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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 660 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 660

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 507

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : DUEffacer tout
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500142

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du 16 décembre 2024 par laquelle le délégué aux permis de conduire avait suspendu l'accès de l'auto-école Fun-conduite auto-moto au téléservice « RdvPermis ». La juridiction a jugé que cette mesure, prise pour un motif de fraude présumée (usage d'un logiciel robot), constituait une sanction administrative qui n'avait pas été précédée d'une procédure contradictoire, en méconnaissance du principe général des droits de la défense. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de rétablir l'accès de la société requérante au téléservice dans un délai de huit jours. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la route et le principe constitutionnel des droits de la défense.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600826

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de travailler. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit au travail, en raison de l'expiration de son titre de séjour et de sa situation de précarité. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que difficiles, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

16 janvier 2026
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400664

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire du Tampon refusant sa titularisation. Le requérant, agent contractuel reconnu travailleur handicapé, invoquait les articles L. 352-4 du code général de la fonction publique et le décret du 10 décembre 1996. Le tribunal a jugé que M. B... n'avait pas été recruté sur le fondement de ces textes et ne remplissait pas les conditions pour en bénéficier, sa qualité de travailleur handicapé étant postérieure à son embauche. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522570

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à un enfant mineur afghan au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 561-1 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3§1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

16 janvier 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513856

**Sujet principal :** Demande d’injonction à la préfecture de l’Essonne de fixer un rendez-vous à un ressortissant arménien pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour, déposée en ligne en 2023. **Juridiction :** Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande. Il constate l’urgence, car le dossier de M. B... expire le 30 janvier 2026, et l’absence de contestation sérieuse. Il enjoint à la préfète de l’Essonne de convoquer l’intéressé dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) ; code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

16 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521916

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté le moyen d’incompétence comme manifestement infondé, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’était assorti que de faits manifestement insusceptibles de le soutenir, compte tenu de la courte durée de séjour et de l’absence d’attaches familiales en France. Enfin, l’erreur de fait alléguée a été écartée comme inopérante, car sans incidence sur la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Avocat : DUQUE URIBE

15 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400020

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que les pièces fournies par le requérant ne permettaient pas d'établir l'ancienneté de sa présence en France, la réalité de son concubinage, ni son insertion professionnelle, et qu'il n'était pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. La décision préfectorale n'a donc pas méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUBOIS-TOUBE

15 janvier 2026• 5ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515179

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, pour contester le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'arrêté du 25 juin 2025 du préfet de police lui refusant un titre et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, l'arrêté du 25 juin 2025 s'étant substitué à la décision implicite de refus initiale. S'agissant de l'arrêté contesté, le tribunal a examiné le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse de ce moyen est centrale pour le jugement.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

15 janvier 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518173

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 29 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant résidait à Tarbes (Hautes-Pyrénées) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Pau. Par ordonnance, le tribunal parisien transmet donc le dossier à cette juridiction.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

15 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201853

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le refus du maire de Wervicq-Sud de délivrer un permis de construire une maison individuelle à M. C..., au motif que le terrain était classé en zone humide par le PLU. Le requérant contestait ce classement, arguant que le terrain ne répondait pas aux critères des articles L. 214-7 et R. 211-108 du code de l'environnement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le classement en zone humide par le PLU était légal et que le maire avait pu valablement opposer ce motif pour refuser le permis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et de l'environnement, ainsi que sur l'arrêté du 24 juin 2008.

Avocat : DUBRULLE

15 janvier 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202485

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... C... qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme informatif délivré le 19 mars 2022 par le maire de Gommegnies, classant sa parcelle en zone naturelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la cristallisation des règles d'un précédent certificat de 2019, au motif que sa validité de dix-huit mois était expirée et qu'aucune demande d'autorisation n'avait été déposée. Il a également rejeté l'exception d'illégalité du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), jugeant que le classement de la parcelle en zone naturelle n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur les articles L. 410-1, L. 151-8 et L. 151-9 du code de l'urbanisme.

Avocat : DUBRULLE

15 janvier 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205613

Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de la SCI Juleo, qui contestait le refus de permis de construire une maison individuelle à Wervicq-Sud, motivé par la localisation du terrain en zone humide. La société requérante invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de fait sur la qualification de zone humide, et une erreur de droit liée à l'illégalité du zonage du plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la réalité de la zone humide était établie par des critères pédologiques et floristiques conformément au code de l'environnement. En conséquence, la demande d'annulation de la décision du maire a été rejetée.

Avocat : DUBRULLE

15 janvier 2026• 5ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301326

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par plusieurs associations environnementales contre l’arrêté du préfet du Finistère du 8 novembre 2022 autorisant l’extension d’un élevage porcin exploité par la société Avel Vor à Landunvez. Les requérantes invoquaient notamment la méconnaissance du principe de non-détérioration des masses d’eau (directive 2000/60/CE et article L. 212-1 du code de l’environnement), l’insuffisance de l’étude d’impact, et les risques pour la santé publique liés aux émissions d’ammoniac. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que le projet respectait les prescriptions applicables et que les mesures de réduction des pollutions étaient suffisantes. En conséquence, la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DUBREUIL

15 janvier 2026• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523684

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A... C... par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d'instance, le préfet a produit une attestation de décision favorable sur cette demande, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Par ordonnance du 14 janvier 2026, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois mis à la charge de l'État le versement de 600 euros à M. A... C... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

14 janvier 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523334

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit des éléments attestant d'une décision favorable de délivrance d'une carte de résident, valable de 2026 à 2036, et d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés a constaté que cette décision favorable retirait la décision implicite contestée, privant d'objet la demande de suspension, et a prononcé un non-lieu à statuer.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

14 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412125

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que Mme B. ne remplissait pas les conditions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de visa de long séjour valide et de communauté de vie établie en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600002

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 19 décembre 2025 par laquelle l'OFII avait cessé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de Mme B..., une ressortissante afghane. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux et individualisé de la situation de la requérante, notamment au regard de sa vulnérabilité médicale et de l'extrême précarité de sa famille. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la directive 2013/33/UE. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil dans un délai de trois jours.

Avocat : DURAND

14 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302098

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. D... contestant le refus d’immatriculation de son véhicule allemand. Le tribunal a constaté que l’administration avait repris l’instruction de la demande et retiré les décisions attaquées, rendant les recours sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, l’État n’étant pas considéré comme la partie perdante.

Avocat : HAUTECOEUR-DUCRAY

14 janvier 2026• 4ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600406

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 octobre 2025 refusant l'enregistrement de la demande de titre de séjour de M. B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du délai de près de trois mois entre la décision contestée et l'introduction du recours, et de l'absence de justification d'effets concrets et immédiats sur la situation du requérant. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

14 janvier 2026
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2505547

Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par Mme B..., ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises dans le cadre de la procédure de détermination de l’État responsable de l’examen de sa demande d’asile. La requérante contestait notamment la régularité de l’information qui lui avait été délivrée et de l’entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure avait été respectée et que la décision de transfert ne méconnaissait ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni celles de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. En conséquence, la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral a été rejetée.

Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

14 janvier 2026• Reconduite à la frontière