442 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
442
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 207
Avec résumé IA
Avocat : SELARL JURIS DOMUS
Avocat : SOCIETE DOMINIQUE CARTRON
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé par la SAS Picampo pour suspendre l'exécution d'un arrêté du maire de Vias refusant un permis d'aménager pour l'installation de 22 mobil-homes. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société requérante ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, les poursuites pénales invoquées n'étant pas engagées. Sur le fond, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou du défaut de procédure contradictoire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant un refus d'entrée sur le territoire français. La requête, bien que présentant une liste de moyens, n'était assortie d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement insuffisamment motivées. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut de précision des moyens soulevés.
Avocat : DOMORAUD
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, qui contestait le refus implicite du préfet de la Charente-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait invoquer un défaut de motivation de la décision implicite, faute d'avoir sollicité la communication des motifs conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les éléments fournis, notamment des documents médicaux, ne suffisaient pas à démontrer une présence continue en France depuis 2012, ni à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a conclu que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DOMINGUES
Avocat : JURIDOME
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant le motif de fin de contrat mentionné sur son attestation employeur. La requérante demandait l'annulation de la décision de la Caisse des écoles du 16e arrondissement de Paris refusant de remplacer la mention "fin de contrat à l'initiative de l'agent" par "fin de contrat à durée déterminée". Le tribunal a jugé que la décision contestée n'avait pas pour objet de se prononcer sur le droit aux allocations chômage, mais uniquement sur la délivrance de l'attestation. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 5424-1 du code du travail a été écarté comme inopérant.
Avocat : WANTOU DOMINIQUE
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise initialement ordonnée le 13 juin 2025 à la demande du centre hospitalier de Saint-Pons-de-Thomières. Cette extension vise à mettre en cause les assureurs de la société Cabrol (MMA Iard, Axa France Iard) ainsi que la société Veritas, afin de préserver les droits de l'hôpital. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties. Les assureurs mis en cause ont formulé des protestations et réserves, mais la demande a été jugée utile et a donc été accueillie.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contre la commune d'Herin, qui demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire pour harcèlement moral et le paiement de diverses sommes. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet était née le 4 juillet 2021, soit deux mois après la demande de l'agent public, et que le délai de recours contentieux de deux mois n'avait pas été respecté, la requête n'ayant été enregistrée que le 22 septembre 2025. Il a rappelé que, pour les agents publics, le délai de recours court dès la naissance de la décision implicite, sans que l'absence d'accusé de réception ne soit opposable. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 231-4 et L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP TRUSSANT-DOMINGUEZ
Avocat : DOMAIN
Avocat : CARTRON DOMINIQUE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision du 27 octobre 2025 suspendant pour six mois le permis de visite de son compagnon détenu. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré que les contacts téléphoniques et épistolaires étaient insuffisants pour maintenir le lien familial, et que la décision contestée ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Avocat : LENDOM ROSANNA
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Foncière immobilière Bernard B... (FIPB) contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la provision pour dépréciation d’un local de pharmacie n’était pas justifiée, faute de démonstration d’une perte de valeur probable à la clôture de l’exercice. Il a également estimé que les créances sur la société Chambord, bien que comptabilisées, n’étaient pas devenues irrécouvrables à la date de clôture de l’exercice 2016, leur caractère définitif n’étant pas établi. En conséquence, la majoration de 40 % pour manquement délibéré a été maintenue. La décision s’appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts.
Avocat : CABINET DOMINIQUE RICHARD
Le Tribunal administratif de Paris, saisi par Mme Sergent d’une demande d’annulation d’un refus de l’AP-HP de prendre en charge ses arrêts de travail, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Melun, lieu d’affectation de la requérante à l’hôpital Henri Mondor de Créteil. Par ordonnance, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
Avocat : CABINET JURIDOME
Avocat : SARL BRIAND MORITZ BARBIER RADOMSKI
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Holding de Guibourg, qui contestait un redressement d’impôt sur les sociétés pour 2018. Le litige portait sur la remise en cause d’une provision pour dépréciation de créance de 180 000 euros, que l’administration estimait inexistante. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de la réalité de la créance, les flux financiers ayant transité par un compte personnel et non par la comptabilité de la société débitrice. Il a également confirmé la majoration de 40 % pour manquement délibéré, en raison du caractère intentionnel de la comptabilisation d’une provision non justifiée. La décision s’appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Avocat : DOMITILE
Avocat : DOMELEX SAS;CAUCHON-RIONDET