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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 745

Décisions totales

383 581

Ordonnances

329 136

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DUEffacer tout
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501069

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.

Avocat : DUTEN

15 avril 2025• Eloignement 72 heures
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2104077

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de permis de construire une maison individuelle émis par le maire de Fort-Mahon-Plage. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, car présenté après l'expiration du délai de recours et relevant d'une cause juridique distincte du moyen initial de détournement de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a rappelé que pour annuler un refus fondé sur plusieurs motifs, il doit constater l'illégalité de chacun d'eux. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le jugement ne précise les motifs de fond retenus, se limitant à écarter le moyen de légalité externe irrecevable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

15 avril 2025• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508601

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel le préfet de police avait maintenu M. A, ressortissant bangladais, en rétention administrative. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la demande d'asile de l'intéressé, présentée après son placement en rétention, visait uniquement à faire échec à son éloignement, alors que M. A invoquait des éléments nouveaux. Cette décision est fondée sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

15 avril 2025• 8e Section - MESD
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500039

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné deux procédures concernant la commune de Maupiti. La première, initiée par Mme A, contestait son retrait des fonctions de 4ème adjointe au maire et l'élection de son successeur, invoquant notamment une violation de la liberté d'expression et un non-respect des règles de parité. La seconde, un déféré du haut-commissaire, visait l'annulation de l'élection d'un adjoint de sexe masculin pour remplacer Mme A. Le tribunal a annulé les délibérations n° 39/2024 et n° 50/2024 portant élection du nouvel adjoint, en application de l'article L. 2122-7-2 du code général des collectivités territoriales, au motif que le remplacement d'une femme adjointe doit se faire par une femme pour respecter la parité. En revanche, la requête de Mme A a été rejetée comme irrecevable faute de production des actes attaqués.

Avocat : DUMAS

15 avril 2025• 1ère Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505484

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme A épouse B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 juillet 2025, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour et de travailler. La solution retenue écarte l'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

15 avril 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 502789

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

15 avril 2025ECLI:FR:CEORD:2025:502789.20250415• Juge des référés
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505486

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour formée par M. B, ressortissant monténégrin. Le juge des référés a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ne privait pas d’objet la demande de suspension. Il a ensuite constaté que la condition d’urgence était présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour. En l’état de l’instruction, le juge a considéré que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension de l’exécution de la décision implicite de refus a donc été ordonnée, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

15 avril 2025
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500917

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et son assignation à résidence pour 45 jours, décidées par le préfet du Puy-de-Dôme le 25 mars 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du service de l'immigration bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la prolongation de l'interdiction de retour n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, compte tenu des antécédents judiciaires de l'intéressé et de l'absence de liens suffisants avec la France, conformément aux articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la nécessité pour M. C de se présenter à des audiences judiciaires ne faisait pas obstacle à son éloignement, sa défense pouvant être assurée par avocat.

Avocat : DUPLESSIS

15 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2400406

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné deux requêtes concernant le retrait des fonctions de 4ème adjointe au maire de Maupiti de Mme A et l'élection de son successeur. La requérante contestait les délibérations du conseil municipal et l'arrêté du maire retirant ses délégations, invoquant notamment un abus de pouvoir, une violation de la liberté d'expression et un non-respect des règles de parité. Le haut-commissaire a également déféré la délibération n° 39/2024 et la délibération n° 50/2024, en soutenant que la commune avait méconnu l'article L. 2122-7-2 du code général des collectivités territoriales en élisant un homme pour remplacer une femme adjointe. Le tribunal a annulé la délibération n° 39/2024 et la délibération n° 50/2024, jugeant que la commune avait violé les règles de parité en ne désignant pas une conseillère de sexe féminin pour occuper le poste de 4ème adjoint. En revanche, il a rejeté la requête de Mme A, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'abus de pouvoir et à

Avocat : DUMAS

15 avril 2025• 1ère Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504783

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, le préfet ayant indiqué qu'une carte de séjour était en cours de fabrication. Le juge a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

14 avril 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430556

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant à l'encontre d'une décision de police administrative prise par une autorité nationale. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

14 avril 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2403025

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a ordonné une expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, à la demande de M. B. Cette mesure vise à déterminer la nature, l'origine et l'imputabilité des désordres affectant son garage, qu'il attribue à des travaux d'assainissement et de voirie réalisés en 2017-2018 par la commune de Veyre Monton et l'entreprise Colas France. Le juge a estimé la mesure utile en raison des positions techniques divergentes des parties, notamment entre le rapport d'expertise amiable du requérant et celui de l'assureur de la commune. La mission confiée à l'expert inclut la constatation des désordres, l'analyse des liens contractuels et l'évaluation des travaux nécessaires.

Avocat : DUCROT&ASSOCIES

14 avril 2025
TA38Ordonnance

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404376

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’une requête en annulation d’un arrêté municipal de non-opposition à déclaration préalable, délivré pour la transformation d’une maison en immeuble collectif. En cours d’instance, les requérants ont indiqué que la décision attaquée avait été retirée, rendant le litige sans objet, et se sont désistés de leurs conclusions à fin d’annulation. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

14 avril 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400970

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, n'étaient pas fondés, compte tenu de l'absence de liens privés et familiaux suffisamment intenses en France et de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

14 avril 2025• 1ère chambre
TA78Ordonnance

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504067

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision du 6 décembre 2024 par laquelle la préfète de l'Essonne a accordé le concours de la force publique pour l'expulsion de M. et Mme B. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a relevé que les requérants n'établissaient pas l'imminence de l'expulsion par des pièces probantes et ne justifiaient d'aucune démarche de relogement depuis le jugement d'expulsion. En conséquence, la requête a été rejetée par une ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : DUTA

14 avril 2025
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202618

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent territorial, qui contestait son exclusion temporaire de trois jours prononcée par le maire du Rayol-Canadel-sur-Mer pour des altercations avec un usager et son supérieur. Le tribunal a jugé que les faits d’injures et de menaces envers le supérieur hiérarchique étaient matériellement établis, et que les conditions de notification de l’arrêté étaient sans incidence sur sa légalité. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription des faits les plus anciens, en application du code général de la fonction publique. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées, et la demande indemnitaire pour préjudice moral a été jugée irrecevable faute de liaison préalable du contentieux.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

11 avril 2025• 2ème chambre
TA78Décision

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502706

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de Mme D, ressortissante algérienne, contestant un arrêté du préfet de police de Paris du 26 février 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles et une interdiction de circulation sur le territoire français de 12 mois. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également écarté le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu, en application de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, au motif que ce droit ne s'applique pas aux États membres lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union dans le cadre de mesures de police des étrangers. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.

Avocat : SELARL MONCONDUIT

11 avril 2025• Reconduites à la frontière
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202619

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent communal suspendu provisoirement par arrêté du maire du Rayol-Canadel-sur-Mer le 29 août 2022. Le tribunal a jugé que la suspension provisoire n'est pas une sanction disciplinaire, ce qui écarte les moyens tirés d'un vice de procédure et de la violation du principe non bis in idem. Il a estimé que les faits reprochés (menaces et agressions verbales envers un supérieur) présentaient un caractère de vraisemblance suffisant pour justifier une mesure conservatoire fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de demande préalable.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

11 avril 2025• 2ème chambre
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2201572

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la commune de Rocbaron, qui contestait un titre de recettes de 6 342,28 euros émis par la commune de Garéoult pour les frais de scolarité d'élèves rocbaronnais. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la commune de Rocbaron n'avait pas préalablement saisi le préfet du Var pour fixer la contribution litigieuse, comme l'exigent les articles L. 212-8 et R. 212-23 du code de l'éducation en l'absence d'accord entre les communes. Par conséquent, la demande d'annulation du titre de recettes et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

11 avril 2025• 2ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201024

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Nîmes et de l'État à lui verser 3 000 000 euros pour les nuisances sonores subies à son domicile, situé à proximité d'un carrefour routier. Le tribunal a examiné la responsabilité sans faute des collectivités en tant que maîtres d'ouvrage public, mais a estimé que le préjudice n'était pas établi. Il s'est fondé sur un rapport d'expertise acoustique démontrant que les niveaux de bruit mesurés (53 à 58 dB) étaient inférieurs aux seuils réglementaires fixés par l'arrêté du 5 mai 1995 relatif au bruit des infrastructures routières. En conséquence, le tribunal a jugé que les nuisances n'excédaient pas les inconvénients normaux supportés par les riverains d'ouvrages publics, et a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires et injonctives.

Avocat : DUMAS LAIROLLE

11 avril 2025• 3ème chambre