1 526 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 526
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 107
Avec résumé IA
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, brigadier de police, contestant la liste nationale des candidats reçus à l'examen professionnel pour le grade de brigadier-chef (session 2022). Le requérant invoquait notamment l'incompétence du jury pour fixer le seuil d'admission, une erreur de fait et de droit, ainsi qu'une rupture d'égalité entre candidats. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le jury pouvait légalement fixer des seuils par zone géographique et départager les ex-aequo selon l'ancienneté, conformément aux dispositions du décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 et du code général de la fonction publique. La requête a été rejetée.
Avocat : CABINET DOREAN AVOCATS (SELAS)
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SASU R-T-E d’une demande de remboursement d’un crédit de TVA de 141 338 euros. La société s’est désistée de cette demande en cours d’instance, désistement auquel l’administration fiscale n’a pas opposé d’obstacle. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à la société au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Avocat : SALVADOR
Le Tribunal Administratif de Lille a pris acte du désistement de M. B, bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui avait contesté le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté après avoir obtenu la délivrance du titre demandé en cours d'instance. En conséquence, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DORE
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. C, un détenu, qui demandait le versement d’arriérés de salaires et une indemnisation pour préjudice moral suite à une rémunération jugée insuffisante pour son travail en détention entre mars et juillet 2017. Le tribunal retient que les créances salariales sont prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968, car la réclamation a été présentée après le délai de quatre ans. Il estime également que le préjudice moral n’est pas établi, la seule perception d’une rémunération inférieure à la loi ne constituant pas un traitement attentatoire à la dignité.
Avocat : DORMIEU
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d’une requête visant à annuler le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal de l’émission d’un titre de séjour de quatre ans, conduisant Mme B à se désister de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, il a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’une requête contestant le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. En cours d’instance, le préfet a délivré un titre de séjour de deux ans au requérant, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de M. B au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par M. A d'une demande d'annulation de la décision du directeur régional des finances publiques rejetant sa contestation d'une demande d'assistance administrative au recouvrement adressée à la Belgique. Le requérant soutenait que la procédure était irrégulière car elle portait sur le recouvrement de cotisations sociales, exclues du champ de l'assistance mutuelle prévue à l'article L. 283 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que la demande d'assistance n'était pas détachable de la procédure de recouvrement et ne pouvait faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D, brigadier-chef de police, contestant l'arrêté du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de major de police pour 2021 et les nominations individuelles subséquentes. Le tribunal a constaté que l'arrêté contesté avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal administratif d'Orléans, rendant les conclusions en annulation de ce tableau sans objet. Concernant les arrêtés individuels de nomination, le tribunal a jugé la requête recevable, M. D justifiant de l'impossibilité de produire les actes. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre le tableau d'avancement, sans se prononcer sur le fond des autres demandes.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de la participation aux obligations alimentaires de M. A envers sa mère. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que le litige, portant sur le remboursement de sommes avancées par le département, relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 132-6, L. 132-7 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAHEN-SALVADOR
Le Tribunal Administratif de Paris s'est prononcé sur la demande de mainlevée d'une saisie conservatoire, d'un montant de 1 802 153 euros, pratiquée par l'administration fiscale sur les biens de la société Pegase France pour garantir le recouvrement de créances fiscales. La juridiction a rejeté la requête en se déclarant incompétente, au motif que, conformément aux articles L. 511-1, L. 511-3 et R. 512-2 du code des procédures civiles d'exécution, seul le juge de l'exécution du tribunal judiciaire, qui avait autorisé la mesure, est compétent pour en connaître. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, sans examen du fond du litige.
Avocat : CONDORCET AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B pour contester le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour par le préfet du Nord. Après la délivrance d’un titre de séjour valable dix ans, M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate au titre de l’aide juridictionnelle, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de carte de séjour pluriannuelle. Après que le préfet du Nord lui a délivré un titre de séjour valable jusqu’en 2028, la requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle "bénéficiaire de la protection subsidiaire" de M. A, ressortissant afghan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 avril 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle. Les autres éléments invoqués par le requérant, notamment l'impossibilité d'obtenir un titre de voyage pour se rendre en Iran ou au Pakistan, n'ont pas été jugés suffisamment établis pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation.