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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

804 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

804

Décisions totales

383 581

Ordonnances

325 843

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ELLIAEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500118

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 1er février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un ressortissant malgache. Le juge a estimé que l'éloignement effectif du requérant, intervenu avant qu'il n'ait statué sur la demande de référé, méconnaissait le droit à un recours effectif garanti par l'article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 761-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également relevé une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la présence à Mayotte de la compagne et des deux enfants du requérant.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

5 février 2025
TA107Ordonnance

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500116

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 2 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai pris à l'encontre de Mme C..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette décision a été motivée par la durée de séjour de seize ans de l'intéressée à Mayotte, la scolarisation continue de ses enfants jumeaux nés en 2013 dans le système français, et l'exercice effectif de ses droits parentaux malgré leur placement à l'aide sociale à l'enfance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

5 février 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500115

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 2 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour à l'encontre de M. E..., ressortissant malgache. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de sa résidence stable à Mayotte depuis 2015 et de sa vie familiale avec sa compagne en situation régulière et leurs deux filles nées en 2017 et 2020. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours et de réexaminer sa situation sous deux mois.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

4 février 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500110

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que, malgré l’urgence invoquée, la décision ne porte pas d’atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l’intérêt supérieur de ses enfants, au sens de la convention internationale relative aux droits de l’enfant et de la convention européenne des droits de l’homme. Il relève que l’intéressé, arrivé récemment à Mayotte (2021) et père d’enfants en bas âge nés d’une compatriote, peut reconstituer sa cellule familiale dans son pays d’origine. La requête est rejetée comme manifestement infondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

2 février 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500109

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... A... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car l'arrêté contesté avait été retiré par le préfet avant même l'introduction de la requête. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

2 février 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500102

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 29 janvier 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. A..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants français, en application de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La condition d'urgence a été reconnue en raison du risque d'éloignement imminent.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

31 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500087

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. B..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison du risque d’éloignement imminent et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette atteinte a été caractérisée par la résidence stable de l’intéressé à Mayotte avec sa compagne titulaire d’un titre de séjour et leurs enfants mineurs scolarisés. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler sous huit jours.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

30 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500098

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, mais le juge a estimé qu’elle ne justifiait pas d’attaches familiales suffisantes à Mayotte, ni de l’absence de liens aux Comores. En conséquence, la condition d’atteinte à une liberté fondamentale n’étant pas établie, la requête a été rejetée comme manifestement infondée, sans examen de l’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

30 janvier 2025
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304375

Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en juillet 2025, rendant les conclusions principales de la requête sans objet. Par ordonnance du 28 janvier 2025, la magistrate désignée a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté la demande de frais de justice.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

28 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500074

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) présentée par M. G..., ressortissant malgache. Cette demande est devenue sans objet car le préfet de Mayotte a retiré l'arrêté litigieux le 27 janvier 2025, avant que le juge ne statue. En conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction ont également été rejetées.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

27 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500075

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire. La requête visait à suspendre cet arrêté et à obtenir une autorisation provisoire de séjour. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’a été examinée, le désistement ayant mis fin à l’instance. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction préalable.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

26 janvier 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316789

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, mineure selon le droit malgache, qui contestait un refus de visa de long séjour. La requête n’avait pas été introduite par un représentant légal habilité, et la requérante n’a pas régularisé sa situation malgré une demande du tribunal. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.

Avocat : BELLIARD-RATRIMOARIVONY-CHHANN

24 janvier 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400604

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant comorien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et méconnaissaient l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Il a relevé la présence continue de M. A... à Mayotte depuis 2013, sa vie familiale stable avec sa conjointe en situation régulière et leurs sept enfants, dont plusieurs sont scolarisés et l'un souffre d'une grave pathologie cardiaque nécessitant un suivi médical.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025• 1ère chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400899

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 20 mars 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme B... résidait à Mayotte depuis 2013 avec un titre de séjour, était mère de sept enfants français dont trois mineurs, et que les faits de violence invoqués par le préfet ne suffisaient pas à caractériser une menace pour l'ordre public.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025• 1ère chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500059

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 janvier 2025 du préfet de Mayotte portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour à l'encontre de M. E..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de sa résidence à Mayotte depuis 2016, de sa vie commune avec sa conjointe en situation régulière et leur enfant français. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. E... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500061

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du 22 janvier 2025 du préfet de Mayotte obligeant une ressortissante comorienne à quitter le territoire sans délai. Le juge retient que la mesure d'éloignement porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Cette décision est motivée par la durée de séjour de l'intéressée à Mayotte depuis 2015, sa qualité de mère de deux enfants nés à Mayotte dont un de nationalité française, et la participation du père à l'entretien de l'enfant.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500066

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. D..., ressortissant malgache, à quitter le territoire sans délai. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et à l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant), compte tenu de la durée de séjour du requérant depuis 2017, de sa vie familiale stable avec sa compagne en situation régulière et de son enfant né en 2017. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de huit jours.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500060

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé M. C..., ressortissant comorien, à quitter le territoire sans délai. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de sa résidence stable à Mayotte depuis plusieurs années, de son mariage avec une ressortissante en situation régulière et de la vie commune avec leurs trois jeunes enfants. La condition d'urgence étant remplie du fait du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement, le tribunal a ordonné la suspension de l'arrêté et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500062

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 22 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C..., protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Cette solution a été retenue compte tenu de la résidence stable et continue de l'intéressé à Mayotte depuis de nombreuses années et de ses liens familiaux avérés avec sa conjointe en situation régulière et leurs quatre enfants.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

24 janvier 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303521

Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante comorienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Il juge que le refus de titre méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue de Mme B... à Mayotte depuis 2014, de sa vie commune avec son compagnon titulaire d'une carte de résident, et de ses deux enfants nés à Mayotte.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

21 janvier 2025• 3ème chambre