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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 410 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 410

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 767

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ELLEEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411961

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, contestant un arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, en raison des risques liés à son orientation sexuelle en cas de retour au Pakistan. Le tribunal a estimé que, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, M. A... n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations. La décision s'appuie sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PELLETIER

27 janvier 2026• 7ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302571

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir contre deux décisions du maire de Vigny de ne pas s’opposer à des déclarations préalables de travaux déposées par M. B... pour la construction de deux abris de jardin. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des règles d’implantation du plan local d'urbanisme (PLU) et un défaut de motivation de la seconde décision. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les conclusions à fin d’injonction étaient irrecevables. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code des relations entre le public et l’administration.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP HELLENBRAND & MARTIN

26 janvier 2026• 8e chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600315

Le Tribunal Administratif de Paris est saisi en référé-suspension par un élève gardien de la paix contestant un blâme, une note de 0 à une épreuve, un retrait de points, son classement et son affectation, tous liés à des soupçons de tricherie. Le requérant invoque l'urgence en raison de l'impact négatif sur sa carrière, sa rémunération et son état de santé, et fait valoir plusieurs moyens de légalité, notamment un vice de forme, une méconnaissance des droits de la défense, une erreur de fait et une disproportion de la sanction. Le juge des référés doit se prononcer sur la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAPUELLE

23 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512461

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant irakien, demandant l'annulation de l'arrêté du 19 décembre 2025 du préfet du Pas-de-Calais ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée au regard des articles L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

23 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600025

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 16 décembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait ordonné le transfert de M. C..., ressortissant bangladais, aux autorités croates. La juridiction a jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené par une personne qualifiée, faute pour l'administration d'en apporter la preuve. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie substantielle, entraînant l'annulation de la décision de transfert.

Avocat : LABELLE

23 janvier 2026• POLE URGENCES
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502383

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur lequel elle se fondait, était inapplicable aux ressortissants algériens. Il a substitué à cette base légale erronée les stipulations de l'article 6, 7° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans que cela ne change la solution. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SCP PARUELLE

22 janvier 2026• 1ère chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508950

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Talence. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état de la voirie et des immeubles avoisinants avant des travaux de rénovation et d'extension du "Château des Arts". Le juge a estimé la mesure utile pour prévenir d'éventuels litiges sur l'origine des désordres. La mission de l'expert pourra être étendue, en cours de travaux, à la recherche des causes des dommages qui surviendraient.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

22 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403002

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV La Frette développement, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le maire de La Frette a refusé un permis de construire pour un immeuble de 10 logements. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur le dépassement du coefficient d’emprise au sol maximal de 0,3 fixé par l’article II.1.4 du règlement du PLUi de Bièvre Isère communauté, les rampes d’accès au sous-sol n’ayant pas été incluses dans le calcul de l’emprise. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation et celui fondé sur l’article R. 423-38 du code de l’urbanisme, qui n’impose pas à l’administration d’inviter le pétitionnaire à régulariser son projet. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP SAUL-GUIBERT CAPDEVILLE CANTELE LENUZZA TONNELLE

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512681

Le Tribunal Administratif de Lille annule l'arrêté du 24 décembre 2025 par lequel le préfet de la Somme a maintenu M. A..., ressortissant congolais, en rétention administrative suite à sa demande d'asile. Le juge estime que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En effet, la seule circonstance que l'intéressé, entré mineur en France en 2020, n'ait pas demandé l'asile plus tôt ne suffit pas à démontrer que sa demande, formulée en rétention, visait uniquement à faire échec à son éloignement.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

22 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400490

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse du 5 février 2024 ordonnant sa remise aux autorités italiennes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches de l'intéressée en Italie et de la durée de son séjour en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : MENVIELLE

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA30Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502513

Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a été saisi par M. A... B... d'une demande d'exécution du jugement n° 2002849 du 27 janvier 2022, qui enjoignait au maire de Moussac de régulariser sa situation administrative et financière suite à l'annulation de son éviction. Le requérant sollicitait également une indemnisation pour préjudices financier et administratif. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, car elles constituent un litige distinct de la demande d'exécution. S'agissant de l'exécution du jugement, le tribunal a constaté que la commune avait procédé à la régularisation requise, rendant la demande d'astreinte sans objet.

Avocat : MARCELLESI

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2501997

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 11 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'insertion professionnelle et la formation du requérant. Il a estimé que les circonstances invoquées, notamment l'absence de liens familiaux en France, ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision portant obligation de quitter le territoire a également été validée, sans erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

21 janvier 2026• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400281

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme Pellegrino, représentée par son tuteur, contestant le refus du département des Alpes-Maritimes de prendre en charge ses frais d'hébergement en EHPAD au titre de l'aide sociale. Le tribunal a rappelé qu'il statue en plein contentieux et qu'il doit examiner les droits de l'intéressée, rendant inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision. Sur le fond, il a appliqué les articles L. 132-1 et L. 132-3 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que les ressources de la personne hébergée sont affectées au remboursement de ses frais à hauteur de 90 %. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que le département n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que les ressources de Mme Pellegrino étaient suffisantes pour couvrir ses frais d'hébergement.

Avocat : SELARL D'AVOCATS EMMANUELLE ORTA

21 janvier 2026• Magistrat Mme POUGET
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304440

Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de M. A... contestant le refus de regroupement familial pour son épouse et sa fille. Constatant que la préfète de l'Oise avait accordé le regroupement familial le 23 avril 2024, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable à l'administration. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A... au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

21 janvier 2026• 4ème Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03554

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

20 janvier 2026• 5ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2503086

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 3 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard du pouvoir de régularisation du préfet, et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni de l'article 3 de la même Convention (interdiction des traitements inhumains ou dégradants). La solution retenue se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PEREIRA EMMANUELLE

20 janvier 2026• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512746

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant indien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 décembre 2025 fixant le pays d'éloignement (l'Inde) suite à une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'apporter des preuves des risques qu'il alléguait en cas de retour en Inde.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

20 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512805

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 29 décembre 2025 par lequel la préfète de l'Aisne lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le juge a rappelé que l'autorité administrative doit, pour fixer la durée d'une interdiction de retour, tenir compte de l'ensemble des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la durée de présence, les liens avec la France, et la menace pour l'ordre public. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision au regard des textes applicables, dont la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

20 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518614

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 7 août 2025. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de conjoint de Français opposé à M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant s'étant placé lui-même dans la situation qu'il invoquait en ne finalisant pas ses démarches de titre de séjour malgré des visas de court séjour obtenus. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : MENGELLE

19 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523637

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante japonaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur de fait, compte tenu des dysfonctionnements techniques ayant empêché le dépôt de la demande, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 433-2 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LGAvocats, Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle

19 janvier 2026