360 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
360
Décisions totales
383 581
Ordonnances
322 705
Avec résumé IA
Avocat : RUFFEL
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'engagement de cette procédure, n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de difficultés financières imminentes ou du caractère impérieux de son voyage au Maroc. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : FELTESSE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant l’arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés d’une insuffisance de motivation, d’un défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et d’une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier avoir déposé sa demande de renouvellement dans le délai légal, et que les documents produits ne constituaient pas une décision formelle de refus. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de l’ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 4 décembre 2025, le président de la 2e chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond relatif au séjour des étrangers n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée avant tout examen au fond.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite de regroupement familial opposé par le préfet de l’Hérault. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a accepté la demande de regroupement familial le 12 août 2025, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative et loi du 10 juillet 1991). La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision de clôture de son dossier par le préfet de l’Hérault et à obtenir la délivrance d’un titre de séjour. Par un mémoire enregistré le 5 septembre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 2 décembre 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la délivrance d'une autorisation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés de circuler et de travailler en raison de l'absence de renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées ne caractérisant pas une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention à très bref délai. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Time To Thaï. Celle-ci demandait l'annulation de décisions du maire de Thiais et d'amendes, ainsi que des frais de justice. Le juge a estimé que les conclusions tendant à l'annulation de décisions administratives étaient manifestement irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer une telle annulation, ses pouvoirs étant limités à des mesures provisoires. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : FELDMAN
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... concernant le refus d'inscription en master de droit privé. Le juge a estimé que le message électronique du 10 septembre 2025 ne constituait pas une décision administrative susceptible de recours, mais une simple étape dans la procédure prévue par les articles L. 612-6 et R. 612-36-3 du code de l'éducation. Par ailleurs, la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal le 10 novembre 2025 alors que la rentrée universitaire était fixée au 3 septembre précédent. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : FELOUAH
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du préfet de Seine-et-Marne de renouveler sa carte nationale d’identité. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation était manifestement infondé, la décision étant suffisamment motivée en droit et en fait. Le moyen d’erreur manifeste d’appréciation, fondé sur l’article 18 du code civil, a été écarté car non assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Avocat : FELLOUS