1 134 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 134
Décisions totales
383 581
Ordonnances
235 623
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension en référé de l'abrogation d'une autorisation de chirurgie bariatrique. Le juge estime que le requérant, un groupement de coopération sanitaire, ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension. La décision applique les conditions strictes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'Agence Régionale de Santé ne soit retenu.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la présidente du CCAS de Nantes refusant d'abroger une délibération instaurant un congé menstruel pour les agents. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'organe délibérant pour créer une telle autorisation spéciale d'absence créait un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La suspension a été ordonnée sur le fondement spécifique des articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, sans condition d'urgence.
Avocat : CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Malo à la SCI Justine pour la surélévation d'un logement. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité du permis en invoquant notamment l'imprécision du plan de masse, la méconnaissance des règles de stationnement (article UE 12 du PLU) et de gestion des eaux (article UE 4 du PLU), ainsi que l'absence de prise en compte d'une terrasse préexistante. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne démontrant pas de conséquences difficilement réversibles ou d'atteinte grave à leur situation, et a également relevé l'absence de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, les moyens soulevés étant infondés ou inopérants. La requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et à la SCI au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné deux requêtes de M. G..., étudiant, contestant d'une part une sanction d'exclusion de cinq ans prononcée par la section disciplinaire de l'université de Bretagne occidentale, et d'autre part une mesure conservatoire d'interdiction d'accès à l'École nationale d'ingénieurs de Brest (ENIB). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant irrecevables les conclusions tendant à la réformation de la sanction ou à l'engagement de poursuites contre un tiers. Sur le fond, il a estimé que la procédure disciplinaire était régulière et que les décisions attaquées, fondées sur le code de l'éducation, n'étaient entachées ni d'erreur de fait, ni d'erreur d'appréciation, ni de disproportion.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme I... et M. A... demandant l'annulation de l'arrêté du 13 décembre 2022 par lequel le maire du Bouscat ne s'est pas opposé à la déclaration préalable pour la surélévation d'un garage. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de fraude, et la nécessité d'un permis de construire, en application des articles R. 421-14, R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme. Il a également jugé que le dossier de déclaration préalable était suffisant au regard de l'article R. 431-36 du même code. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SELARL CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, était saisi par la société Agri Trans Ouest d'une demande d'annulation de la procédure de passation du lot n°1 d'un marché de transport et d'épandage de boues d'épuration attribué par Quimperlé Communauté. En cours d'instance, la collectivité a déclaré la procédure sans suite en application de l'article R. 2185-1 du code de la commande publique, en raison d'un risque juridique. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requérante avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant également les demandes présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par la société ATC France pour suspendre l'arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le maire d'Izon s'est opposé à sa déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile de 36 mètres. La société invoquait l'urgence, présumée en matière de couverture mobile, et des moyens sérieux, notamment le non-respect de la procédure contradictoire lors du retrait d'une décision tacite de non-opposition. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, le projet visant seulement à améliorer une couverture existante déjà satisfaisante. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.