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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 792

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 341

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FAEffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500142

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par Mme B... d'une demande d'expertise visant à constater les nuisances sonores causées par les cloches de l'église de Bezac, qu'elle estime constitutives d'un trouble anormal de voisinage relevant du dommage de travaux publics. La commune de Bezac s'est opposée à cette mesure. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant que l'expertise présentait un caractère d'utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, au vu des éléments déjà produits (constat d'huissier, certificats médicaux) et de la perspective d'un litige principal. Il a ainsi ordonné une expertise contradictoire pour décrire la réalité, la nature et les conséquences des nuisances, tout en rejetant les conclusions de la commune tendant à ce qu'il soit donné acte de ses protestations et réserves.

Avocat : DEGIOANNI - PONTACQ - GUY-FAVIER

9 décembre 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503831

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant togolais, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'irrégularité de notification, jugeant que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

9 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503875

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A..., se déclarant de nationalité française, contre l'arrêté du préfet de la Meuse fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que l'autorité administrative était tenue d'exécuter la peine d'interdiction du territoire, sauf à démontrer un risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ce que le requérant n'a pas établi. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

9 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506507

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait les décisions du préfet du Nord du 8 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour deux ans. Le juge a écarté les moyens de légalité externe (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, défaut de notification dans une langue comprise) comme infondés. Il a également jugé que les moyens de légalité interne (atteinte à la vie privée, risque de fuite, menace à l'ordre public, violation de l'article 3 de la CEDH) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de trancher sans instruction les recours manifestement infondés.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

9 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522118

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B..., ressortissante congolaise, pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour (articles L. 435-1 et L. 435-2 du CESEDA). Le juge a constaté que la requérante avait déposé son dossier en ligne depuis plus de deux ans sans obtenir de rendez-vous, ce qui constitue un délai anormalement long révélant un dysfonctionnement grave du service public. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la précarité prolongée de l'intéressée. Le tribunal a ordonné au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : SCP ARLAUD AUCHER-FAGBEMI

8 décembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534292

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'association « Center for intercultural understanding » visant la décision du 5 juin 2025 rejetant ses projets dans le cadre du programme Erasmus+ Jeunesse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière ou à ses ressources humaines. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : CABINET ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES

8 décembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303695

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Acacia SAS de deux requêtes : l'une contestant le retrait d'une autorisation d'activité partielle, l'autre visant l'annulation d'un titre exécutoire émis par l'Agence de services et de paiement pour un montant de 21 996,72 euros. Par deux mémoires du 12 novembre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de ses instances et actions. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ces désistements, en a donné acte par ordonnance, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : FACTORHY AVOCATS

8 décembre 2025
TA93Décision• Question préjudicielle

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301626

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., fonctionnaire retraité, contestant le refus du service des retraites de l’État (SRE) de lui accorder une allocation temporaire d’invalidité (ATI) pour une maladie professionnelle reconnue. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la ministre chargée des comptes publics, jugeant que la décision du SRE du 8 décembre 2021, rejetant la proposition d’octroi de l’ATI, était un acte décisoire faisant obstacle au versement de l’allocation. La solution retenue est que le pouvoir de décision en matière d’ATI est partagé entre le ministre de l’intérieur et le ministre chargé du budget, ce dernier ayant compétence pour la liquidation et le refus. Les textes appliqués incluent le décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 et la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

8 décembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511602

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. C... contre un arrêté préfectoral du 25 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le magistrat délégué, constatant que la rétention administrative de l'intéressé avait pris fin et qu'il disposait d'un domicile stable dans l'Aisne, a estimé que le litige ne relevait plus de la procédure à juge unique. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif d'Amiens, territorialement compétent.

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

8 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501785

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Gard de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, cette carte est réservée aux personnes présentant une réduction importante et durable de leur capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. En l’espèce, M. B... n’a pas apporté la preuve qu’il remplissait ces critères stricts. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502792

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Lot-et-Garonne d’accorder le regroupement familial pour son épouse. En cours d’instance, le préfet a finalement décidé de délivrer un titre de séjour à l’épouse, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces points. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS

8 décembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501991

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., adjointe administrative, d'une demande d'annulation de l'arrêté du président du centre départemental de gestion d'Eure-et-Loir la plaçant en congé maladie ordinaire à demi-traitement, au motif que son arrêt de travail serait imputable à un accident de service survenu lors de son entretien d'évaluation. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure lié à l'absence d'information du médecin de service, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'arrêté contesté était légal, en s'appuyant sur les dispositions des décrets n° 87-602 du 30 juillet 1987 et de l'arrêté du 4 août 2004 relatifs aux conseils médicaux et aux commissions de réforme.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

8 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404463

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné l'opposition de M. D... à une contrainte émise par la CAF des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 3 326,28 euros. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable car tardive, l'opposition ayant été formée le 6 mai 2024, bien au-delà du délai de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que la contrainte avait été régulièrement notifiée le 3 mars 2021, M. D... n'apportant pas la preuve de ses allégations sur une signature frauduleuse. La solution retenue est le rejet de l'opposition, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.

Avocat : FADLI

8 décembre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511614

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. D... demandant la suspension du permis d'aménager délivré par le maire de Marsanne à la SARL les Bastets pour l'extension d'un camping. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension avant jugement au fond. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La requête a été rejetée, et les frais de justice ont été mis à la charge des requérants.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

8 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402620

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D... C..., ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'état de santé de son enfant mineur pour solliciter un titre sur le fondement des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des dispositions du CESEDA et des conventions internationales (notamment l'article 8 de la CEDH et l'article 3-1 de la CIDE), n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont été rejetées.

Avocat : GREFFARD-POISSON

8 décembre 2025• 1ère chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 510125

Avocat : SCP FABIANI PINATEL

5 décembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:510125.20251205• Juge des référés
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 503325

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

5 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503325.20251205• 7ème chambre jugeant seule
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514455

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., un majeur de moins de 21 ans anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, qui contestait le refus du département de l'Essonne de prolonger son contrat "jeune majeur". Le juge a constaté une situation d'urgence caractérisée par l'absence de logement et de ressources du requérant, et a considéré que le refus de prise en charge, motivé par un défaut de mobilisation non étayé, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de ne pas être privé de soutien. En application des articles L. 222-5 et R. 222-6 du code de l'action sociale et des familles, il a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au département de réexaminer la situation de M. B... sous 48 heures, tout en lui assurant un hébergement et une prise en charge provisoire.

Avocat : SAINTE FARE GARNOT

5 décembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501346

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., adjointe technique, d'une demande de provision de 40 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette demande vise à obtenir une indemnité complémentaire pour les préjudices patrimoniaux et personnels non réparés par sa pension d'invalidité, suite à un accident de service reconnu imputable et à sa rechute consolidée avec un taux d'incapacité permanente partielle de 15 %. Le tribunal a rappelé que la rente d'invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Avocat : HUON SARFATI

5 décembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303223

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Food 9, qui contestait une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale de 7 880 euros et une contribution forfaitaire de 2 124 euros pour l'emploi irrégulier d'un travailleur étranger. La société soutenait que le salarié s'était prévalu de sa nationalité italienne, mais le tribunal a estimé que l'employeur n'avait pas respecté son obligation de vérification préalable du titre de travail conformément aux articles L. 5221-8 et R. 5221-41 du code du travail. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 8253-1 et R. 8253-2 du code du travail, sans erreur d'appréciation.

Avocat : FALL

5 décembre 2025• 3ème chambre