12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
284 215
Avec résumé IA
Avocat : FALALA
Avocat : FAURE
Avocat : AUCHER-FAGBEMI
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... contestant l'arrêté du 27 octobre 2025 fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge a relevé d'office que cette décision était purement confirmative de celle contenue dans un arrêté du 16 juillet 2023, déjà notifié à l'intéressé, et qu'aucune circonstance de fait ou de droit nouvelle n'était invoquée. En conséquence, les conclusions dirigées contre un acte confirmatif d'une décision antérieure devenue définitive ont été déclarées irrecevables. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux recours contre les décisions confirmatives.
Avocat : MARNEAU FANNY
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du préfet de Meurthe-et-Moselle du 19 novembre 2025 le maintenant en rétention administrative. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, estimant que la notification des voies et délais de recours était confuse. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait pu légalement maintenir l'intéressé en rétention sur le fondement des articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile était présentée dans le seul but de faire échec à l'éloignement.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine clôturant sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable un an, ce qui a conduit le tribunal à inviter la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Mme B... n’ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : SAINTE FARE GARNOT
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le ministre a défendu en faisant valoir que l’infraction à l’origine du retrait de points avait été supprimée du dossier du requérant, rendant son permis à nouveau valide avec un solde de deux points. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route.
Avocat : LAFAYE
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... B... contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, le préfet n'étant pas tenu de détailler la non-application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Avocat : FAUVEAU IVANOVIC
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme B..., ressortissante philippine. La requérante justifiait d’une insertion professionnelle ancienne et stable en France, avec une progression constante de ses revenus salariés entre 2018 et 2022. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l’intéressée. Il enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SARFATI
Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par Mme A..., ressortissante afghane, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 23 octobre 2025 du directeur général de l’OFII lui refusant les conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a retiré cette décision et accordé rétroactivement le bénéfice des conditions matérielles d’accueil à compter du 23 octobre 2025. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a condamné l’OFII à verser 1 200 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., agent contractuel de la commune d'Avignon, qui contestait le refus implicite de réévaluer son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le juge a constaté que ce litige, portant sur un élément de rémunération, devait obligatoirement être précédé d'une tentative de médiation auprès du centre de gestion de la fonction publique territoriale, conformément aux articles L. 213-11 du code de justice administrative et du décret n° 2022-433 du 25 mars 2022. En l'absence de cette médiation préalable, la requête a été déclarée irrecevable et le dossier a été transmis au médiateur compétent.
Avocat : SELAFA CASSEL
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par le préfet de la Gironde d’une demande en rectification d’erreur matérielle affectant l’ordonnance n° 2506071 du 12 décembre 2025. L’erreur consistait à désigner M. A... comme bénéficiaire d’une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, au lieu de M. C.... Sur le fondement de l’article R. 741-11 du code de justice administrative, le président du tribunal a ordonné la correction de cette erreur matérielle en remplaçant le nom de M. A... par celui de M. C... dans le dispositif de l’ordonnance initiale.
Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS
Refus de visa « talent » (Tribunal administratif de Nantes, ordonnance, 12 décembre 2025). Le juge des référés rejette la demande de suspension de la décision de l’ambassade de France à Pékin refusant un visa de long séjour à M. A..., gérant d’une société. Il estime que l’urgence n’est pas caractérisée, faute de démontrer une atteinte grave et immédiate aux intérêts du requérant, notamment la possibilité de gérer l’entreprise à distance. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Avocat : FARRAJ
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du 7 juin 2023 prolongeant son congé de maladie ordinaire, refusant implicitement de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 21 avril 2022. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la collectivité de Corse, estimant que l'arrêté attaqué n'avait pas été retiré. Sur le fond, il a annulé l'arrêté pour incompétence de son auteur, faute de délégation de signature régulière, sans examiner les autres moyens. La décision s'appuie sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique relatifs à l'imputabilité au service des accidents.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 5 décembre 2025 par lequel le maire de Grenoble ordonnait l'évacuation sous 48 heures d'un bâtiment occupé sans droit ni titre. Le juge a constaté que l'évacuation avait déjà été exécutée avec le concours de la force publique avant l'audience, rendant la requête sans objet, et a rejeté la demande de réintégration faute d'urgence caractérisée. Il a également estimé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, l'arrêté étant justifié par un trouble à l'ordre public et des risques sanitaires et sécuritaires. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Avocat : ARIFA