12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
272 566
Avec résumé IA
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)
Avocat : ELFASSI
Avocat : MONAMY;ELFASSI
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en plein contentieux par les associations « Sources et rivières du Limousin » et « Corrèze environnement », a examiné leur demande d’annulation du refus implicite du préfet de la Corrèze de mettre en demeure les propriétaires de parcelles à Tarnac de déposer des dossiers de dérogation pour destruction d’espèces protégées et au titre de la loi sur l’eau. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en estimant que l’agrément d’un plan simple de gestion forestière exonérait les intéressés de l’obligation de déposer une demande de dérogation à l’interdiction de destruction des espèces protégées (article L. 411-2 du code de l’environnement). En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de mettre en demeure les propriétaires de présenter une demande de dérogation au titre de l’article L. 411-2 du code de l’environnement, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles relatives à la loi sur l’
Avocat : FAUCONNIER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 18 décembre 2023 par laquelle l'OFII a cessé d'accorder à M. A..., demandeur d'asile afghan, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'absence de renouvellement de l'attestation de demande d'asile par le requérant, qui avait pourtant informé l'administration de son changement d'adresse, ne constitue pas un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, contestant l’arrêté du préfet de police du 10 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a écarté comme manifestement infondés les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, et a jugé inopérant le moyen relatif à la rétention du passeport. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : LEKEUFACK
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne le 9 août 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.
Avocat : OUKHELIFA
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, mais n’a pas répondu. Par ordonnance du 2 décembre 2025, le président de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de la requête, pur et simple, et en a donné acte.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté du 14 octobre 2025 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme avait fait obligation à Mme B., ressortissante algérienne, de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas procédé à un réexamen effectif de la situation de l'intéressée à la suite d'un précédent jugement d'annulation du 18 juillet 2025, entachant ainsi la décision d'erreur manifeste d'appréciation. Cette solution a été retenue en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : KHANIFAR
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. C... et Mme B... d’un recours en annulation contre un permis de construire délivré par le maire de Lempdes-sur-Allagnon pour une résidence séniors. La commune a opposé un non-lieu à statuer, démontrant que le permis litigieux avait été retiré par un arrêté du 9 janvier 2025, antérieur à l’introduction de la requête. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont ainsi dépourvues d’objet et donc irrecevables. En application des articles R. 222-1 4° et 5° du code de justice administrative, il rejette l’intégralité de la requête, y compris les demandes de frais de justice.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation d'un avis de sommes à payer émis par le département de l'Aube pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 349,39 euros. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Cette solution a été retenue car le même trop-perçu de RSA avait déjà été annulé par un jugement définitif du tribunal, rendant sans objet le litige portant sur l'avis de recouvrement. Le département de l'Aube a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de la requérante au titre de l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Saône du 20 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation du requérant, notamment en prenant en compte sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée en janvier 2025. Il a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de fuite. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 922-2.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi (Algérie) pour exécuter une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut de notification dans une langue comprise. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 721-4 du CESEDA, l'intéressé ayant déclaré sa nationalité algérienne, ni l'article 3 de la CEDH, faute de craintes étayées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Nancy, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Yonne portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, constate que le requérant a été libéré du centre de rétention et assigné à résidence dans l’Yonne. En application des articles R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal estime ne pas être territorialement compétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Dijon, dans le ressort duquel se situe le département de l’Yonne.
Refus de renouvellement de certificat de résidence algérien de dix ans et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, saisi de deux requêtes, a examiné la légalité des décisions du préfet du Puy-de-Dôme. Il a jugé que le refus de renouvellement était fondé sur une menace à l'ordre public, en application de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, et que l'obligation de quitter le territoire était légale. Les moyens soulevés par M. C..., notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de sa situation personnelle et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : FARYSSY
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par un lieutenant-colonel contestant une sanction disciplinaire militaire, s’est déclaré incompétent. Il a transmis l’affaire au Conseil d’État, seul compétent en premier et dernier ressort pour les litiges disciplinaires concernant les agents publics nommés par décret du Président de la République, en application de l’article R. 311-1 du code de justice administrative.
Avocat : GILETTA FABRICE
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’une sanction disciplinaire de cinq jours d’arrêts, après renvoi de la cour administrative d’appel. Le ministère des armées a toutefois retiré la sanction contestée par une décision du 5 mars 2025, devenue définitive. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a néanmoins condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : SELEFA CABINET CASSEL
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de M. A... qui contestait le refus du garde des sceaux de le nommer élève surveillant pénitentiaire en raison de mentions défavorables sur son fichier TAJ. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que l'administration a pu légalement prendre en compte des faits de violences et de harcèlement commis par l'intéressé, même sans condamnation pénale, pour estimer qu'il ne présentait pas les garanties requises pour exercer ces fonctions. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code des relations entre le public et l'administration, le juge exerçant un contrôle normal sur l'appréciation de l'administration.
Avocat : TEFAN
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et juge l'arrêté suffisamment motivé après un examen personnalisé de la situation. Il estime que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de liens familiaux ou professionnels suffisamment stables en France. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BOUFASSA