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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 140 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 140

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 588

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ERBEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509665

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 19 juillet 2025 par lequel le préfet des Yvelines avait obligé M. A..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal constate que le préfet a fondé sa décision sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui vise les étrangers ne pouvant justifier d'une entrée régulière, alors que M. A... est entré en France muni d'un visa valide. Le juge opère une substitution de base légale en retenant le 2° du même article, applicable aux étrangers dont le visa a expiré et qui se maintiennent sans titre de séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans que les autres moyens soulevés (erreur manifeste d'appréciation, atteinte à la vie privée et familiale) ne soient examinés.

Avocat : MEGHERBI

19 décembre 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303529

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir l'abrogation d'un emplacement réservé institué par le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune d'Heyrieux, devenu selon elle inopposable. La requérante soutenait que le refus du maire était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, faute d'intention réelle de la commune de réaliser le projet d'aménagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les dispositions des articles L. 151-41, L. 152-2, L. 230-3 et L. 230-4 du code de l'urbanisme, qui organisent le droit de délaissement et l'inopposabilité de la servitude, ne font pas obstacle au maintien de l'emplacement réservé dans le PLU. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VERBATEAM MONTPELLIER

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501659

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour « visiteur » de Mme E..., ressortissante algérienne. Le tribunal estime que la requérante justifie de moyens d’existence suffisants et de l’engagement de n’exercer aucune activité professionnelle, remplissant ainsi les conditions de l’article 7 a) de l’accord franco-algérien. Il enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence « visiteur » d’un an sous deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MEGHERBI

18 décembre 2025• 9ème Chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01159

Avocat : MEGHERBI

18 décembre 2025• Juge des référés
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01422

Avocat : MEGHERBI

18 décembre 2025• Juge des référés
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413351

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation DALO, a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 29 août 2024. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, alors que Mme B... était hébergée avec son fils handicapé dans un centre provisoire partagé avec trois autres familles. Le tribunal a jugé que la commission avait suffisamment motivé sa décision et que la situation d'hébergement temporaire, bien que précaire, ne caractérisait pas une urgence justifiant une reconnaissance prioritaire au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : WERBA

17 décembre 2025• 14ème chambre, DALO
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516934

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 20 mai 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 435-1 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : WERBA

17 décembre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500542

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 31 août 2022. La carence fautive de l’État a été constatée, l’ordonnance d’injonction du 2 mai 2023 n’ayant pas été exécutée. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour engager la responsabilité de l’État. M. A... a obtenu une somme de 7 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.

Avocat : GERBE

16 décembre 2025• Pole Social (JU)
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502788

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SASU Tétrama Exploitation contestant son éviction du marché de travaux d'aménagement du terrain de football de Longoni. La société requérante invoquait notamment l'irrégularité de la candidature de l'attributaire, l'entreprise individuelle Pro Bâtiment, en raison de sa radiation au RCS, ainsi qu'une information insuffisante sur les motifs de rejet de son offre. Le tribunal a considéré que la radiation au RCS n'affectait pas la capacité juridique de l'entreprise individuelle à soumissionner et que les informations fournies par la commune étaient suffisantes au regard de l'article R.2181-2 du code de la commande publique. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions indemnitaires.

Avocat : HOLTERBACH

11 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402957

Le Tribunal administratif de Paris annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de police à M. A..., ressortissant malien, au motif que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le préfet s’était borné à des considérations générales sans mentionner d’éléments de fait propres à la situation du requérant. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500271

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Il a estimé que les conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'admission exceptionnelle au séjour pour les métiers en tension, n'étaient pas remplies. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'est pas illégale.

Avocat : DERBALI ASSIA

11 décembre 2025• 4ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411910

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police ayant rejeté la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant malien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la durée de séjour en France depuis 2012 et de l’activité professionnelle stable du requérant depuis près de quatre ans. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. B... un titre de séjour portant la mention « salarié » sous deux mois, ainsi qu’une autorisation provisoire de séjour dans l’intervalle. L’État est également condamné à verser 1 200 euros au titre des frais d’instance.

Avocat : CABINET INTERBARREAUX MONCONDUIT ASSOCIES

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502754

Le Tribunal administratif de Rouen annule l'arrêté du 21 mai 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a obligé M. A..., ressortissant mauritanien, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'un an. La juridiction retient que le préfet a commis un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé en le qualifiant à tort de national sénégalaise, ce qui a pu influencer la décision, notamment au regard des risques encourus en Mauritanie en cas de retour (apostasie). Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : DERBALI

5 décembre 2025• 4 ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507369

Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Montreuil sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, vise à obtenir une injonction à l'encontre du préfet de la Seine-Saint-Denis afin de convoquer M. B..., ressortissant algérien, pour le dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la seule crainte d'une mesure d'éloignement ou d'une perte d'emploi, non étayée par des éléments probants, ne suffit pas à démontrer une urgence justifiant une mesure provisoire. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre de séjour, le requérant doit justifier de circonstances particulières établissant la nécessité d'un rendez-vous rapide, ce qui n'est pas le cas en l'espèce.

Avocat : MEGHERBI

5 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532200

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 juillet 2025 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le certificat de résidence « étudiant » de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant laissé s'écouler plus de trois mois entre la décision attaquée et l'enregistrement de sa requête, sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MEGHERBI

5 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406338

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise concernant la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante marocaine. Le juge retient une erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de la présence continue en France depuis 2010 et de l’insertion professionnelle stable de l’intéressée depuis 2014. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié" dans un délai de trente jours. La décision s’appuie notamment sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

Avocat : MEGHERBI

5 décembre 2025• 5ème Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA00509

Avocat : HERBET

4 décembre 2025• 4e chambre - formation à 3
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408785

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A..., ressortissant serbe, contestant la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 mai 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour pour dossier incomplet. Le tribunal a rappelé que, selon les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le refus d’enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Avocat : WERBA

4 décembre 2025• 12ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406984

Le Tribunal Administratif de Montreuil (12ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 mai 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour présentée par un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) non exécutée, dès lors que cette demande est abusive ou dilatoire. En l'espèce, M. B... n'ayant pas apporté d'éléments nouveaux par rapport à sa précédente demande rejetée en 2022, son recours a été considéré comme dilatoire. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : MEGHERBI

4 décembre 2025• 12ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406278

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Agde à la SNC Marignan Languedoc pour un ensemble immobilier de 44 logements. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable l’intervention de M. D..., faute de motivation et de justification de son intérêt. Sur le fond, il a écarté comme inopérant le moyen tiré de l’incompétence du signataire du rejet du recours gracieux, et a rejeté le moyen relatif à la méconnaissance du caractère pavillonnaire de la zone UD1, le règlement du PLU n’interdisant pas l’habitat collectif. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.

Avocat : AVOCATS VERBATEAM

4 décembre 2025• 1ère chambre