3 277 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 277
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 099
Avec résumé IA
Avocat : LEXGLOBE SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Avocat : CABINET GAELLE LE STRAT
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment au regard de l'absence de preuves suffisantes concernant la nature des liens familiaux de l'intéressé avec son pays d'origine. La décision considère également que le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas méconnu dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : PEREIRA EMMANUELLE
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de la préfète de l'Essonne refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A... B... Le juge a estimé que le refus, motivé par un dossier soi-disant incomplet, était entaché d'une erreur de fait, le requérant ayant bien produit un jugement supplétif d'acte de naissance complet. La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un détenu demandant réparation pour 59 fouilles intégrales subies en 2018. Le tribunal a retenu l'exception de prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968, estimant que le délai pour agir était expiré. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
Avocat : CHAPELLE
Le Tribunal administratif de Montpellier rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de l'Aude portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne précitée.
Avocat : GUERCHI AMELLE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant une attestation de demande d'asile et maintenant un étranger en rétention. Le tribunal s'est déclaré incompétent au profit du tribunal administratif d'Amiens, en application des articles R. 922-4 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'intéressé a été ultérieurement assigné à résidence dans le département de l'Oise. Il a en conséquence ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé-précontractuel de l'association Soliha Loire - Puy-de-Dôme, qui contestait la procédure de passation d'un marché public par la communauté de communes de Forez-Est. Le juge a estimé que l'acheteur public avait suffisamment défini son besoin dans le cahier des clauses techniques particulières et que le recours à un prix forfaitaire n'était pas illégal en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à la définition des besoins et aux modalités de passation des marchés.
Avocat : OUVRELLE
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La compétence revient en effet au tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu d'assignation, en l'occurrence le département du Val-d'Oise.
Avocat : STOFFANELLER
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B... et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Six-Fours-les-Plages à la SARL LX-City. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur instance. Par ordonnance, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du même code, laissant à chaque partie la charge de ses frais.
Avocat : MORIN ISABELLE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Royal First Travel, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 322 404 euros en réparation du préjudice résultant du refus de l'aide « coûts fixes consolidation » pour décembre 2021 et janvier 2022. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car le recours indemnitaire était fondé sur l'illégalité d'une décision à objet exclusivement pécuniaire, devenue définitive, sans que la société n'ait contesté cette décision dans les délais. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé qu'aucune faute de l'administration n'était établie, la société n'ayant pas fourni les pièces complémentaires dans le délai imparti. Aucune indemnité n'a donc été accordée.
Avocat : CAZELLES
Le Tribunal Administratif de Melun annule l'arrêté du 16 mai 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a obligé M. A..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de la situation, le préfet s'étant fondé à tort sur une demande de titre de séjour que l'intéressé n'avait jamais pu déposer malgré une ordonnance judiciaire. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour sont également annulées. Le tribunal se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 ordonnant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, par ses multiples condamnations pénales pour des faits de violence, stupéfiants et port d'armes, constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant, compte tenu de son absence de contribution à l'entretien et à l'éducation de ce dernier.
Avocat : SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant gambien, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 13 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière et que la motivation était suffisante. Il a estimé que le titre de séjour suédois de M. D... était expiré, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement des articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D..., incluant les demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 21 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du droit d'être entendu, en se fondant sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans qu'aucun texte spécifique ne soit mentionné comme ayant été méconnu.
Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F..., ressortissant tunisien, contestant la décision du préfet du Pas-de-Calais du 7 janvier 2026 fixant la Tunisie comme pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision régulièrement signée par un délégataire et suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de la courte durée et de l’irrégularité du séjour de l’intéressé en France, de l’absence d’attaches familiales solides sur le territoire, et de ses condamnations pénales. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le refus du préfet de police de Paris de délivrer à M. A... une habilitation pour accéder aux zones de sûreté des aéroports, en raison de mentions défavorables dans le traitement des antécédents judiciaires. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la consultation des fichiers était régulière. Il a également écarté le moyen d'erreur de droit, jugeant que le préfet avait bien procédé à une appréciation globale du comportement du requérant, au-delà de la seule existence des mentions. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits, bien qu'anciens et commis durant la minorité, ne garantissaient pas la moralité requise pour la sûreté aérienne, et a rejeté la requête.
Avocat : SELARL ISABELLE GUENEZAN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l’annulation d’un procès-verbal de restitution de titres d’identité et de voyage émis par le consulat général de France à Alger. Le tribunal a jugé que ce procès-verbal, qui se borne à constater la restitution des documents, ne constitue pas une décision faisant grief et ne peut donc faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : DAURELLE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, afin d'obtenir une injonction de logement sous astreinte. Le préfet des Bouches-du-Rhône s'est opposé à la demande, arguant que la requérante avait fait obstacle à l'exécution de la décision de la commission. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les propositions de logement faites à Mme B... étaient adaptées à ses besoins et capacités, et que son refus de celles-ci constituait un obstacle à l'exécution de la décision de la commission de médiation, rendant ainsi la demande d'injonction infondée. La décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LESTELLE