 novembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301013

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 23 janvier 2023 du directeur de la maison d’arrêt de Grasse soumettant M. B... à une fouille corporelle intégrale. La requête, fondée sur un recours pour excès de pouvoir, est accueillie car la décision a été prise par une autorité incompétente (Mme A..., lieutenant, sans délégation de signature pour les fouilles). Le juge applique les articles L. 225-2, L. 225-3 et R. 113-66 du code pénitentiaire, retenant le vice d’incompétence sans examiner le second moyen. L’État est condamné à verser 900 euros à l’avocate de M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : LENDOM

13 novembre 2025• 2ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402746

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Nice de retirer les drapeaux de l’État d’Israël apposés sur le fronton de l’hôtel de ville depuis le 8 octobre 2023. En cours d’instance, le juge des référés a suspendu ce refus et ordonné le retrait des drapeaux, ce qui a été exécuté le 26 juin 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, et a prononcé un non-lieu à statuer. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LENDOM

5 novembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310497

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de Mme B... qui contestait son arrêté de radiation des cadres pris par le maire de Gommegnies le 2 octobre 2023. Le tribunal estime que la démission de l’agent, exprimée par son conseil par courriel, était non équivoque et librement consentie, et que l’arrêté attaqué est suffisamment motivé et ne révèle ni erreur de droit ni détournement de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes indemnitaires fondées sur un prétendu harcèlement moral sont rejetées. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 551-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP TRUSSANT-DOMINGUEZ

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517258

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande de renouvellement, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : DOMORAUD

4 novembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301369

Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B... contestant son licenciement par la Caisse nationale militaire de sécurité sociale (CNMSS) durant sa période d'essai. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement était suffisamment motivée et que la procédure applicable en période d'essai, moins formaliste, avait été respectée. Constatant que l'insuffisance professionnelle de l'agent était établie, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., y compris ses conclusions indemnitaires. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.

Avocat : DOMELEX

4 novembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501499

Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Levie pour une maison de trois logements en zone AU2. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 122-5 et suivants du code de l’urbanisme (loi Montagne) car le terrain, situé à 1,8 km du village, ne constituait pas une agglomération existante et se trouvait dans un espace naturel inconstructible du PADDUC, tout en étant exposé à un risque d’inondation. La SCI Cort’im et la commune ont opposé que la parcelle s’insérait dans un secteur déjà densifié par plusieurs constructions et desservi par les réseaux, et que le risque d’inondation était maîtrisé par des ouvrages existants. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du permis, en application de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : CERVETTI PIERRE DOMINIQUE

24 octobre 2025