10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 618
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a pris acte du désistement des requérants, M. B... et Mme E..., de leurs conclusions en suspension et injonction concernant le refus de visa de court séjour pour motif médical opposé par l'autorité consulaire française à Alger. Les requérants ont maintenu leur demande de frais de justice sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'était pas inéquitable de laisser les frais à leur charge. L'ordonnance a été rendue sur la base des articles R. 222-1 et L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARTIN DURAN
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contre un arrêté préfectoral du 27 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La notification de l'arrêté mentionnait par erreur un délai de recours d'un mois, qui était seul opposable au requérant. Or, la requête a été enregistrée le 29 janvier 2026, soit après l'expiration de ce délai. En application des articles L. 251-7, L. 921-1 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le magistrat désigné a constaté l'irrecevabilité manifeste du recours pour tardiveté.
Avocat : DULUCQ
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme C... visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jeures à Mme B... pour l'extension d'une maison et la démolition d'un abri de jardin. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation sur la limite de propriété, et une méconnaissance du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme C... ne justifiait pas d'un intérêt pour agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute d'éléments précis établissant que le projet affectait directement ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien. En conséquence, la demande a été déclarée irrecevable.
Avocat : BRILLIER LAVERDURE
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A..., agent de la métropole de Lyon, d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’un accident de service et d’une rechute, qu’elle impute à des fautes de son employeur (gestion tardive de l’imputabilité, non-respect des prescriptions médicales, défaut d’aménagement de poste). La métropole de Lyon a conclu au rejet de la requête, en contestant sa recevabilité et en niant toute faute. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la métropole et a ordonné, avant dire droit, une expertise médicale pour évaluer l’étendue des préjudices de Mme A... en lien avec l’accident de service reconnu imputable. Cette décision est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
Avocat : DUCA
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant srilankais, contestant l’arrêté du préfet de police lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens inopérants, ou des moyens non assortis de précisions suffisantes. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de la violation du principe du contradictoire et du droit d’être entendu, ainsi que ceux relatifs à la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales (vie privée, travail, dignité) en raison de l'expiration de son titre et de l'absence de document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas justifiée, rappelant que l'attestation de prolongation d'instruction prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut être délivrée que pour une demande complète. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. C... au centre hospitalier de Valence à partir de septembre 2019 pour une infection nosocomiale (spondylodiscite). Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour évaluer l'aggravation de l'état de santé du requérant, en présence d'un rapport de la CCI contesté. En revanche, la demande de provision de 250 000 euros a été rejetée, le juge estimant que l'obligation du centre hospitalier n'était pas suffisamment établie à ce stade.
Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 10 octobre 2025 de la préfète de la Haute-Savoie l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il estime que l'arrêté est légal car fondé sur l'article L. 731-1 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les contraintes de pointage quotidien sont justifiées par l'impossibilité d'éloigner immédiatement l'intéressé, qui fait l'objet d'un arrêté d'expulsion. Les conclusions subsidiaires et les demandes de frais sont également rejetées.
Avocat : ANDUJAR CAMACHO
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour les années 2017 à 2019. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de taxation d'office et les pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement motivé les pénalités. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DUBAULT BIRI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète du Rhône le 26 mai 2025. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que le requérant avait pu présenter ses observations. Il a également jugé que les erreurs de fait alléguées n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité la décision, qui se fondait sur d'autres circonstances non contestées. Enfin, le tribunal a considéré que le refus de titre ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A... au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEFEVRE-DUVAL
Avocat : SELARL MAUDUIT LOPASSO GOIRAND & ASSOCIES
Avocat : DUTEN
Avocat : DURAND
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 24 décembre 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le séjour à M. A... et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une situation particulière rendant nécessaire une intervention rapide, malgré la présomption d’urgence invoquée. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 433-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle, malgré la promesse d'embauche et la situation médicale invoquées. La solution retenue écarte l'urgence, sans examiner les moyens soulevés au fond, et rejette la requête.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension d’une décision de refus de remise de sa carte de résidente. Le juge a estimé que l’existence même de cette décision administrative n’était pas établie avec suffisamment de vraisemblance par la requérante. En conséquence, la condition tenant à l’existence d’une décision attaquable n’étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 29 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le juge estimant que la requérante n'apportait pas la preuve de motifs exceptionnels ou d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : DUPOURQUE
Avocat : ANDUJAR
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la rupture de la communauté de vie n'était pas imputable à des violences conjugales au sens de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les plaintes réciproques des époux ayant été classées sans suite. Il a également jugé que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code.
Avocat : DUBOIS-TOUBE
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour « vie privée et familiale » du préfet des Pyrénées-Atlantiques. Par un mémoire enregistré le 8 janvier 2026, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 janvier 2026, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale n’a été appliquée au fond.
Avocat : DUCOIN