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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

468 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

468

Décisions totales

383 581

Ordonnances

242 372

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : FAYEffacer tout
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504568

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du ministre de l'intérieur informant M. B A de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie. Bien que le requérant, chauffeur routier, invoque un préjudice grave et immédiat pour sa situation professionnelle, il n'a fourni aucune pièce probante (fiches de salaire récentes) ni explication circonstanciée sur ses charges financières. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : LAFAYE

9 juillet 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506484

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de la Drôme refusant de réduire la durée de son inscription au fichier FINIADA. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 312-16-2 du code de la sécurité intérieure et d'une atteinte à la liberté professionnelle, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

9 juillet 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2200622

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. D, agent territorial, qui contestait le refus de la commune de Royère-de-Vassivière de lui accorder la protection fonctionnelle pour engager un recours indemnitaire et déposer une plainte pénale pour harcèlement moral, et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que les décisions de refus étaient suffisamment motivées et que l'autorité signataire était compétente. Il a estimé que les faits invoqués par M. D ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, et que la commune n'avait donc pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la protection fonctionnelle. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, faute de faute de nature à engager la responsabilité de la commune.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304861

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par des conseillers municipaux de Bourg-lès-Valence demandant l'annulation du refus de la maire d'inscrire à l'ordre du jour l'abrogation de l'article 32 du règlement intérieur, qui encadre le bulletin d'information municipal. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, considérant que le recours était bien dirigé contre la décision de refus. Sur le fond, il a jugé que l'espace réservé à l'expression de l'opposition dans le bulletin municipal était suffisant et que l'interdiction de publier des photographies était justifiée, mais a estimé que le règlement intérieur devait également prévoir les modalités d'application pour les publications sur le site internet et les réseaux sociaux, en application de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

3 juillet 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500814

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par la société Mob Alu Espace d’une demande de provision pour le paiement du lot n° 9 (menuiseries intérieures) d’un marché public de construction d’une salle de cinéma, dont le maître d’ouvrage est la communauté de communes Rhône Lez Provence. La société soutient que sa créance est incontestable, les travaux ayant été réceptionnés sans réserve, tandis que la collectivité oppose la non-conformité des fauteuils livrés et l’absence de levée des réserves. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l’obligation de paiement était sérieusement contestable, notamment en raison du refus des fauteuils antérieur à la réception et du non-respect de la procédure contractuelle d’établissement du décompte général. La décision applique les dispositions de l’article R.541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIÉS

1 juillet 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307608

Requête de M. A contre un permis d'aménager délivré par le maire de Saint-Prim. Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le permis contesté avait été retiré par un arrêté municipal avant même l'enregistrement de la requête, rendant l'acte disparu de l'ordre juridique. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

30 juin 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517966

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait à ce qu'il soit enjoint à l'ENSAM de lui accorder une majoration d'un tiers du temps pour la phase d'interrogation orale de l'épreuve de physique-chimie, en complément du tiers temps déjà accordé pour la phase de préparation. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car la majoration prévue par les articles L. 112-4 et D. 613-26 du code de l'éducation s'applique à chaque épreuve dans son ensemble et non à ses différentes phases de manière distincte. Par conséquent, l'administration n'a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : LAFAY

28 juin 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304055

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts de travail à la suite d'un incident survenu le 14 février 2022 avec sa responsable hiérarchique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, de l'insuffisance de motivation et des vices de procédure. Il a jugé que les faits invoqués ne constituaient pas un accident imputable au service au sens des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, dès lors que le refus de fournir des vêtements professionnels secs relevait de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En conséquence, le tribunal a validé le placement de l'agent en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et a rejeté les conclusions indemnitaires.

Avocat : LAFAY

26 juin 2025• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302363

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service de son arrêt de travail et son placement en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d’office. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure avait été régulière et que l’autorité compétente n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que l’entretien litigieux ne constituait pas un accident de service au sens des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : LAFAY

26 juin 2025• 2ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405093

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 31 octobre 2024 constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B, ainsi que les deux retraits de points consécutifs aux infractions des 24 octobre 2020 et 10 mai 2024. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur. En conséquence, le ministre a été enjoint de restituer les deux points retirés dans un délai d'un mois.

Avocat : LAFAYE

25 juin 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506751

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, assistante familiale, d'une demande de suspension de la décision de licenciement pour faute simple prise le 12 mars 2025 par la Maison d'enfants à caractère social de Luzancy. La requérante invoquait l'urgence résultant de la perte de revenus et de l'atteinte à l'intérêt des enfants accueillis, ainsi que plusieurs moyens relatifs à la légalité de la procédure disciplinaire et au bien-fondé des griefs. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie au regard des revenus du foyer de Mme A et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A

24 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202439

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'attestation destinée à Pôle emploi délivrée par le centre hospitalier de Valence, qui mentionnait une rupture anticipée du contrat à l'initiative de l'agent. La juridiction a jugé que le non-renouvellement du contrat à durée déterminée de Mme A, intervenu à l'initiative de l'employeur, constitue une privation involontaire d'emploi, même si l'agent ne satisfaisait pas à l'obligation vaccinale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5424-1 et L. 5422-1 du code du travail, ainsi que sur l'article 2 du décret du 16 juin 2020. Le tribunal enjoint à l'hôpital de rectifier l'attestation en indiquant le motif "fin de contrat à durée déterminée".

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301713

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A, agent territorial, contestant deux arrêtés du département de la Drôme relatifs à son congé de maladie. Le premier arrêté (21 septembre 2022) lui accordait un maintien à demi-traitement sans avis préalable du conseil médical, et le second (8 mars 2023) le plaçait en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que le département avait méconnu les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 en ne saisissant pas le conseil médical pour avis sur la demande de prolongation du congé de longue maladie de M. A, et que le simple refus du conseil de statuer ne constituait pas un avis régulier. En conséquence, les deux arrêtés ont été annulés pour vice de procédure, et il a été enjoint au département de saisir le conseil médical pour régulariser la situation de l'agent.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401579

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la Fédération des œuvres laïques de la Guadeloupe. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 365 414,34 euros par la commune du Gosier pour des factures impayées dans le cadre de plusieurs marchés publics. Le juge a estimé que l'obligation de paiement était sérieusement contestable, la commune ayant démontré que certaines factures étaient déjà réglées, que d'autres portaient sur des prestations non prévues ou des montants excessifs, ou encore n'avaient pas été régulièrement soumises. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A

23 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201425

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A contre le refus du maire de La Baume-Cornillane de lui délivrer un permis de construire pour divers aménagements (carport, extensions, terrasse). Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) en dépassant le seuil de 250 m² de surface totale autorisé, et que l'implantation du local technique, du carport et de la terrasse couverte violait les règles d'urbanisme applicables en zone A. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté municipal et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.

Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES

19 juin 2025• 4ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401524

Le Tribunal administratif de Montpellier a annulé la décision du 27 février 2024 par laquelle le préfet de l'Hérault avait refusé d'examiner la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant arménien. Le préfet avait fondé son refus sur une interdiction de circulation, alors que cette interdiction avait été annulée par un jugement du même tribunal le 13 février 2024. La solution retenue est l'annulation pour erreur de fait, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.

Avocat : BONOMO FAY

17 juin 2025• 4ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301207

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait la décision du 8 mars 2023 le plaçant en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice des ressources humaines bénéficiant d'une délégation de signature régulière de la présidente du conseil régional. Il a également jugé que la décision, prise en application du code général de la fonction publique et du code général des collectivités territoriales, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le principe du contradictoire. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : LAFAY

12 juin 2025• 2ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400432

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par des élus d'opposition de la commune de Fontenay-aux-Roses demandant l'annulation du refus du maire d'accroître leur espace d'expression dans le bulletin municipal. Après avoir invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et constaté l'absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal les a réputés s'être désistés. Par ordonnance du 6 juin 2025, il a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans faire droit à la demande de la commune au titre des frais de justice.

Avocat : FAYOL ET ASSOCIES

6 juin 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206578

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C de deux requêtes visant à contester les délibérations du conseil municipal de Valenciennes des 12 juillet et 18 octobre 2022, déclarant ses parcelles en état manifeste d'abandon et autorisant la procédure d'expropriation, ainsi que les procès-verbaux préalables. Le tribunal a joint les deux instances. Il a constaté que la délibération du 12 juillet 2022 ayant été retirée par celle du 18 octobre 2022, il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la première. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions de M. C, jugeant que les procès-verbaux étaient des actes préparatoires insusceptibles de recours et que la délibération du 18 octobre 2022, fondée sur l’article L. 2243-1 du code général des collectivités territoriales, était légale.

Avocat : CABINET BARDON & DE FAY

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500391

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. E. Ce dernier sollicitait une mesure d’instruction pour établir l’impact fonctionnel de son handicap sur sa mobilité, dans le cadre d’un litige l’opposant au conseil départemental de la Haute-Vienne et à la maison départementale des personnes handicapées, suite au refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion stationnement. Le tribunal a considéré que la mesure n’était pas utile, faute pour le requérant de démontrer que sa situation remplissait les conditions posées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, notamment en l’absence de preuve d’un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou du caractère durable de l’altération de sa mobilité. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD

4 juin 2025