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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 992 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 992

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 069

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : EMEEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503594

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025. Cet arrêté retirait son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la signature de l'acte était régulière au regard de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, que la signataire était compétente, et que l'obligation de quitter le territoire n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.

Avocat : BOTTEMER

20 novembre 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2405541

Le Tribunal Administratif de Rennes (6ème Chambre) a annulé l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation et méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la relation amoureuse stable de l'intéressée avec un compatriote résidant régulièrement en France, de la naissance de deux enfants et de la contribution du père à leur éducation. La solution retenue se fonde sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CLEMENT

20 novembre 2025• 6ème Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302894

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au centre hospitalier d’Avignon, qui contestait le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service d’un accident survenu le 11 mars 2021. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a considéré que les faits invoqués, à savoir des propos tenus par la directrice des soins lors d'un entretien, ne constituaient pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP CLEMENT-DELPIANO

20 novembre 2025• 4ème Chambre
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500767

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un permis de construire délivré par le préfet de l'Indre pour une centrale photovoltaïque. Le requérant n'a pas justifié avoir notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans les formes et délais prescrits par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.

Avocat : ROUET-HEMERY/ROBIN

19 novembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519376

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de changement de statut de Mme B... vers une carte "salarié". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'apporte pas de justificatif démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, son époux exerçant une activité professionnelle. En conséquence, la requête est rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : GODEMER

19 novembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510042

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation de l'arrêté suffisante. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

18 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507614

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A..., déposée le 28 janvier 2025. La solution retenue est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : DEME

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305835

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... contestant la décision implicite du ministre de l’intérieur confirmant l’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation était inopérant, la décision expresse du 15 mai 2023 étant intervenue en cours d’instance. Sur le fond, il a jugé que l’administration pouvait légalement fonder son ajournement sur l’aide au séjour irrégulier du conjoint de la requérante, sans que les éléments d’intégration invoqués ne constituent une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

18 novembre 2025• 3ème Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501390

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une sanction disciplinaire d’exclusion temporaire d’un an infligée par le maire de Cabriès. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par une ordonnance du 18 novembre 2025. Les conclusions de la commune de Cabriès au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SARL NEMESIS

18 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507979

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence de la préfète du Rhône sur la demande de titre de séjour de M. B..., au motif que l’administration n’avait pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans toutefois ordonner la délivrance du titre sollicité. Les conclusions accessoires relatives aux frais d’instance ont été rejetées.

Avocat : DEME

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508348

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'autorité préfectorale avait procédé à un examen particulier de sa situation. Le tribunal a jugé que les difficultés personnelles invoquées (maladie et décès de la mère adoptive, mariage et naissance d'un enfant) ne justifiaient pas le renouvellement du titre étudiant, faute de progression avérée dans les études. Enfin, l'obligation de quitter le territoire a été validée, les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étant pas méconnues, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale dans le pays d'origine.

Avocat : DEME

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509341

Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial de M. B..., né du silence gardé par la préfète du Rhône. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : DEME

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513452

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. B..., ressortissant algérien, pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l’urgence et l’utilité de la mesure, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle du requérant (présence en France depuis 2018, mariage, enfants à charge, activité d’artisan) et de l’absence de réponse de l’administration malgré des démarches entreprises depuis janvier 2024. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de justice administrative et de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans assortir l’injonction d’une astreinte, et a condamné l’État à verser 400 euros au titre des frais de justice.

Avocat : DEME

18 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501375

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français et l’interdiction de retour de douze mois prononcées par la préfète du Rhône le 16 janvier 2025. Le requérant a abandonné ses conclusions contre un refus de titre de séjour inexistant. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : DEME

17 novembre 2025• 7ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306368

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a rejeté la requête de la commune de Baillargues. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 21 juillet 2023 qui ne l'avait pas inscrite sur la liste des communes reconnues en état de catastrophe naturelle pour les mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse sur la période d'avril à novembre 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence des signataires de l'arrêté, en application de l'article 1er du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la commune, incluant ses demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HEMEURY

17 novembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502605

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours en excès de pouvoir de Mme D... contre l'arrêté du préfet de l'Hérault du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de six mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'autorité de la chose jugée suite à l'annulation d'un précédent arrêté similaire en mars 2024, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement du 11 mars 2024 avait annulé le premier arrêté pour erreur manifeste d'appréciation et violation de l'article 8 de la CEDH.

Avocat : SELARL DEMERSSEMAN - EVEZARD

17 novembre 2025• 5ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303009

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme G... F... et autres, qui demandaient l'annulation de la décision du 16 décembre 2022 de la commission départementale d'aménagement foncier de l'Oise. Cette décision rejetait leur réclamation contre le plan d'aménagement foncier agricole et forestier de plusieurs communes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation et d'un vice de procédure, étaient irrecevables car constituant des causes juridiques nouvelles soulevées après l'expiration du délai de recours contentieux. Les autres moyens, fondés sur les articles L. 121-10, L. 123-1 et L. 123-4 du code rural et de la pêche maritime, ont été écartés comme non fondés.

Avocat : SCP EMERGENCE AVOCATS

14 novembre 2025• 1ère Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507203

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du jury de l’ENSAI ajournant M. B... pour l’obtention de son diplôme. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en écartant les arguments relatifs à l’absence de motivation, à la signature du jury, à la convocation aux rattrapages et à l’erreur d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et le règlement de scolarité de l’établissement.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

14 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408311

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par la préfète du Rhône à un ressortissant comorien. Le juge a retenu que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité a suffi à prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : DEME

13 novembre 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304519

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de l'association ASPONA visant à annuler l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel le maire de Sospel ne s'est pas opposé à la déclaration préalable pour la construction d'une station-service. Le tribunal a jugé que le projet, dont l'emprise au sol était inférieure à 20 m², relevait du régime de la déclaration préalable et non du permis de construire, conformément aux articles R. 421-14 et R. 420-1 du code de l'urbanisme. Les conclusions indemnitaires de l'association ont également été déclarées irrecevables, faute de demande préalable et de chiffrage.

Avocat : DEMES AVOCATS

13 novembre 2025• 2ème Chambre