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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

911 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

911

Décisions totales

383 581

Ordonnances

270 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ERBEffacer tout
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600320

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de carte de séjour. Le juge constate que la demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en décembre 2024, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet en avril 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée n'est plus utile, ce qui justifie le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : MEGHERBI

24 février 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408513

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité d'entrepreneur. La commission de recours a suffisamment motivé sa décision en se fondant sur l'insuffisance de ressources personnelles du requérant et sur le fait que son activité de e-commerce, créée sous un visa de court séjour, ne justifiait pas un visa long séjour. Le tribunal estime que l'intéressé n'a pas démontré la nécessité de s'établir en France pour exercer son activité, conformément à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de l'erreur d'appréciation, de la méconnaissance de la liberté d'entreprendre et de l'article 8 de la CEDH sont écartés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MEGHERBI

24 février 2026• 11ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403699

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du maire de Marmande de mettre fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) suite à son changement d'affectation. Le tribunal a jugé que la décision de changement d'affectation, intervenue en septembre 2022, ne pouvait plus être contestée en raison du principe de sécurité juridique, le délai de recours étant expiré. Par conséquent, le moyen tiré de l'illégalité de cette affectation pour contester la suppression de la NBI était irrecevable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n°2006-780 du 3 juillet 2006 et du décret n°2014-1750 du 30 décembre 2014 relatifs à l'attribution de la NBI dans les quartiers prioritaires.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

23 février 2026• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303949

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a jugé que l’arrêté attaqué était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant français depuis au moins deux ans, comme l’exige l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 3-1 de la convention de New-York et de l’erreur manifeste d’appréciation ont également été écartés.

Avocat : DERBEL

20 février 2026• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601947

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger sollicitant l'injonction au préfet de lui délivrer divers documents attestant de la régularité de son séjour pendant l'instruction de sa demande de renouvellement. Le juge a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction valable avait déjà été délivrée, rendant la mesure inutile au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur ce code et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MEGHERBI

20 février 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601860

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande d'un ressortissant américain visant à enjoindre au préfet de police de faciliter le dépôt de sa demande de changement de statut. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'intéressé a déjà reçu une convocation pour un rendez-vous en préfecture le 10 février 2026. La juridiction rappelle que l'administration est tenue de procéder à l'enregistrement d'une demande complète dans un délai raisonnable, mais qu'en l'espèce, la situation ne justifie pas une intervention en urgence du juge.

Avocat : WERBA

19 février 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518174

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) notifié par l’OFII. Le tribunal a considéré que sa demande d’asile, présentée plus de neuf mois après la clôture d’une première procédure, constituait une demande de réexamen, ce qui permet légalement le refus des CMA en application de l’article L. 551-15 du CESEDA. Il a également estimé que la situation personnelle et scolaire du requérant ne caractérisait pas une vulnérabilité au sens de la directive 2013/33/UE et du code justifiant une dérogation à ce refus.

Avocat : HENRY-WEISSGERBER

18 février 2026• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533816

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant bangladais, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 novembre 2025 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle était irrecevable, car elle n'avait pas été présentée dans les délais prévus par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant le fond, il a estimé que les décisions contestées avaient été signées par une autorité régulièrement habilitée par délégation et a, par conséquent, écarté le moyen tiré de l'incompétence.

Avocat : WERBA

18 février 2026• Section 8 - Chambre 1
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600082

Le Tribunal administratif de Montreuil rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que la décision préfectorale, fondée sur le défaut de production d'un justificatif de niveau de langue, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours, la requérante n'ayant pas prouvé le caractère complet de son dossier initial. La juridiction applique les dispositions de l'article 40 du décret du 30 décembre 1993 et rejette la requête comme manifestement irrecevable en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.

Avocat : WERBA

17 février 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516584

Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de rendez-vous pour un titre de séjour. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car l'administration n'est soumise à aucun délai légal pour convoquer un étranger suite à une telle demande en ligne. Par conséquent, l'absence de réponse ne peut être considérée comme une décision de rejet susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.

Avocat : MEGHERBI

16 février 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407581

Le Tribunal administratif de Nantes a examiné la requête de Mme C... épouse A..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteur, après que les autorités consulaires lui ont octroyé un visa de long séjour temporaire avec dispense de titre de séjour. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, considérant que le visa délivré ne correspondait pas à celui demandé. Il a jugé que la décision implicite de la commission de recours s'était substituée à la décision consulaire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de la commission, estimant que la requérante remplissait les conditions pour obtenir un visa de long séjour en qualité de visiteur, conformément aux articles L. 312-2 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MEGHERBI

16 février 2026• 9ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602141

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement d'un certificat de résidence "vie privée et familiale" pour un ressortissant algérien. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture et examine la demande de suspension. Il constate que l'urgence est caractérisée par la situation de précarité et le risque d'éloignement du requérant, et qu'un doute sérieux existe sur la légalité du refus implicite, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH et de l'accord franco-algérien. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : MEGHERBI

12 février 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405380

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du sous-préfet de Nogent-sur-Marne refusant d'examiner la demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur l'absence d'éléments nouveaux, constituait une erreur de droit, car la demande n'était ni abusive ni dilatoire et le dossier n'était pas incomplet, l'intéressé ayant notamment conclu de nouveaux contrats de travail. Il a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'enregistrer et d'examiner cette demande dans un délai d'un mois, en application des articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MEGHERBI

11 février 2026• 3ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205963

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. E... et Mme H... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 13 avril 2022 par lequel le maire de Bordeaux a autorisé la démolition totale du bâtiment D situé au 55 rue Giner de Los Rios. Les requérants contestaient la légalité de cet arrêté, invoquant notamment une méconnaissance de leurs droits de propriété sur un mur mitoyen et l’insuffisance de motivation de la prescription imposée. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que l’arrêté attaqué n’était pas entaché d’illégalité et que les moyens soulevés, tirés de l’inexistence de l’acte ou de l’absence de motivation, n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles L. 421-1 et suivants relatifs au permis de démolir, ainsi que sur le principe de la réserve des droits des tiers.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

11 février 2026• 2ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205967

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’indivision H... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bordeaux du 13 avril 2022 autorisant la démolition totale du bâtiment D, situé rue Giner de Los Rios. Les requérants contestaient notamment la légalité de cet arrêté en invoquant leur droit de copropriété ou de mitoyenneté sur un mur du bâtiment, ainsi que l’insuffisance de motivation et l’impossibilité technique des prescriptions imposées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, tant principales que subsidiaires, en considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que l’arrêté attaqué était légal. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles L.123-1, R.111-17 et R.600-1, ainsi que sur les règles relatives à la mitoyenneté et à la compétence des autorités administratives.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

11 février 2026• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505835

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à un ressortissant tunisien, pour défaut de motivation. La juridiction enjoint au préfet de police de réexaminer la demande dans un délai de trois mois. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MEGHERBI

11 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318954

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant concernant son recours contre l'ajournement de sa demande de naturalisation. Cette décision fait suite à l'absence de réponse du requérant à l'invitation du tribunal à confirmer le maintien de ses conclusions, dans le délai d'un mois imparti. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit cette procédure et ses effets.

Avocat : MEGHERBI

9 février 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600616

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre à la préfecture de lui délivrer un rendez-vous pour déposer son dossier de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requérante, qui invoque des difficultés avec la procédure en ligne ANEF, n'a pas démontré avoir préalablement recouru aux dispositifs d'accompagnement et de solution de substitution prévus par les articles R. 431-2 du CESEDA et l'arrêté du 1er août 2023. Par conséquent, la condition d'utilité de la mesure demandée, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas remplie.

Avocat : MEGHERBI

9 février 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600620

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante étrangère pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée et que l'administration, après des démarches infructueuses de la requérante, devait lui permettre de régulariser sa situation dans un délai raisonnable. La juridiction a ainsi enjoint à l'autorité préfectorale de fixer un rendez-vous dans un délai de six semaines et, si le dossier est complet, de délivrer un récépissé autorisant le travail.

Avocat : WERBA

9 février 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506849

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la motivation de la décision était suffisante. Elle a également écarté le moyen tiré d'une méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que ce droit, bien que principe général de l'Union européenne, ne s'applique pas directement aux États membres dans ce contexte, et que la procédure suivie était conforme aux exigences du droit national.

Avocat : AUERBACH

6 février 2026• 2ème chambre