918 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
918
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 270
Avec résumé IA
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Avocat : DRIDI;GATHELIER
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour et de récépissé. Le juge constate que l'urgence n'est pas établie, le requérant ayant obtenu un renouvellement de son récépissé pendant l'instruction de sa demande principale. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif aux conditions de la suspension en urgence.
Avocat : RODRIGUES
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette une requête jugée prématurée. Des requérants contestaient des procès-verbaux de contravention de grande voirie, mais la juridiction rappelle que seul l'agent public (ici Voies navigables de France) peut saisir le tribunal pour engager les poursuites. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable, conformément à l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, le recours direct des particuliers contre un simple procès-verbal n'étant pas possible.
Avocat : BERNARD-BENDRIHEM
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un couple de ressortissants géorgiens, dont l'un souffre d'un cancer, afin d'obtenir une mise à l'abri et un hébergement d'urgence adapté. Le juge a constaté que les requérants avaient bénéficié d'une proposition d'hébergement d'urgence dès le 5 février 2026, et que la saturation générale du dispositif ne caractérisait pas, en l'espèce, une carence de l'État portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par conséquent, la requête a été rejetée, le juge estimant que les conditions de l'urgence et de l'atteinte grave n'étaient pas réunies. Cette décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'hébergement d'urgence.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
La requête visant à obtenir la communication de documents médicaux d'un EHPAD est rejetée pour irrecevabilité manifeste par le Tribunal administratif de Lille. La requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la preuve de sa demande préalable auprès de l'établissement, condition essentielle pour former un recours. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, qui exigent la production de l'acte attaqué ou de la pièce justifiant le dépôt d'une réclamation.
Avocat : RABIER ET CINDRIC AVOCATS
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant un document de circulation pour un enfant mineur. Le juge des référés estime que le voyage scolaire invoqué, bien qu'intéressant, ne constitue pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un certificat d’urbanisme négatif. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant une erreur sur l'identité du propriétaire et l'existence d'un ancien permis de construire, sont inopérants et ne remettent pas en cause les motifs légaux du refus (absence de défense incendie et situation en zone non constructible). La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’urbanisme.
Avocat : RODRIGUEZ
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté du 29 décembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a suspendu le permis de conduire de M. B... pour huit mois. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que la détention du permis est indispensable à sa recherche d’emploi, et que l’exécution de la décision répond à des exigences de sécurité routière. La requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Nantes à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., détenu à la maison d'arrêt de Bayonne, qui contestait une sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule disciplinaire (dont sept avec sursis) pour usage d'un téléphone portable. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des règles de procédure disciplinaire (circulaire du 9 juin 2011, code pénitentiaire) et du principe de proportionnalité, n'étaient pas de nature à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B..., ressortissant marocain, visant à obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés rappelle que l’autorité administrative a l’obligation de recevoir l’étranger et d’enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, en application des articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Pour caractériser l’urgence, le requérant invoque les conséquences graves de l’absence de récépissé sur ses droits sociaux et son suivi médical, consécutifs à un accident du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la condition d’urgence et l’obligation de l’administration.
Avocat : QUADRILEGE AVOCATS
Avocat : GONZALEZ ASTURIAN RODRIGO
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., se disant mineur non accompagné, qui sollicitait son hébergement et la prise en charge de ses besoins essentiels par le département des Pyrénées-Atlantiques. Le juge a estimé que l'appréciation du département, qui avait conclu à la majorité de l'intéressé après une évaluation contestant l'authenticité de ses documents d'identité et un examen osseux, n'était pas manifestement erronée. En conséquence, la condition d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas remplie, rendant la requête mal fondée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et rappelle que le mineur dispose d'une voie de recours devant le juge des enfants pour contester le refus d'admission à l'aide sociale à l'enfance.
Avocat : REMITI-LEANDRI