12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 718
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... visant à engager la responsabilité de la commune de Bidart pour une chute sur un tronc d'arbre sur une plage. La juridiction a estimé que la présence du bois flotté, visible, ne constituait pas un danger excédant ceux contre lesquels les usagers doivent normalement se prémunir, et qu'aucune carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-2 et suivants du CGCT) n'était établie. La demande d'expertise médicale a également été rejetée, le juge considérant qu'il disposait des éléments suffisants pour statuer.
Avocat : SARL D'AVOCATS ANCERET-FAISANT-DUPOUY
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation d'un titre exécutoire pour recouvrement d'un indu de RSA. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'administration aux frais d'avocat (articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du CJA) et estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée à titre total.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire, à sa motivation suffisante et à l'examen particulier de la situation de la requérante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 435-1, ainsi que les conventions européennes et internationales invoquées.
Avocat : ANDERSON CHERFA AVOCAT
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à annuler la procédure de passation d'un marché public pour la fourniture et pose de columbariums, à la suite du rejet d'une offre jugée irrégulière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Neocordi. Il estime que l'offre était irrégulière car elle ne respectait pas une exigence technique substantielle du cahier des clauses techniques particulières (fixation en quatre points des trappes, contre deux points proposés), ce qui justifie son élimination par la commune sans obligation de régularisation. **Textes appliqués** : Articles L. 551-1 du code de justice administrative (référé contractuel), et L. 2152-1, L. 2152-2, R. 2152-1 et R. 2152-2 du code de la commande publique (règles d'élimination des offres irrégulières).
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Toulon statue par ordonnance sur une requête relative au recouvrement d'un indu de RSA. Il donne acte du désistement de la requérante concernant l'annulation du titre exécutoire et la décharge de paiement, rendant ces demandes sans objet. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'administration aux frais d'avocat (articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du CJA) et constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée définitivement.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que la requérante, entrée récemment en France, n'apportait aucun élément probant (pièces justificatives, cohérence sur sa prise en charge) démontrant que le refus portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BOUKHELIFA
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025 refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 425-9 et L. 611-1 3°, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'injonction de délivrer une carte de séjour et la demande d'allocation de somme ont également été rejetées.
Avocat : TCHEUMALIEU FANSI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme C... visant à annuler l'arrêté du maire de Franconville ayant abrogé son autorisation de stationnement de taxi et celui ayant attribué une nouvelle autorisation à un tiers. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire de retrait était régulière et que la requérante n'avait pas d'intérêt à agir contre l'octroi d'une autorisation distincte à un autre opérateur. La décision s'appuie sur les dispositions du code des transports et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : FARRAN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme D... visant à annuler deux décisions de la Collectivité européenne d'Alsace la condamnant à rembourser des indus de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que les procédures de recouvrement étaient régulières et que l'indu était fondé, car la requérante n'avait pas déclaré l'ensemble de ses ressources, en méconnaissance des articles L. 262-2 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. Les conclusions demandant une remise gracieuse et le paiement de frais d'avocat ont également été écartées.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. D... visant à annuler la décision de la caisse d'allocations familiales du Bas-Rhin lui réclamant un trop-perçu de prime d'activité de 2 651,79 euros. Le juge estime que la caisse a régulièrement établi l'indu, notamment en s'appuyant sur des échanges d'informations avec d'autres organismes sociaux et en respectant les droits de la défense du requérant. La décision est fondée sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et à l'obligation pour le bénéficiaire de déclarer tout changement de situation.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses demandes d'annulation et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette sa demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles prévue à l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'elle n'est pas fondée en l'espèce.
Avocat : BOUARFA
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'un permis de construire délivré par la commune de Cruseilles. La requérante, une voisine, invoquait un doute sérieux sur la légalité du permis au regard du PLU révisé, mais le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'est caractérisée dans la décision du maire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen individuel, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier l'article L. 721-4 relatif à la fixation du pays de destination.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. B... visant à annuler des décisions de recouvrement de trop-perçus de RSA et d'une prime exceptionnelle. Le juge a estimé que les procédures de recouvrement engagées par la Collectivité européenne d'Alsace et la CAF du Bas-Rhin étaient régulières et que les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence ou la méconnaissance des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg se déclare incompétent pour connaître d'un recours contre une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer une pénalité pour fraude et une majoration de 10%. Le juge estime que ce litige relève exclusivement de la compétence du tribunal judiciaire, en application des articles L. 114-17, L. 114-17-2 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. La requête est donc irrecevable.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée par le préfet de Vaucluse à un ressortissant malgache. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son PACS, de ses enfants nés et scolarisés en France, et de son intégration. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte.
Avocat : FARE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée, et que les règles de procédure spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) s'appliquaient, excluant l'application générale du principe du contradictoire du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens invoqués, y compris la méconnaissance de la CEDH et de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, ont été écartés.
Avocat : FARYSSY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal de Rocamadour réglementant l'accès à la route de la Corniche. Le juge a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement des pouvoirs de police du maire (Code général des collectivités territoriales), était suffisamment motivé par des impératifs de sécurité publique face à l'affluence touristique. Il a jugé que les restrictions de circulation (interdiction entre 11h et 17h durant certaines vacances scolaires) étaient proportionnées à cet objectif et ne portaient pas une atteinte excessive à la liberté du commerce et de l'industrie du requérant.
Avocat : FAIVRE-VILOTTE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral du 7 février 2024 ordonnant l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en application des articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et de l'absence d'examen particulier de la situation du requérant. La décision s'appuie également sur les dispositions du code pénal relatives aux peines complémentaires d'interdiction du territoire.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E..., une enseignante, qui contestait un titre de perception émis pour recouvrer un indu de rémunération. Le tribunal a jugé que l'auteur du titre était compétent, que la motivation était suffisante, et que la créance était fondée, notamment car le maintien d'un versement ne constitue pas une décision créatrice de droits. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES