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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

911 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

911

Décisions totales

383 581

Ordonnances

271 117

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : ERBEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505144

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'autorité de la chose jugée, car le nouveau refus était fondé sur des faits de condamnation pénale postérieurs à l'annulation du précédent arrêté. Il a également estimé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de titre de séjour sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour pour trois ans ont été validées, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MEGHERBI

16 janvier 2026• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523963

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence "vie privée et familiale". La juge des référés a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de la requête, faute pour le requérant de justifier s'être vu délivrer le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, condition nécessaire pour que naisse une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MEGHERBI

16 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400008

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant un titre de séjour à une ressortissante marocaine, mariée à un compatriote titulaire d’une carte de séjour et mère de trois enfants nés en France. La juridiction retient que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation en ne tenant pas compte de la vie familiale établie en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois. La décision s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : COTE-ZERBIB

15 janvier 2026• 5ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524684

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 18 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné à résidence Mme B..., ressortissante algérienne, pour 45 jours. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, car le préfet a assigné l'intéressée dans le département du Val-d'Oise sans que sa résidence n'y soit établie. Le tribunal applique les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme B. au titre des frais de justice.

Avocat : MEGHERBI

14 janvier 2026• Etrangers urgents
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600663

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de rendez-vous en préfecture ne constituait pas une décision susceptible de recours, rendant la requête manifestement irrecevable. L'ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : MEGHERBI

14 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536239

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait une injonction au préfet de police de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction. La juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que, conformément à l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante peut justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 5 avril 2026 en présentant son titre de séjour expiré, et conserve ses droits sociaux et professionnels. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : MEGHERBI

14 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301850

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l'intérieur du 15 mars 2023 rejetant le recours préalable obligatoire de M. B... contre l'ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal juge que l'absence de convocation de l'intéressé à l'entretien individuel prévu à l'article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 constitue une irrégularité ayant privé le requérant d'une garantie, entachant d'illégalité la décision ministérielle. Les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale sont irrecevables, la décision ministérielle s'y étant substituée.

Avocat : BERBAGUI

14 janvier 2026• 5ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535742

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de police refusant le renouvellement du certificat de résidence "étudiant" de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A... avait présenté sa demande de renouvellement le 1er août 2024, soit après l'expiration de son titre le 16 mars 2024, et hors des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette circonstance faisait obstacle à la présomption d'urgence habituellement applicable en cas de refus de renouvellement de titre de séjour.

Avocat : MEGHERBI

12 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600225

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à être convoqué par le préfet de police pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant résidait à Brou-sur-Chantereine, en Seine-et-Marne, et a donc décliné sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code. La solution retenue est un rejet pour incompétence, sans examen au fond de la demande.

Avocat : MEGHERBI

9 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537437

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'assignation à résidence de M. A..., ressortissant algérien, prise par le préfet de police le 26 novembre 2025. Le juge a estimé que la requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était irrecevable car la contestation d'une assignation à résidence relève de la procédure spéciale prévue aux articles L. 731-1 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive du référé suspension. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité procédurale, sans examen des moyens soulevés par le requérant.

Avocat : MEGHERBI

9 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600131

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de Boulogne-Billancourt refusant le regroupement familial de M. A..., ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide, malgré son handicap et la naissance de son enfant. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence caractérisée, sans examen des moyens soulevés au fond.

Avocat : MEGHERBI

9 janvier 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508736

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Bordeaux Métropole pour enjoindre à la société Enedis de déplacer ses réseaux électriques afin de permettre des travaux d'aménagement sur le domaine public routier. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la métropole ayant elle-même contribué à la situation qu'elle invoquait, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, la plantation d'arbres n'étant pas nécessairement conforme à la destination de la voirie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie, du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.

Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE

8 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402142

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SARL DSC Sofra boutiques d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation de deux titres exécutoires émis par le centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne pour un montant total de 41 900 euros, correspondant à des pénalités pour manquements aux obligations contractuelles d’hygiène et de fermeture des cafétérias-boutiques. La société requérante contestait la régularité des titres (absence de signature et incompétence de l’auteur) ainsi que leur bien-fondé, arguant notamment que les pénalités n’étaient pas prévues par la convention et que les fermetures ne lui étaient pas imputables. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les titres exécutoires étaient réguliers et que le centre hospitalier avait valablement appliqué les pénalités contractuelles. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HOLTERBACH

8 janvier 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312483

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de la SARL DSC Sofra boutiques demandant l'annulation de deux titres exécutoires émis par le centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne pour un montant total de 41 900 euros. La société contestait la régularité des titres, notamment l'absence de signature et l'incompétence de leur auteur, ainsi que leur bien-fondé, arguant que les pénalités pour non-respect des règles d'hygiène et fermetures n'étaient pas justifiées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les titres exécutoires étaient réguliers et que les pénalités étaient fondées sur la convention liant les parties. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et les stipulations contractuelles.

Avocat : HOLTERBACH

8 janvier 2026• 8ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215974

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision du ministre de l’intérieur du 6 octobre 2022 rejetant sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre avait légalement pu se fonder sur le comportement pénal répréhensible de l’intéressé, notamment des faits de vol et de détention de stupéfiants, pour refuser la naturalisation. La solution retenue s’appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d’appréciation en matière d’opportunité de naturalisation.

Avocat : WERBA

8 janvier 2026• 7ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600198

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de rendez-vous en préfecture, formulée par l'intéressé, ne constituait pas une décision administrative susceptible de recours, rendant la requête manifestement irrecevable. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées.

Avocat : MEGHERBI

8 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524978

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral du 18 décembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, a constaté que l’intéressé résidait à Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil. Par ordonnance du 7 janvier 2026, le président du tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : MEGHERBI

7 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2525011

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 18 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, a constaté que la requérante résidait dans l’Hérault à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montpellier. Par ordonnance du 7 janvier 2026, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.

Avocat : MEGHERBI

7 janvier 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410495

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la SA Habitat du Nord d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord déclarant insalubre un logement à Ronchin. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 17 novembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 7 janvier 2026. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’Etat.

Avocat : SCP AVOCATS VERBATEAM MONTPELLIER

7 janvier 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503224

Le Tribunal Administratif de Rouen annule l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet de l'Eure a refusé un titre de séjour à Mme C..., ressortissante congolaise, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante, mariée à un Français depuis 2021, justifiait d'une communauté de vie établie et apportait une aide quotidienne à son époux gravement malade, tout en exerçant l'autorité parentale sur sa belle-fille scolarisée en France. Le tribunal estime que le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) sont annulées.

Avocat : DERBALI

6 janvier 2026• 1 ère Chambre