12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 868
Avec résumé IA
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, l'intéressée étant munie d'un récépissé valable, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'est établi. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Avocat : SAINTE FARE GARNOT
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, afin d’obtenir un rendez-vous pour l’examen de sa demande de titre de séjour restée sans réponse depuis janvier 2024. Le juge a reconnu l’urgence et l’utilité de la mesure, estimant que l’absence de réponse portait un préjudice grave et immédiat aux droits de l’intéressé. Il a enjoint au préfet de l’Aude d’examiner la demande et d’accorder un rendez-vous sous un mois, et a condamné l’État à verser 720 euros au titre des frais de justice.
Avocat : FAIDI SARAH
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de Mme E... contestant deux décisions de la CAF du Finistère : l'une portant sur des créances d'aide exceptionnelle de fin d'année (381,12 euros) et l'autre sur un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 115,15 euros. La requérante invoquait notamment l'absence de preuve d'assermentation de l'agent contrôleur, le défaut d'information sur le droit de communication (articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale), et des erreurs d'appréciation sur sa résidence et sa situation familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure de contrôle était régulière et que les décisions de la CAF étaient fondées. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et de décharge des sommes réclamées, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Avocat : SELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite d'un titre de séjour et à en obtenir la délivrance. Cette décision est prise car une carte de séjour temporaire a été délivrée à l'intéressé avant le jugement, rendant sa demande sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'indemnité fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FADLI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 12 janvier 2026 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de M. L..., ressortissant irakien, aux autorités bulgares. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, compte tenu des risques de traitements inhumains ou dégradants en Bulgarie et d'un renvoi indirect en Irak. La décision se fonde sur le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SAFAR
Avocat : LEKEUFACK
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à annuler le refus de conditions matérielles d’accueil de l’OFII. Le juge estime que le recours est devenu sans objet, car l’OFII a ultérieurement accordé ces conditions à la requérante en juin 2024, ce qui a implicitement retiré la décision initiale contestée. La juridiction s’appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs au retrait des actes et sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 551-9 et D. 551-17).
Avocat : FADIER
Avocat : FAVREL
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a constaté que l'intéressé, initialement en rétention à Metz, avait été ultérieurement assigné à résidence dans le département de la Moselle. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Strasbourg, compétent en raison du lieu de l'assignation à résidence.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui lui étaient opposés. Le tribunal a jugé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard de son intégration républicaine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ARIFA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral de 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.
Avocat : KEUFAK TAMEZE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. Le juge constate que la demande de certificat de résidence algérien a été irrégulièrement adressée par voie postale, sans que le préfet de police n'ait prescrit ce mode de dépôt, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière n'a pas fait naître de décision implicite de rejet susceptible d'être contestée devant le juge administratif.
Avocat : BOUKHELIFA
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... et autres, qui demandaient l'annulation de deux permis de construire délivrés par le maire de Grenoble pour transformer un restaurant en pharmacie. Le tribunal a constaté que les requérants, propriétaires de pharmacies situées à 500 mètres et 1 kilomètre du projet, n'ont pas justifié d'un intérêt à agir valable au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En effet, ils n'ont invoqué qu'une simple concurrence commerciale et une diminution de la valeur de leurs biens, sans démontrer que le projet affecterait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
**Sujet principal** : Recours contre une décision de prolongation d'une interdiction de retour sur le territoire français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté préfectoral prolongeant l'interdiction de retour. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la CEDH, considérant que la décision est conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. **Textes appliqués** : Articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KHANIFAR
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Plateau d'Hauteville pour un projet immobilier. Les requérants, des riverains, contestaient notamment la régularité de la décision au regard du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé leurs moyens infondés, notamment en considérant que les dispositions du PLU et les règles d'urbanisme (articles R. 111-2, L. 111-11 du code de l'urbanisme) étaient respectées.
Avocat : DUFFAUD
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 31 janvier 2026 ordonnant l'expulsion de M. B... du territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de menace grave pour l'ordre public ou l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Haute-Corse fixant le pays de destination de l'expulsion de M. B..., sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité de l'arrêté d'expulsion, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de cette même Convention, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Sans se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de la société Trainbus visant à annuler une convention de délégation de compétence en matière de transport entre la commune d'Argelès-sur-Mer et la région Occitanie. La société soutenait notamment que la convention était irrégulière et méconnaissait l'autorité de chose jugée. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par les défendeurs, jugeant que la résiliation de la convention initiale ne privait pas d'objet le recours en excès de pouvoir dirigé contre celle-ci.
Avocat : LAFAY