12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 548
Avec résumé IA
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Avocat : AUCHER-FAGBEMI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de parents demandant la délivrance d'un document de circulation pour leur enfant mineur afin de lui permettre de participer à un tournoi international de volleyball en Allemagne. Le juge a estimé que l'absence de délivrance de ce document ne constituait pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La demande d'admission exceptionnelle au séjour des parents a également été rejetée, faute d'urgence démontrée.
Avocat : FAALI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme A... B..., ressortissante libanaise. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.
Avocat : FAKIH
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Somme fixant le pays d'éloignement suite à une peine d'interdiction de territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. Il a également considéré comme inopérants les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'autorité administrative étant tenue d'exécuter la peine d'interdiction du territoire. Enfin, le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne a été rejeté faute de précisions.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Puy-de-Dôme l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que le signataire des actes était compétent, que le défaut de traduction allégué était inopérant sur la légalité de la décision, et que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KHANIFAR
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la rétention du permis de conduire de M. B..., prise le 26 octobre 2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’une atteinte suffisamment grave à sa situation professionnelle ou personnelle, la décision répondant à des exigences de sécurité routière. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MARIAGGI ET FAZAI-CODACCIONI
Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. A... qui demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la requête était manifestement mal fondée, car les moyens invoqués (atteinte à la vie privée et familiale, intérêt supérieur de l'enfant, droit à un procès équitable) ne révélaient pas, en l'état, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner des mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale en cas d'urgence et d'illégalité manifeste.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une mesure d’expertise à la demande de la commune de Saint-Théodorit concernant des désordres (fissurations) affectant un bâtiment commercial réalisé dans le cadre d’un marché public de travaux. La requête, fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour déterminer la nature décennale des désordres, leurs causes, et évaluer le coût des travaux de reprise. L’expert désigné devra notamment se prononcer sur la solidité de l’ouvrage et son impropriété à sa destination, en présence de la commune, de son assureur, de l’entreprise (SAS Reboul) et de son assureur (SMABTP).
Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme B... E... et de Mme A... C... D... contre le refus de visa de long séjour opposé à la première, en qualité d’enfant de ressortissant français. La commission de recours avait motivé son refus par l'insuffisance des ressources de la mère et l'absence de contribution effective à l'entretien et à l'éducation de la demanderesse. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision comportait les considérations de droit et de fait requises. Il a également écarté les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête.
Avocat : FALAH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de Mme G... H... F... demandant l'annulation des décisions de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avaient confirmé le refus de délivrer des visas de long séjour à trois enfants (A... J... C..., I... J... B... et E... J... H...). Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et n'ont pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également jugé que l'adoption des enfants par la requérante n'était pas reconnue en droit français et que les ressources de cette dernière étaient insuffisantes pour les accueillir, justifiant ainsi le refus de visa.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l’annulation de la décision fixant le pays de renvoi. Le tribunal a constaté que l’arrêté de placement en rétention ne révélait pas l’existence d’une telle décision, l’administration ayant indiqué attendre la décision sur la demande d’asile de l’intéressé avant de prendre cette mesure. En l’absence de décision attaquable, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur la requête de M. B..., ressortissant philippin, a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 20 octobre 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a renouvelé son assignation à résidence pour quarante-cinq jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen sérieux de la situation, de la méconnaissance des articles L. 141-3, L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. Il a également jugé que l'interdiction de retour et l'assignation à résidence n'étaient pas entachées d'illégalité, les moyens soulevés étant infondés. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : BOUKHELIFA
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. Par voie de conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, les moyens dirigés contre l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de Mme B..., ressortissante algérienne, contre un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions en annulation des arrêtés ont été rejetées, ainsi que les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de Mme A... B..., ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 prononçant son obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. En conséquence, les moyens tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et de l'assignation à résidence ont été écartés, et les demandes d'annulation et d'injonction rejetées.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de visa de long séjour pour sa fille mineure D... B... dans le cadre d’un regroupement familial. La commission de recours contre les décisions de refus de visa, dont la décision du 7 mars 2024 s’est substituée à celle de l’autorité consulaire, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l’article 32 du code communautaire des visas, applicable seulement aux visas de court séjour. Il a estimé que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en retenant le défaut de caractère probant des documents d’état civil, en application de l’article 47 du code civil et de l’article L. 434-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les décisions ne méconnaissaient ni l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant.
Avocat : SCP ARLAUD - AUCHER - FAGBEMI
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL