642 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
642
Décisions totales
383 581
Ordonnances
286 164
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme B C, épouse A, contestant le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser pour une pathologie qu'elle attribue aux essais nucléaires. La solution retenue repose sur l'application de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée par la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, qui instaure une présomption de causalité si les conditions de lieu, de temps et de pathologie sont remplies. Le tribunal a jugé que le CIVEN peut renverser cette présomption en démontrant que la dose annuelle de rayonnements reçue par la requérante était inférieure à la limite fixée par le code de la santé publique, sans avoir à prouver une cause étrangère exclusive. En l'espèce, le tribunal a rejeté la requête, considérant que le CIVEN avait établi que l'exposition de Mme A était inférieure au seuil réglementaire, conformément aux dispositions applicables.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 23 août 2021 à son frère, M. B C, pour une maison d'habitation sur une parcelle indivise à Maupiti. La requête a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, car introduite plus de trois ans après la décision attaquée, et Mme C ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant. Les moyens soulevés, notamment l'existence d'une sépulture privée sur le terrain et l'application de l'article L. 2223-1 du code général des collectivités territoriales, ont été écartés comme inopérants, le permis de construire ayant été délivré sous réserve des droits des tiers. La décision s'appuie sur le code de l'aménagement de la Polynésie française, dont les articles LP. 114-6 et A. 114-8.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY