12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 217
Avec résumé IA
Avocat : DESFARGES
Avocat : FAVARETTO
Avocat : AH-FAH
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux sur une demande d’attribution du revenu de solidarité active (RSA), a rejeté la requête de M. A.... Le juge a rappelé que, dans ce type de litige, il lui appartient d’examiner les droits de l’intéressé au regard des circonstances de fait, et non les vices propres de la décision attaquée. En conséquence, les moyens soulevés par M. A... (incompétence de l’auteur de l’acte, défaut de motivation, non-respect des droits de la défense) ont été écartés comme inopérants. La solution retenue est fondée sur les articles R. 262-6 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A... d’un recours contestant un indu de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement (APL) d’un montant de 2 425,57 euros, notifié par la CAF du Var. La requérante demandait l’annulation des décisions de la CAF et la remise de sa dette. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen tiré de déclarations exactes n’était pas suffisamment étayé et que l’absence d’effet suspensif du recours pour l’APL était sans incidence sur le bien-fondé de l’indu. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur le code de la construction et de l’habitation.
Avocat : FARHAT-VAYSSIERE
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la demande de provision de la société Manganelli Digital Signage, qui réclamait le paiement de factures impayées à la métropole européenne de Lille (MEL) pour des prestations d’affichage dynamique. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a estimé que la créance était sérieusement contestable : d’une part, une facture de 2021 mentionnait un numéro de marché déjà réglé pour 2020 ; d’autre part, aucun contrat n’avait été conclu pour 2021 et 2022, la tacite reconduction étant prohibée en matière de commande publique. La société a été condamnée à verser 1 000 euros à la MEL au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL FABRICE CHATELAIN AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par l’association Emergences d’une demande de provision de 49 382,40 euros à l’encontre du centre hospitalier Le Cateau-Cambrésis, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. L’association s’est ensuite désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 23 janvier 2026, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du même code. Aucune somme n’a été allouée au titre des frais de justice.
Avocat : LASFARGEAS
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par le centre hospitalier de Rouffach d’un recours en annulation et en décharge d’un titre exécutoire de 571 212 euros émis par le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) au titre de la contribution annuelle prévue à l’article L. 351-13 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le FIPHFP, considérant que le courrier du centre hospitalier ne constituait pas une demande de remise gracieuse faisant obstacle à la recevabilité du recours. Sur le fond, le tribunal a jugé que le FIPHFP se trouvait en situation de compétence liée pour émettre le titre exécutoire, ce qui rendait inopérants les moyens du requérant, et a rejeté l’ensemble des conclusions du centre hospitalier. Enfin, le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles du FIPHFP tendant à la condamnation du centre hospitalier, au motif qu’une personne publique ne peut demander au juge une mesure qu’elle a le pouvoir de prendre elle-même.
Avocat : CM. AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
Avocat : FAIVRE ALEXIS
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 mai 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté régulier. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et que l’interdiction de retour n’était pas disproportionnée. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la convention européenne.
Avocat : BONOMO FAY
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 17 octobre 2025 par lequel le maire d’Annecy s’était opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l’implantation d’un pylône relais de téléphonie mobile. Le juge a retenu que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de l’intérêt public à la couverture mobile et des engagements de l’opérateur, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité des motifs fondés sur l’article D. 98-6-1 du code des postes et télécommunications électroniques et l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. Il a également rejeté la demande de substitution de motifs par la commune, faute d’évidence de non-conformité au plan local d’urbanisme. En conséquence, il a enjoint au maire de délivrer une décision provisoire de non-opposition sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante américaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » et de lui délivrer un récépissé. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré sa situation irrégulière et son risque de perte d'emploi. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FAVAIN
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 janvier 2026 prolongeant le congé de maladie ordinaire de M. B..., agent pénitentiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision, qui ne porte que sur une perte de rémunération limitée à quelques jours, mettrait en péril son équilibre financier à brève échéance. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : FALBO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A..., attachée territoriale, contestant la clôture de son signalement de harcèlement et le refus implicite de protection fonctionnelle par la région Occitanie. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier de clôture du 10 mai 2023, considérant qu'il ne s'agit pas d'un acte faisant grief. Concernant le refus de protection fonctionnelle, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de qualification juridique des faits. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le décret n° 2020-256 du 13 mars 2020.
Avocat : BARDON & DE FAY AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., infirmière des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, qui contestait le refus de l'établissement de lui indemniser l'intégralité des heures inscrites sur son compte épargne-temps (CET). La solution retenue est que, conformément aux articles 4 et 5 du décret n°2002-788 du 3 mai 2002 et à l'arrêté du 6 décembre 2012, l'indemnisation des jours épargnés n'est possible que pour les jours excédant le seuil de 15 jours. Le tribunal a donc jugé que le refus des HUS était légal et a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., agent de la communauté d'agglomération Paris Saclay, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de trois jours. La requérante invoquait notamment un vice d'incompétence, un défaut de motivation et une erreur de fait. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était signée par l'autorité compétente, suffisamment motivée et que la procédure disciplinaire, incluant la communication du dossier, avait été respectée. La sanction a été considérée comme proportionnée aux faits reprochés, à savoir un comportement inapproprié envers la hiérarchie et les usagers du conservatoire.
Avocat : SELARL BARDON DE FAY (BF2A)
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite par laquelle le préfet des Yvelines a refusé de délivrer un duplicata de sa carte de résident à M. A..., ressortissant ivoirien. Le tribunal estime que ce refus, en privant l'intéressé de tout document justifiant la régularité de son séjour, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Il enjoint au préfet de délivrer le duplicata dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEKEUFACK
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 779,90 euros mis à sa charge par le département du Var. Le requérant soulevait des moyens relatifs à la motivation de la décision, à la compétence de l'auteur de l'acte, à la procédure de contrôle et à l'absence d'intention de transférer sa résidence hors de France. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants ou non fondés, en application des articles L. 262-13 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. C..., y compris celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 16 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, sans faire droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.
Avocat : KEUFAK TAMEZE