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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

264 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

264

Décisions totales

383 581

Ordonnances

231 231

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ENOUEffacer tout
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304801

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. E..., ressortissant camerounais, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 novembre 2023 refusant le renouvellement de sa carte de séjour temporaire. Le tribunal a d’abord écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour ne valant pas retrait de l’arrêté attaqué. Sur le fond, il a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé, que la signataire disposait d’une délégation de signature régulière, et que le préfet avait pu légalement refuser le titre sur le fondement de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la menace pour l’ordre public constituée par les condamnations pénales de l’intéressé.

Avocat : MBENOUN JEANNE-CÉLINE

3 octobre 2025• 2 ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526782

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme C... qui sollicitait l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante ayant obtenu, le 24 septembre 2025, une attestation de décision favorable l'autorisant à travailler dans l'attente de la fabrication de son titre, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Le tribunal a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SENOUCI BEREKSI

30 septembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513511

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à Mme A, ressortissante marocaine, afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour "salarié" arrivant à expiration. Le juge a constaté l'urgence, caractérisée par le risque de perte d'emploi et de situation irrégulière, et a retenu que la requérante justifiait de tentatives infructueuses répétées pour obtenir un rendez-vous en ligne, constituant un dysfonctionnement de l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

24 septembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2201436

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme B, professeure agressée en service en 2015, qui demandait l'indemnisation de ses préjudices après l'annulation du refus de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, un accident de service ouvre droit au maintien du traitement et à une réparation forfaitaire via l'allocation temporaire d'invalidité. Il a jugé que cette allocation répare les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices patrimoniaux ou personnels, ni une action en responsabilité pour faute. En l'espèce, l'administration n'ayant pas produit de mémoire, le tribunal a implicitement reconnu le bien-fondé de la demande, condamnant le rectorat à verser à Mme B la somme de 72 472 euros avec intérêts, sur le fondement des textes applicables (lois n° 83-634 et n° 84-16, décret n° 86-442).

Avocat : RENOULT

23 septembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515030

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 28 avril 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme A. La condition d'urgence a été présumée remplie, et le moyen tiré d'une erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux des études, au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail.

Avocat : MBENOUN

18 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523471

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante étrangère afin d'obtenir la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant" pour déposer une demande de titre "passeport talent salarié qualifié", ainsi que la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que la demande de clôture était devenue sans objet, le préfet y ayant procédé en cours d'instance. En revanche, il a fait droit à la demande de délivrance d'un récépissé autorisant le travail, en application des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de l'utilité de la mesure pour permettre à l'intéressée de débuter son contrat de travail.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

12 septembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514413

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour et à des injonctions. Le requérant ayant accepté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, le juge a constaté ce désistement par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code. En revanche, la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l'article L. 761-1 a été rejetée.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

10 septembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510680

Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Marseille – Rejet de la demande de suspension – Articles L. 521-1, L. 522-3 du code de justice administrative. Le juge des réjets rejette la requête de M. B, qui contestait la décision implicite du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son premier titre de séjour. La condition d’urgence n’est pas établie, faute de justifier d’une promesse d’embauche ou de conséquences graves et immédiates. La demande de suspension est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

8 septembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513867

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant la délivrance d’une carte de séjour « étudiant » à un ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’intéressé, déjà titulaire d’un titre de séjour « stagiaire » valable jusqu’en 2026, n’établissait pas que le refus de changement de statut portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré son inscription en alternance. La requête a été rejetée par ordonnance selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

5 septembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505945

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère d’accorder un regroupement familial pour son épouse et leurs trois enfants. En cours d’instance, la préfète a accordé le bénéfice du regroupement familial le 3 juillet 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

4 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100559

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d’édicter des prescriptions complémentaires pour la remise en état d’une carrière exploitée par la société Vicat. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale n’était pas entachée d’un défaut de motivation, car elle ne constituait pas une mesure défavorable pour le requérant. Il a également estimé que le préfet ne s’était pas estimé en situation de compétence liée et n’avait commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation, dès lors que les travaux de remise en état avaient été déclarés conformes aux prescriptions de l’arrêté de 1977. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 512-6-1 du code de l’environnement.

Avocat : RENOUARD

29 août 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507162

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 15 juillet 2025 par lequel le préfet du Nord avait prolongé de 45 jours l'assignation à résidence de M. A, un ressortissant algérien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, faute de préciser les circonstances de fait justifiant ce renouvellement. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour excès de pouvoir, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

12 août 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503136

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de la Somme du 20 juillet 2025. Ces arrêtés l'obligeaient à quitter le territoire français sans délai, fixaient la Tunisie comme pays de destination, prononçaient une interdiction de retour de deux ans, et l'assignaient à résidence pour quarante-cinq jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'irrégularité du contrôle d'identité, l'erreur manifeste d'appréciation, et la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du CESEDA.

Avocat : SAINTYVES-RENOUARD

8 août 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503139

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Somme du 12 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a d'abord admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la sous-préfète disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée, et a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : SAINTYVES-RENOUARD

8 août 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509122

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure de retenue, jugé inopérant car distinct des décisions d’éloignement. Il a également écarté le moyen fondé sur l’absence de menace pour l’ordre public, en application du 5° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

8 août 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2226800

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur deux requêtes de Mme A. La première (n°2226800) conteste la décision de la Caisse des dépôts et consignations fixant à 8% son taux d'incapacité permanente partielle pour l'attribution d'une allocation temporaire d'invalidité. La seconde (n°2303407) demande la condamnation de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris à réparer les préjudices résultant de sa pathologie imputable au service. Le tribunal a rejeté la requête n°2226800, jugeant que la procédure devant la commission de réforme n'était pas irrégulière et que le taux de 8% était fondé au regard du barème applicable. Pour la requête n°2303407, il a condamné l'AP-HP à verser à Mme A une somme totale de 13 500 euros en réparation de ses préjudices, après déduction de la provision de 5 000 euros déjà versée, en application des principes de la responsabilité sans faute de l'employeur public. Les décisions s'appuient notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n°2005-442.

Avocat : RENOULT

6 août 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509475

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet du Nord refusant un titre de séjour à M. B. Le juge estime que le moyen unique invoqué, tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, n'est pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice sont également rejetées. M. B est néanmoins admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

6 août 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509633

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre à l'université Claude-Bernard Lyon I et à l'école Polytech Lyon de l'admettre en troisième année, invoquant une atteinte grave à son droit à l'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'affaire.

Avocat : SELARL ZENOU

30 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506979

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour demander la suspension de deux décisions du centre hospitalier Alpes Léman : la fin de sa formation d'ambulancier SMUR et son affectation en diabéto-néphrologie. La requérante invoquait l'urgence, notamment la perte du bénéfice de sa formation, et un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondé sur des moyens d'incompétence, de vice de procédure et de discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a examiné la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en appréciant objectivement si les effets des actes litigieux portaient une atteinte grave et immédiate à sa situation.

Avocat : RENOUARD

24 juillet 2025
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501369

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Vienne concernant la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a apporté aucune précision concrète sur sa situation et a introduit son recours huit mois après la décision contestée, sans justifier de ce délai. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige la démonstration d'une urgence grave et immédiate pour suspendre une décision administrative.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

21 juillet 2025