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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

855 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

855

Décisions totales

383 581

Ordonnances

239 741

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ENUEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2303628

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un praticien attaché, qui contestait sa suspension de trois mois de la permanence des soins, décidée le 12 décembre 2022 par la directrice du centre hospitalier régional de Metz-Thionville. Le tribunal a jugé que cette suspension, fondée sur l’article R. 6152-607 du code de la santé publique, est une mesure conservatoire et non une sanction disciplinaire. Par conséquent, elle n’est soumise ni à l’obligation de motivation ni à la procédure contradictoire prévues par le code des relations entre le public et l’administration. Les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de l’erreur de droit ont été écartés.

Avocat : SCP SUR & MAUVENU ASSOCIÉS

3 novembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400059

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. B..., praticien attaché au centre hospitalier régional de Metz-Thionville, contestant le refus implicite de le réintégrer dans la permanence des soins après une suspension conservatoire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, rappelant que le délai de recours de deux mois court dès la naissance de la décision implicite de rejet, sans qu'un accusé de réception ne soit nécessaire pour les agents publics. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les textes appliqués incluent le code de justice administrative (article R. 421-1) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 112-2, L. 112-3, L. 112-6 et L. 231-4).

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP SUR & MAUVENU ASSOCIÉS

3 novembre 2025• 3ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506091

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été publiée. Il a également jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, la décision a estimé que la mesure était fondée sur l'article L. 731-1 du CESEDA, l'éloignement de l'intéressé demeurant une perspective raisonnable, et a rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

31 octobre 2025• Magistrat M. Garcia
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401272

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 27 juillet 2023, qui n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai imparti. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à Mme A... dans un délai de quatre mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. La requête a été rejetée pour le surplus, notamment les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, Mme A... bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale.

Avocat : CHENU

30 octobre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506315

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 25 octobre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la prolongation n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé et de sa condamnation pénale. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 612-6 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

29 octobre 2025• Magistrat M. Garcia
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301001

Le Tribunal Administratif de Bastia a constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... qui contestait les arrêtés la plaçant en congé de maladie ordinaire. La collectivité de Corse avait en effet pris un arrêté le 30 novembre 2023 régularisant sa situation en la plaçant en congé pour invalidité imputable au service pour la période concernée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, le tribunal a condamné la collectivité de Corse à verser 1 500 euros à l'avocat de Mme A..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

28 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505939

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant tunisien, a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 22 septembre 2025 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et assignation à résidence. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, qui justifiait d'une vie commune établie et d'une insertion professionnelle récente. Le tribunal a également relevé un défaut de saisine préalable de la commission du titre de séjour, en application des articles L. 432-13 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B... dans un délai de trente jours.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

28 octobre 2025• Magistrat M. Garcia
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200655

Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a statué sur la demande de la SAS Bernardini nutrition sportive, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 48 296 euros au titre de l’exercice 2020. Le tribunal a d’abord réduit le litige à 47 597 euros, l’administration ayant déjà accordé 669 euros, et a écarté la fin de non-recevoir tirée du recours parallèle en requalifiant les conclusions en recours de plein contentieux. Sur le fond, il a examiné l’éligibilité des investissements au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a entendu les conclusions du rapporteur public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300940

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour des dommages causés à sa maison par des remontées d'eaux usées provenant du réseau public communal. Le tribunal a jugé que la commune de Sisco, en tant que maître d'ouvrage, est responsable des dommages causés aux tiers par l'ouvrage public, même en l'absence de faute, sauf à démontrer une faute de la victime ou un cas de force majeure. En l'espèce, la commune n'a pas établi que l'absence de dispositif de déconnexion sur le réseau privatif du requérant constituait une faute de sa part, ni que les désordres étaient imputables à une autre cause. Par conséquent, la responsabilité de la commune a été engagée sur le fondement du principe de responsabilité du maître d'ouvrage public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502488

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait obligé Mme B..., ressortissante algérienne titulaire d'une carte de résident retirée, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a relevé que le préfet avait méconnu le champ d'application de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux citoyens de l'Union européenne et non à la requérante. Elle a également constaté que l'article L. 432-12 du même code imposait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour à l'étranger dont la carte de résident a été retirée, ce qui n'avait pas été respecté. En conséquence, la décision d'obligation de quitter le territoire français a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions relatives au délai de départ volontaire, au pays de destination et à l'interdiction de retour.

Avocat : SELARL SERFATY - VENUTTI - CAMACHO - CORDIER

22 octobre 2025• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502172

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant italien, qui contestait l’interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de trois ans prononcée par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par la menace réelle et actuelle pour l'ordre public que constituait le comportement du requérant, eu égard à sa condamnation pour trafic de stupéfiants en 2019 et à son interpellation en flagrant délit en 2025. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la libre circulation ni à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

17 octobre 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402427

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale (3ème chambre), a rejeté la requête de M. C..., ressortissant bosniaque, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a fixé le pays de destination de son éloignement, en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation de signature régulière, qu'elle était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

17 octobre 2025• 3ème Chambre
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501597

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Corse refusant à M. B... une habilitation pour accéder aux zones de sûreté de l'aéroport de Bastia-Poretta. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

17 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400387

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction sous astreinte visant à obtenir du préfet des Bouches-du-Rhône l’attribution d’un logement adapté à ses besoins. En cours d’instance, l’intéressée a signé un contrat de bail pour un logement correspondant à ses besoins le 1er octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande de logement social. Le juge, constatant que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet, a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, faute de frais non couverts par l’aide juridictionnelle totale dont bénéficiait la requérante.

Avocat : CHENU

17 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505542

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 14 août 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant tunisien marié à une Française, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La magistrate désignée a jugé que la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet n'était pas caractérisée, les faits de condamnation étant anciens et les autres mises en cause non établies. En conséquence, le refus de séjour a été annulé pour erreur d'appréciation, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (OQTF, interdiction de retour, assignation à résidence). La décision se fonde notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

16 octobre 2025• Magistrat Mme Moutry
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506030

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'assignation à résidence. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 9 octobre 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter de la notification de la décision le 1er avril 2025. Il a rappelé que ce délai spécial n'est susceptible d'aucune prorogation, y compris par une demande d'aide juridictionnelle, et que la notification comportait les mentions obligatoires des voies et délais de recours. La solution est fondée sur les articles L. 921-1, R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

15 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504690

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de police du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de son droit à être entendue. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : BENVENUTO

14 octobre 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505787

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 4 octobre 2025 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de cinq ans à l’encontre de M. A..., ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne tenant pas suffisamment compte de la durée de présence de l’intéressé en France (plus de vingt et un ans) et de l’intensité de ses liens familiaux sur le territoire. Cette décision a également été considérée comme disproportionnée au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

8 octobre 2025• Magistrat M.RUOCCO NARDO
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400006

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille concerne un recours en injonction introduit par Mme B... C..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 17 mai 2023, mais n'ayant pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, écarte l'argument du préfet selon lequel la radiation de la requérante du fichier des demandeurs de logement social pour non-renouvellement constituerait un obstacle à l'exécution de la décision. Il juge que cette radiation n'a pas, par elle-même, pour effet de délier l'État de son obligation de résultat, sauf à démontrer qu'elle résulte d'un comportement fautif de l'intéressée. En conséquence, le tribunal ordonne le logement ou le relogement de Mme B... C... par l'État, sous astreinte.

Avocat : CHENU

8 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505816

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi suite à une peine d'interdiction du territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, les craintes de traitements inhumains invoquées par M. B... étant imprécises et non étayées. Enfin, le moyen fondé sur l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été rejeté, faute pour l'intéressé d'avoir informé l'administration de son souhait de demander l'asile.

Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

8 octobre 2025• Magistrat M.RUOCCO NARDO