10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 818
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande en responsabilité médicale contre un centre hospitalier pour une erreur de diagnostic. Le tribunal a retenu une faute dans la prise en charge initiale d'une fracture du pied, causant un préjudice indemnisable. Il a condamné l'établissement à verser une indemnité partielle au patient, en réparation d'une perte de chance évaluée, ainsi qu'à rembourser la caisse d'assurance maladie, en application des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : DUTIN
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande de suspension en référé présentée par une agente hospitalière. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière alléguée n'étant pas suffisamment grave et immédiate, et qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité du rejet de sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUCA
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la CNRACL concernant le refus de valider des années d'études et des services contractuels pour le calcul d'une retraite. La juridiction constate que l'administration a, postérieurement aux décisions attaquées, procédé à l'intégration de ces périodes dans le calcul des droits de la requérante. Par conséquent, le tribunal fait droit à l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CNRACL, considérant que le litige est devenu sans objet. Le décret du 26 décembre 2023 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL est le texte de référence applicable.
Avocat : DUPEROY-PAOUR
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour faute médicale lors de soins bucco-dentaires à l'hôpital Bretonneau (AP-HP). Il a retenu une faute de l'établissement pour la pose prolongée d'une couronne provisoire, contraire aux données de la science, ayant entraîné la perte d'une dent. La réparation est limitée à 80% du préjudice corporel, correspondant au taux de perte de chance de conserver la dent, conformément à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : CABINET DUFAU-ZAYAN ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. F..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DURAND
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... contestant le permis de construire délivré par le maire de Bethmale à Mme B... pour une extension et une remise. La juridiction a d'abord écarté les fins de non-recevoir, jugeant que la requête était recevable car Mme A..., voisine immédiate, justifiait d'un intérêt à agir en raison d'un trouble potentiel (perte d'ensoleillement et de vue). Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment les vices de procédure et la méconnaissance des articles R. 431-8 à R. 431-14 du code de l'urbanisme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes de Mme A..., sans qu'aucun texte spécifique ne soit appliqué pour annuler l'acte.
Avocat : DUPEY REGIS
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé le refus du CNAPS de délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation dans le secteur de la sécurité privée. La juridiction a constaté que l’administration s’était fondée sur des faits matériellement inexacts (une interpellation et des saisies de stupéfiants) pour reprocher au requérant un comportement contraire à la probité au sens de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Elle a enjoint au directeur du CNAPS de délivrer cette autorisation dans un délai de deux mois.
Avocat : ALAIN BADUEL ET JULIEN GAUTIER
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de Mme B..., car l'administration a délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée, rendant sa requête sans objet. Le juge applique les articles L. 521-2 et L. 522-1 du code de justice administrative pour ce constat. Il condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et d'instruire son dossier. Le juge a estimé que le requérant, qui disposait encore d'une attestation de prolongation d'instruction valable, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Avocat : SCP LEDUC, VIGAND
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la SCI La ferme de la Huppe d'une demande d'expertise, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concernant des travaux sur un bâtiment à Gordes. La société requérante s'est ensuite désistée de sa requête. Le juge des référés, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du même code. La procédure est ainsi close sans qu'il soit statué au fond.
Avocat : FAURE-BRAC & DURAUD
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Matière, mandataire d’un groupement, d’une demande de condamnation de l’État à lui verser diverses sommes en lien avec la résiliation d’un marché public de remplacement d’un batardeau. Le tribunal a constaté que les parties s’accordaient sur le versement des sommes de 16 618 euros et de 90 866,60 euros, ainsi que sur l’indemnité de résiliation de 280 154,35 euros, et a donné acte de ces accords. En revanche, il a rejeté les autres demandes indemnitaires, estimant que les préjudices allégués (frais d’avant-projet, frais généraux, perte d’industrie, surcoûts de prolongation) n’étaient pas justifiés ou déjà couverts par les indemnités prévues au contrat. La solution retenue s’appuie notamment sur le CCAG Marchés industriels et les stipulations du marché.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRIFFITHS DUTEIL & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les requêtes de la SAS Chez Clémence visant la décharge de la taxe d'habitation pour 2023 et 2024. Cette décision fait suite à l'octroi par l'administration fiscale, le 17 février 2026, des dégrèvements totaux sollicités. Le tribunal se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet d'une requête lorsque la demande principale est devenue sans objet.
Avocat : DUVAUX
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les requêtes de la SAS Chez Clémence visant à obtenir la décharge de la taxe d’habitation pour 2023 et 2024. Cette solution est prise car l'administration fiscale a accordé un dégrèvement total des cotisations litigieuses par décisions du 17 février 2026. Le tribunal se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet d'une requête lorsque la contestation principale est devenue sans objet.
Avocat : DUVAUX
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le risque de perte d'emploi invoqué par le requérant étant jugé hypothétique. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES
Avocat : DURAND
Sujet principal : Demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour pluriannuel "vie privée et familiale". Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : L'ordonnance ne statue pas sur le fond de la demande de suspension et d'injonction, mais se limite à prononcer l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle, en attendant l'examen de sa demande d'aide juridictionnelle définitive. Textes appliqués : Article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (pour l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle).
Avocat : DUQUE URIBE
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. A..., gérant d’un restaurant, d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler trois délibérations du conseil municipal de Sauveterre-de-Rouergue fixant le loyer, le bail et les travaux d’un local commercial. Après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, le requérant a été informé qu’il devait confirmer le maintien de sa requête dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. N’ayant pas respecté cette obligation, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal a donc donné acte de ce désistement d’office.
Avocat : VACARIE - DUVERNEUIL
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision implicite de la commune de Sauveterre-de-Rouergue concernant la cessation de l'activité d'épicerie au sein d'un multiservice. Le juge a estimé que la décision de fermeture émanait unilatéralement de l'exploitant et ne nécessitait aucune autorisation préalable de la commune, rendant la décision attaquée inexistante. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : VACARIE - DUVERNEUIL
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SCI La Ferme de la Huppe et autres. Les requérants sollicitaient des mesures d'injonction et une provision pour des travaux de réparation de désordres immobiliers, qu'ils attribuaient à des travaux réalisés par Enedis et d'autres défendeurs. Le juge a estimé que la demande ne relevait pas de sa compétence ou était manifestement mal fondée, car elle se heurtait à une contestation sérieuse et ne présentait pas le caractère d'urgence requis. Aucune mesure utile n'a donc été ordonnée.
Avocat : FAURE-BRAC ET DURAUD AVOCATS