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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

959 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

959

Décisions totales

383 581

Ordonnances

244 243

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DOUXEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318620

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née le 2 décembre 2023, rejetant le recours de Mme C contre un refus de visa de long séjour en qualité de visiteur. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai de deux mois.

Avocat : CADOUX

16 juin 2025• 9ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406438

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. B, ancien militaire de la marine nationale, qui demandait réparation pour son préjudice moral (anxiété) et les troubles dans ses conditions d'existence résultant d'une exposition prolongée à l'amiante durant sa carrière. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que l'administration avait proposé des protocoles transactionnels et que M. B n'avait pas démontré de faute de l'État dans la mise en œuvre des mesures de protection. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative à l'obligation de sécurité de l'employeur, mais le tribunal a estimé que les périodes d'exposition antérieures à 1997 ou hors service militaire n'étaient pas indemnisables. Aucune condamnation de l'État n'a été prononcée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MICHEL LEDOUX & ASSOCIES

12 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2108547

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Schindler d’une demande de condamnation de l’OPAC de la Savoie au paiement de 75 252,89 euros HT pour des prestations de maintenance d’ascenseurs exécutées. L’OPAC opposait une compensation avec un titre exécutoire de 77 406,60 euros pour des travaux de remise en état et pénalités, mais la Cour administrative d’appel de Lyon a déchargé la société de cette obligation à hauteur de 65 830,60 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision de rejet, considérant que la requête relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a appliqué les articles 1347 et 1347-1 du code civil, jugeant que la créance de l’OPAC, devenue litigieuse et partiellement annulée, n’était pas certaine et ne pouvait donc donner lieu à compensation légale.

Avocat : SCP GIRARD MADOUX & ASSOCIES

12 juin 2025• 6ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2406435

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B, ancien militaire de la marine nationale, d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral et trouble dans les conditions d’existence, en raison d’une exposition à l’amiante durant sa carrière. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret du 17 août 1977 et du code du travail. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a rejeté la requête, considérant que le requérant n’avait pas apporté la preuve d’une exposition suffisante pour caractériser un préjudice indemnisable.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MICHEL LEDOUX & ASSOCIES

12 juin 2025• 6ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506002

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de M. A, un ressortissant libanais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de le convoquer sous 12 heures pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté que la préfecture avait déjà fixé un rendez-vous à l'intéressé pour le 27 juin 2025. Il a estimé que cette convocation, intervenue dans un délai d'environ deux semaines, ne caractérisait pas une situation d'urgence justifiant une mesure plus rapide, malgré le principe d'urgence reconnu pour les demandes de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CADOUX

12 juin 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407055

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 refusant son admission au séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et qu'il ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-tunisien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : BAUDOUX

10 juin 2025• 6ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 468299

Avocat : RIDOUX;SCP PIWNICA & MOLINIE

6 juin 2025ECLI:FR:CECHR:2025:468299.20250606• 5ème et 6ème chambres réunies
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403551

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 30 avril 2024 refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A..., ressortissant cambodgien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la présence continue en France depuis 2003 et de la stabilité professionnelle du requérant. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention « salarié » dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BAUDOUX

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506240

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant béninois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant était convoqué le 10 juin 2025 pour l'instruction de sa demande et la remise d'un récépissé, ce qui ne justifiait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH.

Avocat : CADOUX

4 juin 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505993

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, s'agissant d'un refus de renouvellement d'un certificat de résidence de dix ans, et non contestée par l'administration. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de saisine obligatoire de la commission du titre de séjour était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : CADOUX

3 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402516

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 9 février 2023, confirmant un refus de visa de long séjour pour Mme B en tant que parent d’enfants français. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a indiqué avoir donné instruction de délivrer le visa sollicité, mais le tribunal a constaté que la délivrance n’était pas établie. Les requérants ayant conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a donné acte de leur désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction. L’État a été condamné à verser 500 euros à leur avocate au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Avocat : CADOUX

2 juin 2025• 10ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400060

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur la menace à l'ordre public, malgré l'absence de condamnation, en raison de la nature récente et répétée des faits reprochés (violences, stupéfiants, outrages). Il a également écarté le vice de procédure tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, sans autre précision. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CADOUX

27 mai 2025• 6ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211490

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ancien capitaine de frégate, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 27 000 euros pour préjudice d'anxiété et troubles dans les conditions d'existence, en raison de son exposition à l'amiante durant son service dans la marine nationale. Le tribunal a estimé que la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 était acquise, car le point de départ du délai de prescription était la date à laquelle M. B avait eu connaissance de son exposition à l'amiante, et non la notification de l'attestation d'exposition. Par conséquent, la demande indemnitaire était prescrite et irrecevable.

Avocat : SCP LEDOUX MICHEL ET ASSOCIES

26 mai 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402265

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D et de Mme A E contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de délivrer un visa de long séjour étudiant à M. D. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions de Mme E, sa sœur, faute d'intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation n'était pas fondé, M. D ne remplissant pas les conditions pour l'obtention du visa. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CADOUX

26 mai 2025• 10ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2209423

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A et de la société Haras du Haut le Vent dirigée contre un courrier du préfet des Yvelines les invitant à remettre en état des terrains artificialisés pour restaurer leur vocation forestière. Le tribunal a jugé que ce courrier, rédigé sur un ton incitatif et mentionnant une "démarche amiable", ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

Avocat : RONDOUX

23 mai 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402306

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne mariée à un Français. La requérante contestait cette décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'accord franco-algérien. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, jugeant que la délivrance de récépissés ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet après quatre mois. Il a accueilli le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai légal d'un mois suivant la demande. La solution retenue est fondée sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : CADOUX

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316978

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre du regroupement familial pour M. G K C et M. A J C, présentés comme les enfants de Mme B H. Le tribunal a jugé que les documents d'état civil produits, notamment les actes de naissance et le jugement supplétif, étaient probants et établissaient l'identité des demandeurs ainsi que leur lien de filiation avec la regroupante, contrairement à l'appréciation de la commission. Il a également estimé que la décision attaquée méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée au droit des requérants à mener une vie privée et familiale normale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinées à l'article 47 du code civil, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CADOUX

19 mai 2025• 9ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2201578

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 27 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière dans la Marine nationale. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense, en raison de la carence avérée à protéger le requérant. Toutefois, la demande a été rejetée car la créance de M. A était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à partir de la date de consolidation de son préjudice.

Avocat : MICHEL LEDOUX ET ASSOCIES

15 mai 2025• 3ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503783

Référé mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Lyon. La requérante demandait au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui transmettre un certificat médical et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, la préfète a transmis les documents sollicités et délivré un récépissé de demande de titre de séjour, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions et condamne l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CADOUX

13 mai 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501257

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, rejette la demande de la Sci Propco visant à enjoindre à la société ENEDIS de déplacer ou supprimer des lignes électriques et un transformateur situés sur ses parcelles. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ne justifiant pas de l'imminence d'un permis de construire ni de travaux préparatoires à court terme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : GIRARD-MADOUX ET ASSOCIES

12 mai 2025