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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 410 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 410

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 855

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ELLEEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304769

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de la SAS Dam Agri, qui demandait la condamnation du préfet de la Drôme à l’indemniser pour l’arrachage de ses vergers ordonné par un arrêté du 12 novembre 2003, annulé depuis. Le tribunal estime que la créance de la société est prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l’État. Il juge que les préjudices invoqués, liés aux coûts d’arrachage et à la perte de marge nette, étaient définitifs et mesurables dès l’année des arrachages, et que la prescription a commencé à courir à compter du 1er janvier suivant cette année, sans avoir été interrompue par un recours antérieur.

Avocat : SELARL CABINET TUMERELLE

15 mai 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204313

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de l'EARL Breyton, qui sollicitait 143 586 euros en réparation du préjudice subi en 2003 suite à l'arrachage de ses arbres fruitiers ordonné par un arrêté préfectoral du 12 novembre 2003, annulé depuis par le Conseil d'État. Le tribunal a considéré que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, car les préjudices invoqués (coûts d'arrachage, replantation et perte de marge) étaient instantanés et définitifs, et que les droits avaient été acquis dès l'année 2003. Le délai de quatre ans n'ayant pas été interrompu par un recours ou une réclamation avant la demande de 2022, la prescription était acquise.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL CABINET TUMERELLE

15 mai 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501689

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la protestation électorale de M. C, qui contestait l'élection du 1er adjoint au maire de Les-Bordes-sur-l'Arize le 27 février 2025. La juridiction a jugé que la requête, dirigée contre une délibération non détachable des opérations électorales, relevait du contentieux électoral et était tardive. En application des articles L. 2122-13 du code général des collectivités territoriales et L. 248 du code électoral, le délai de recours n'était pas respecté. Par conséquent, la protestation a été déclarée irrecevable.

Avocat : LAPUELLE

15 mai 2025• 4ème Chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01944

Avocat : LEXGLOBE SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT

15 mai 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401403

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le président du conseil départemental de la Manche pour une contravention de grande voirie reprochée à la SARL Herviou et associés, pour stationnement irrégulier d’un navire dans le port de Granville. La société contestait la régularité de la procédure et la matérialité des faits. Le tribunal a examiné la régularité de la notification du procès-verbal au regard de l’article L. 774-2 du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement porte sur l’application des articles L. 5337-1 et R. 5333-9 du code des transports, ainsi que L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : JARRY ISABELLE

14 mai 2025• 2ème chambre JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309409

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire et urgente pour un relogement par la commission de médiation le 6 mai 2019, qui demandait réparation du préjudice subi en raison de la carence de l'État à assurer son relogement dans les délais. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, appréciés en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement. En l'espèce, Mme B a été relogée le 3 novembre 2022, et le préfet n'a pas établi qu'elle aurait refusé des propositions ou fait échec à son relogement. Le tribunal a donc condamné l'État à verser à Mme B une indemnité de 2 000 euros en réparation des préjudices subis, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : STOFFANELLER

14 mai 2025• 14ème chambre, DALO
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502543

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 7 mai 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte la situation personnelle de M. B, notamment sa qualité de père d'un enfant français né en janvier 2025, au regard des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GUILLOT JOELLE

13 mai 2025• Magistrat Mme Soler
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309357

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’indemnisation de 10 000 euros chacun, en raison de l’absence de relogement de leur famille (comprenant quatre enfants, dont un souffrant de problèmes de santé) par le préfet des Yvelines. Cette carence persistait malgré une décision de la commission de médiation du 11 septembre 2020 reconnaissant leur demande comme prioritaire et urgente, et une injonction du tribunal du 12 juillet 2021 assortie d’une astreinte. Le tribunal a rejeté leurs conclusions indemnitaires, estimant que le préjudice invoqué n’était pas établi. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives au droit au logement opposable.

Avocat : BORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

13 mai 2025• Présidente Boukhéloua
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2302533

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme D, ressortissante britannique, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis à la suite d’une opération de chirurgie bariatrique (by-pass gastrique) réalisée le 13 avril 2016 au groupe hospitalier du Havre. La requérante invoquait un défaut d’information préopératoire et un non-respect des recommandations de la Haute Autorité de Santé, engageant la responsabilité de l’hôpital, et sollicitait également l’indemnisation par l’ONIAM au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de Mme D, considérant que la responsabilité du groupe hospitalier n’était pas établie et que les conditions pour une indemnisation par l’ONIAM n’étaient pas réunies. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle

7 mai 2025• 3 ème Chambre
CAA54Décision• plein contentieux

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-22NC00284

Avocat : CABINET WEDRYCHOWSKI WEBER KELLER

6 mai 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301488

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du 13 mars 2023 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire n'avait pas été respectée, car il n'était pas établi que M. B avait été informé des motifs de la prolongation envisagée et mis en mesure de présenter ses observations. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice de procédure.

Avocat : CHAPELLE

6 mai 2025• Chambre 3
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2206662

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire initial (21 mai 2021) et un permis modificatif (30 juin 2022) délivrés par le maire de Trélissac à M. et Mme D pour une maison individuelle. Le tribunal a joint les deux affaires. Il a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, et de l'atteinte à la vie privée, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes de frais de justice présentées par M. C et a mis à sa charge le versement de 1 500 euros à la commune de Trélissac et de 1 500 euros à M. et Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

6 mai 2025• 6ème Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200649

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 26 novembre 2021. Cet arrêté ordonnait le dessaisissement de ses armes, lui interdisait d'en acquérir, enregistrait cette interdiction au fichier FINIADA et retirait la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait compétence pour le signer. Il a également estimé que la mesure n'était pas disproportionnée, le préfet ayant pu légalement se fonder, sur le fondement des articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, sur les antécédents judiciaires de M. B (notamment des faits de conduite en état alcoolique en 2019 et 2020) pour considérer que son comportement laissait craindre une utilisation dangereuse des armes.

Avocat : MARCELLESI

6 mai 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110702

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, agent contractuel (AESH) licenciée pour motif disciplinaire le 19 avril 2019, décision annulée pour disproportion par un jugement du 17 novembre 2020. Elle demande réparation de ses préjudices financier et moral liés à cette éviction illégale. Le tribunal rappelle que l'illégalité fautive de la décision annulée engage la responsabilité de l'État. Il précise que l'agent irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale de son préjudice, incluant la perte de traitement et de primes, sous déduction des revenus de remplacement perçus, et que le préjudice moral peut être indemnisé s'il est justifié. La solution retenue est que l'administration est responsable, mais le montant de l'indemnisation sera déterminé après déduction des revenus de remplacement et examen des justificatifs du préjudice moral. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Avocat : STOFFANELLER

6 mai 2025• 6ème chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE01654

Avocat : PACREAU COURCELLES

6 mai 2025• 2ème Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303579

Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 14 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, mariée à un Français et mère d'un enfant français né en 2022, vivait avec ce dernier. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne produisant pas de mémoire en défense, était réputé avoir acquiescé aux faits. Il a estimé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, protégeant la vie privée et familiale et l'intérêt supérieur de l'enfant.

Avocat : BAZIN CLAUZADE EMMANUELLE

6 mai 2025• 3ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301219

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande indemnitaire de Mme A B, agent contractuel, qui contestait le non-renouvellement de ses contrats à durée déterminée par la communauté de communes du Grand Cubzaguais. La requérante invoquait notamment un défaut d'information préalable et l'absence de motivation de la décision de non-renouvellement. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement d'un CDD n'est pas une décision devant être motivée et que l'administration n'a pas à justifier de l'intérêt du service en l'absence de contestation sérieuse de l'agent. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux régissant les agents contractuels de la fonction publique territoriale, sans application spécifique du décret n°88-145 du 15 février 1988.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

5 mai 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304143

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, fonctionnaire territoriale, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président du conseil départemental de la Dordogne du 19 juin 2023 refusant de reconnaître l’imputabilité au service d’une reviviscence de symptômes anxiodépressifs survenue le 22 février 2023 et de lui verser des indemnités journalières. Le tribunal a examiné la légalité du refus de reconnaissance d’imputabilité au service, en application du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, et a rejeté le moyen tiré d’un vice de procédure. S’agissant des conclusions relatives au refus de versement d’indemnités journalières, le tribunal a relevé d’office que celles-ci relèvent de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire, en application du code de la sécurité sociale. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

5 mai 2025• 4ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2201163

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a rejeté la requête de la société 3M France, qui demandait l'annulation de la décision du 29 juin 2021 de l'inspection du travail refusant l'autorisation de licencier M. C, salarié protégé, ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence territoriale de l'inspecteur et l'erreur d'appréciation sur le motif personnel de licenciement, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme le refus d'autorisation de licenciement, en application des articles L. 2421-3 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.

Avocat : CAZELLES

5 mai 2025• 9ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201102

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A, propriétaire d’un logement frappé par un arrêté de péril, qui contestait les avis de sommes à payer émis par la ville de Marseille pour le relogement d’urgence de son locataire. Le tribunal a jugé que la ville était fondée à réclamer ces frais sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-3-1 du code de la construction et de l’habitation, dès lors que la propriétaire n’avait pas assuré elle-même l’hébergement de l’occupant. Les moyens soulevés, notamment l’absence d’information préalable et la situation financière de la requérante, ont été écartés comme inopérants ou non fondés.

Avocat : AMSELLEM

30 avril 2025• 8è ch Magistrat statuant seul