10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 171
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contre la commune du Crest. Le juge a estimé que sa demande indemnitaire était prématurée et donc irrecevable, car la requête avait été introduite le même jour que sa demande préalable adressée à l'administration, empêchant la naissance d'une décision implicite de rejet. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative relatifs à l'exigence d'une décision administrative préalable et au rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : DUPLESSIS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement prises à l'encontre d'un ressortissant paraguayen. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légale, car l'intéressé, en situation irrégulière et interpellé pour violences aggravées, constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, il a annulé l'interdiction de retour pour un an, estimant que sa motivation était insuffisante et qu'elle portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale. Les conclusions concernant le signalement Schengen ont été déclarées irrecevables, n'étant pas dirigées contre une décision.
Avocat : CABINET ZOÉ DUBOIS-BONNET
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant colombien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé, que l'éloignement est légalement fondé sur l'article L. 611-1 du CESEDA, et qu'il ne porte pas d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. Les conclusions à fin d'injonction de délivrer un titre de séjour sont également rejetées.
Avocat : GONZALEZ DUARTE
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, devenue sans objet suite à la délivrance d'un certificat de résidence. Juridiction : Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de suspension, l'administration ayant accordé un certificat de résidence au requérant après l'introduction du recours. L'État est toutefois condamné à verser une somme au requérant au titre des frais exposés. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une doctorante visant le refus de réinscription en 4ème année de doctorat par l'école doctorale ABIES. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction s'est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 14 de l'arrêté du 25 mai 2016 concernant la durée dérogatoire de préparation du doctorat.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et recevoir un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer le requérant pour le dépôt de sa demande et la délivrance du récépissé correspondant, dans un délai de sept jours. La condition d'urgence a été reconnue, notamment en raison de l'incidence immédiate de l'absence de titre sur la situation de l'intéressé (risque d'éloignement, impossibilité de travailler). **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au séjour des étrangers.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Avocat : ANDUJAR CAMACHO PEDRO
Le Tribunal administratif de Toulouse constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation de titres exécutoires, ceux-ci ayant été retirés par la commune de Villefranche-de-Lauragais. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet du litige principal. Elle condamne néanmoins la commune à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DUFOUR
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui autorise à donner acte d'un désistement.
Avocat : CABINET ZOÉ DUBOIS-BONNET
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour et de certificat de résidence. Il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation, le certificat ayant été délivré en cours d'instance, et a rejeté la demande d'indemnité pour irrecevabilité, l'absence de réclamation préalable n'ayant pas été régularisée. La juridiction a condamné l'État à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUMAZET
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant srilankais, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet du dossier, notamment au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que les mesures ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et qu'aucun risque de traitement inhumain en cas de retour (article 3 de la CEDH) n'était établi.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés déclare qu'il n'y a pas lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet. En effet, l'administration a délivré à la requérante une attestation valable jusqu'au 3 mars 2026 après l'introduction de sa requête. La demande de condamnation de l'État aux dépens est également rejetée. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé mesures utiles).
Avocat : DURANT-GIZZI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'annulation du refus de conditions matérielles d'accueil opposé à un demandeur d'asile irakien en réexamen. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA (cas de demande de réexamen), était légal et suffisamment motivé, et que la situation de rue du requérant ne constituait pas une vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du même code. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : LEFEVRE-DUVAL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son arrêté d'éloignement vers la Bulgarie. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'exercer son pouvoir discrétionnaire d'examiner la demande d'asile, prévu à l'article 17 du règlement Dublin III. Il a également estimé que le renvoi vers la Bulgarie, État membre de l'UE, ne constituait pas une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : LEFEVRE-DUVAL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal refusant un permis d'aménager pour la création de deux lots à bâtir. Le juge a estimé que le maire pouvait légalement refuser le permis au motif que le projet méconnaissait les règles de sécurité incendie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme) et empiétait sur un espace paysager à protéger défini par le plan local d'urbanisme (article L. 151-19 du même code). Les conclusions demandant l'annulation partielle du règlement du PLU ont par ailleurs été jugées irrecevables pour tardiveté.
Avocat : DUFFAUD
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler la délibération approuvant le PLUi de Quimperlé Communauté. La juridiction estime que la délimitation des espaces proches du rivage, contestée par les requérants, respecte les critères légaux (distance, caractère urbanisé, co-visibilité) et est conforme aux orientations du SCOT. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la compatibilité des PLU avec les SCOT et aux règles d'urbanisation limitée en zone littorale (articles L. 131-4, L. 131-1 et L. 121-13).
Avocat : HALNA DU FRETAY
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'une patiente ayant subi une infection après une opération au groupe hospitalier du Havre. La juridiction a accueilli la demande d'expertise fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative et a mis en cause le chirurgien concerné. En revanche, elle a rejeté la demande d'enjoindre à l'expert de déposer un pré-rapport, estimant que cela relevait de son appréciation.
Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A... visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime le recours irrecevable car manifestement tardif, la requête ayant été déposée au-delà du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction liée au renouvellement d'une carte de résident. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés prononce un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, considérant qu'elle est devenue sans objet. En effet, l'administration avait délivré une attestation valable jusqu'au 10 février 2026 postérieurement à l'introduction de la requête, et le requérant n'a pas démontré que cette situation perdure ou justifie encore une mesure d'urgence. La demande de condamnation aux dépens est également rejetée. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé mesures utiles).
Avocat : DURANT-GIZZI
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant sri-lankais, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet de police de Paris. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la CEDH ou d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO