10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
334 677
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ
Avocat : DUFRAISSE
Avocat : DUPPRE
Avocat : DUQUE URIBE
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la communauté de communes Les Avants Monts afin de déterminer les causes et l’étendue des désordres affectant les travaux de renouvellement des réseaux d’eau potable, d’eaux pluviales et d’eaux usées réalisés par la SARL TTPR Services. Le juge a estimé cette mesure utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger des responsabilités. La demande de la société visant à ce que les dépens soient réservés a été rejetée, ces frais relevant du juge du fond. La décision se fonde sur les articles R. 532-1, R. 621-13 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LES AVOCATS DU THELEME
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le juge a estimé que la procédure d’information prévue à l’article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été respectée et que l’entretien individuel avait été mené conformément à l’article 5 du même règlement. Il a également écarté le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du règlement et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la décision de remise étant légale, l’assignation à résidence n’était pas privée de base légale.
Avocat : SELARL DU PARC CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 22 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante serbe. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de la requérante, en traitant sa demande comme un simple renouvellement de titre de séjour alors qu'elle sollicitait un changement de statut vers la qualité de salariée. La solution retenue est fondée sur l'obligation pour l'administration d'examiner la demande telle qu'elle est présentée, sans se méprendre sur son objet. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E D, ressortissant béninois, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité d'enfant de ressortissante française. La commission de recours avait fondé son refus sur le défaut d'établissement de l'identité et du lien de filiation, en raison de la production de deux actes de naissance aux numérotations et dates d'enregistrement différentes. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que les documents présentés ne permettaient pas de prouver la filiation, écartant ainsi les moyens d'erreur d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les articles L. 423-12 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
Avocat : MONCONDUIT
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme A, assistants familiaux, pour suspendre la décision du président du conseil départemental du Var du 14 juin 2024 suspendant leurs agréments. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par une perte de revenus mensuels d'environ 3 000 euros malgré le maintien partiel de la rémunération, face à des charges incompressibles. La solution retenue est la suspension des décisions attaquées, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux sur leur légalité. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 421-6, L. 422-1 et L. 423-8.
Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 14 juin 2024 par laquelle le président du conseil départemental du Var avait suspendu l'agrément d'assistant familial de M. et Mme A. Le juge a reconnu l'urgence, les requérants subissant une perte de revenus mensuels d'environ 3 000 euros malgré le maintien partiel de leur rémunération. Cependant, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision n'étant pas établie en l'état de l'instruction, la demande de suspension a été rejetée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Avocat : CABINET VACARIE & DUVERNEUIL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, en raison du manque de sérieux des études de l'intéressé. L'obligation de quitter le territoire a été jugée non disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'attaches familiales solides en France. En conséquence, toutes les demandes de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : ANDUJAR
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 27 août 2024, a donné acte du désistement de la SNC Sorpi Immo, qui contestait un arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande des consorts E qui sollicitaient une expertise complémentaire sur les conditions de la prise en charge de Mme G E par le CHU d'Amiens. Le juge a estimé que la demande, visant à contester les conclusions d’une précédente expertise réalisée dans le cadre de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation, relevait en réalité d’une contre-expertise sans utilité en l’état. Il a rappelé qu’il appartiendrait au tribunal saisi au fond d’apprécier ces critiques et d’ordonner, le cas échéant, un supplément d’instruction. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : PERDU
Avocat : SCP DUMOULIN-CHARTRELLE-ABIVEN
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait son transfert aux autorités italiennes et son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des risques de traitements inhumains en Italie. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure de remise était régulière et que la situation en Italie ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la décision de remise et l'assignation à résidence ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme A d’un recours en annulation contre la délibération du 12 décembre 2023 approuvant le PLUi de la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais, ainsi que de demandes subsidiaires et indemnitaires. En cours d’instance, la communauté de communes a retiré cette délibération, rendant définitif ce retrait. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur l’ensemble des conclusions de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné la communauté de communes à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Avocat : PLETS DUGUET
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Notre-Dame-de-Bellecombe. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.