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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 211 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 211

Décisions totales

383 581

Ordonnances

253 669

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : EMEEffacer tout
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410059

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile limite la validité des titres délivrés à Mayotte et impose une autorisation spéciale pour se rendre sur le reste du territoire, même pour les membres de la famille d'un citoyen français. La dérogation prévue par ce texte pour le partenaire pacsé d'un citoyen français ne s'applique qu'à l'obligation de visa, et non à la possibilité de demander un titre de séjour de droit commun hors de Mayotte. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions a été écarté.

Avocat : DEME

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516262

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant les décisions du 21 décembre 2025 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens relatifs à l'erreur manifeste d'appréciation et à la disproportion des sanctions n'étaient pas fondés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DEME

8 janvier 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516388

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 30 décembre 2025 par lequel la préfète du Rhône a ordonné la remise de M. C..., ressortissant algérien, aux autorités portugaises. La décision est jugée illégale car elle a été prise avant d'avoir obtenu l'accord préalable des autorités portugaises, en méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-portugais du 8 mars 1993. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence est également annulé. Le tribunal applique les stipulations de l'accord bilatéral et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DEME

8 janvier 2026• ELOIGNEMENT
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522194

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., ressortissant burkinabé, contestant un arrêté préfectoral du 18 août 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison des risques de persécutions liés à son homosexualité au Burkina-Faso, où cette orientation sexuelle est pénalisée depuis septembre 2025. Le tribunal a examiné la condition d'urgence et les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance à intervenir devait statuer sur la suspension demandée.

Avocat : CLEMENT

8 janvier 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502786

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision du préfet de la Marne du 3 avril 2025 invalidant sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve, par un faisceau d'indices suffisant (échecs répétés, incohérences horaires et absence de justificatif de présence), que Mme B... n'avait pas réellement passé l'épreuve. La solution retenue est fondée sur les articles R. 221-1 et D. 221-3 du code de la route, ainsi que sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, qui prévoit l'invalidation des épreuves en cas de fraude.

Avocat : CABINET JACQUEMET

8 janvier 2026• Juge unique - 2ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504084

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par deux époux assistants familiaux, Mme et M. B..., contestant le retrait de leur agrément par le président du conseil départemental de la Meuse. Le juge a rejeté leurs demandes, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la perte de revenus était partiellement compensée par des allocations de retour à l'emploi, et que les moyens soulevés (insuffisance de motivation, absence de faits établis, disproportion de la mesure) ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité des décisions. La solution retenue est donc le rejet des requêtes, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.

Avocat : GOUDEMEZ

8 janvier 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512363

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 17 décembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également rejeté l’exception d’illégalité de l’obligation de quitter le territoire sous-jacente, celle-ci étant devenue définitive. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en prononçant cette interdiction, compte tenu de l’absence de circonstances humanitaires et de la menace à l’ordre public constituée par le maintien irrégulier de l’intéressé.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

8 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511297

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E... C..., ressortissant soudanais, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur l’article 13.1 du règlement Dublin III, après accord implicite des autorités italiennes.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

7 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102144

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision implicite de rejet de l'État concernant la demande de permis exclusif de recherches (PER) de lithium et substances connexes du bassin de Limagne, présentée par la société 2gré (anciennement Géorhin). Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un vice de procédure, car le Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies n'avait pas été consulté, en méconnaissance de l'article 3 du décret n°2006-648 du 2 juin 2006. Cette irrégularité a privé la société requérante d'une garantie, entraînant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL GOSSEMENT AVOCATS

6 janvier 2026• Chambre 3
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513499

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par l’Établissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes (EPORA) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise préventive avant des travaux de démolition liés au projet de requalification « Espace Sauvage » à Saint-Sorlin-en-Valloire. La mission confiée à l’expert consiste à dresser un état descriptif et qualitatif des immeubles et ouvrages situés à proximité du chantier, à recenser les dégradations existantes et à évaluer les risques de dommages. Cette mesure utile vise à prévenir d’éventuels litiges en matière de travaux publics.

Avocat : CABINET BRET BREMENS

6 janvier 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515466

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. A..., ressortissant ivoirien, dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai d'attente anormalement long depuis juillet 2023 caractérisait une situation d'urgence et que la mesure était utile, sans se heurter à une contestation sérieuse. L'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice, mais les conclusions relatives à une astreinte et à l'exécution provisoire ont été rejetées.

Avocat : DEME

6 janvier 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401363

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. A..., ressortissant ivoirien, contre le refus implicite de titre de séjour et l'arrêté préfectoral du 16 avril 2025 lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 16 avril 2025 avait privé d'objet le recours contre le refus implicite initial. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. A..., estimant que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requêtes.

Avocat : DEME

5 janvier 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505030

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la préfète avait suffisamment vérifié le droit au séjour de l’intéressé, conformément à l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en tenant compte de sa durée de présence et de ses liens en France.

Avocat : DEME

5 janvier 2026• 7ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507196

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien ou marocain, contestant les décisions du 13 mai 2025 par lesquelles la préfète du Rhône l’a obligé à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour d’un an. La juridiction a écarté le moyen d’incompétence, la décision ayant été signée par une autorité bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé que la préfète avait procédé à une vérification suffisante de sa situation au regard de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a ainsi validé la légalité de l’obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, celle de l’interdiction de retour.

Avocat : DEME

5 janvier 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411625

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement". Le requérant soutenait que ce refus était entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, son handicap réduisant gravement sa capacité de déplacement à pied. Le tribunal a fait droit à sa demande en annulant la décision du 7 mai 2024. Il a enjoint au département de délivrer la carte dans un délai d'un mois, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, et de l'arrêté du 3 janvier 2017.

Avocat : SEMERIVA

5 janvier 2026• 9è ch Magistrat statuant seul
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502850

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

31 décembre 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304252

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 13 octobre 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a classé sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant soutenait que la mise en demeure de produire des pièces ne lui avait pas été régulièrement notifiée en raison d'irrégularités dans la distribution postale. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de la régularité de la notification, notamment par les mentions sur l'enveloppe retournée indiquant "pli avisé et non réclamé" et la date de présentation, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'arrêté du 7 février 2007. Par conséquent, la décision de classement sans suite n'est pas entachée d'erreur de fait.

Avocat : SCP EMERGENCE AVOCATS

31 décembre 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206388

Le Tribunal Administratif de Lille a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A... pour le préjudice moral résultant de l’illégalité d’un refus de renouvellement de titre de séjour (arrêté du 31 août 2018), annulé pour erreur manifeste d’appréciation. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de cette faute, mais les autres préjudices (matériel et trouble dans les conditions d’existence) n’ont pas été jugés établis ou en lien direct avec l’illégalité. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 juin 2022. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207664

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., qui sollicitait 13 000 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité du refus de renouvellement du titre de séjour de sa fille. La requérante n'a pas démontré de lien de causalité direct et certain entre la faute commise par le préfet du Nord et les préjudices allégués (moral, matériel et trouble dans les conditions d'existence), d'autant qu'elle-même bénéficiait d'un titre de séjour valide. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'État, sans application de textes spécifiques.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400454

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 9 août 2022, qui avait annulé un arrêté préfectoral de refus de séjour et de reconduite à la frontière, et enjoint au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté cette injonction, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour à son encontre, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois. La décision se fonde sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, qui permettent d’assurer l’exécution des jugements.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

29 décembre 2025• Reconduite à la frontière