1 836 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 836
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 072
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. B... contestant les refus du président de l’université Le Havre Normandie de lui accorder la prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR) au titre de l’année 2017. Le tribunal a jugé que la délibération du 15 décembre 2016, qui conditionnait l’attribution de la prime au classement par le CNU dans les 50 % des candidats, était légale et que l’université n’avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur ce seul critère. Les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, des vices de procédure et du défaut d’information de la commission de la recherche ont également été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, et M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à l’université au titre des frais de justice.
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE;SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. B... contestant les refus du président de l’université Le Havre Normandie de lui accorder la prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR) pour l’année 2017. Le tribunal a jugé que la délibération du 15 décembre 2016, qui conditionnait l’attribution de la prime au classement par le Conseil national des universités (CNU) dans les 50 % des candidats, n’était pas illégale et que l’université avait pu légalement se fonder sur ce critère. Il a également écarté les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, des vices de procédure, de l’erreur de droit et de l’erreur manifeste d’appréciation, en estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’administration n’avait pas commis d’erreur dans l’appréciation de la valeur scientifique du requérant. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du décret n° 2009-851 du 8 juillet 2009.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B.... Ce dernier demandait, sous astreinte, la communication de documents relatifs à l'aménagement d'un terre-plein à Saint-Brieuc, suite à un accident de la circulation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier que le blocage de son dossier d'assurance était directement imputable au refus de communication des documents sollicités. La demande de M. B... a donc été rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Le Tribunal administratif de Nantes a suspendu l’exécution de la délibération du 23 juin 2025 par laquelle le conseil départemental de la Loire-Atlantique instaurait des autorisations spéciales d’absence pour endométriose et douleurs menstruelles incapacitantes. Le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l’incompétence du département, fondé sur l’article L. 622-1 du code général de la fonction publique, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte. La suspension a été prononcée sur le fondement de l’article L. 554-1 du code de justice administrative, dans l’attente du jugement au fond sur la requête en annulation.
Avocat : CABINET COUDRAY
Le Tribunal administratif de Nantes a suspendu l'exécution de la délibération du conseil municipal de Nantes du 6 décembre 2024 instaurant des autorisations spéciales d'absence (ASA) pour règles douloureuses ou endométriose, ainsi que le refus implicite de l'abroger. Saisi par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de la commune était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Il a relevé que ce motif de congé n'entre pas dans le champ de l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique, qui limite les ASA aux événements familiaux et à la parentalité. La condition d'urgence n'était pas requise dans le cadre du contrôle de légalité exercé par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé-suspension par l’EURL Immobilière Tournebride et l’EURL SAP-SAAD Tournebride contre le refus du maire de Meillac d’abroger un arrêté de fermeture d’un établissement recevant du public (ERP) à usage d’hébergement. Les requérantes invoquaient l’urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se fondant notamment sur la loi du 8 avril 2024 « Bien vieillir » et le décret du 11 juin 2025, qui auraient modifié la réglementation applicable à l’habitat inclusif. La commune a opposé le défaut d’urgence et l’absence d’illégalité, soulignant que les travaux n’étaient pas achevés et que la procédure de déclassement n’avait pas abouti. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les difficultés financières étant imputables au comportement des requérantes.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Carrières de Thiviers contestant un arrêté préfectoral du 20 juin 2023 la rendant redevable d’une astreinte administrative pour non-respect d’une mise en demeure relative à une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE). La société invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur d’appréciation et le caractère disproportionné de l’astreinte. Le tribunal a relevé d’office un non-lieu à statuer, constatant que la mise en demeure avait été entièrement exécutée par la société, rendant sans objet les conclusions principales et subsidiaires. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 171-8 et L. 171-11 du code de l’environnement, relatifs aux sanctions administratives et au contentieux de pleine juridiction.
Avocat : SELARL CABINET COUDRAY
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Rosec Maçonnerie, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 19 juillet 2022 par lequel le maire de Romagné ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de travaux pour l’implantation d’un relais de radiotéléphonie mobile. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés d’un vice de procédure, d’une erreur de fait et de droit sur la surface du projet, de la méconnaissance du principe de précaution et de l’obligation de mutualisation des sites. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans annulation de l’arrêté, le tribunal ayant considéré que les moyens n’étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme (articles L. 421-1, R. 421-9), le code des postes et des communications électroniques (article D. 98-6-1), et la Charte de l’environnement (articles 1er, 5 et 7).
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le département d'Ille-et-Vilaine pour ordonner l'expulsion des occupants sans droit ni titre de l'espace social commun « Simone Iff », un bâtiment abritant plusieurs services publics. Le département invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques, ainsi que des perturbations graves dans le fonctionnement des services publics, causés par l'occupation. Les occupants, représentés par un avocat, ont sollicité un délai de départ, faisant valoir leur situation de précarité et le caractère encadré de l'occupation. Le tribunal a fait droit à la demande du département, en ordonnant l'expulsion des occupants sans titre, tout en leur accordant un délai pour quitter les lieux, et a autorisé le département à requérir le concours de la force publique en cas de besoin. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 3 septembre 2025 mettant fin au détachement de M. A... sur un emploi fonctionnel. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte financière alléguée n’étant pas établie et l’atteinte à la réputation professionnelle n’étant pas démontrée. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le vice de procédure ou l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d’une requête en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Séné pour l’extension d’une maison individuelle. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées, les requérants n’étant pas considérés comme la partie perdante.