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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

371 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

371

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : FONTAINEEffacer tout
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524537

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... contre un arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge estime que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu est inopérant, la procédure d'asile ayant déjà permis à l'intéressé de présenter ses observations. Le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme est également rejeté, faute de précisions suffisantes. En conséquence, l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français soulevée contre la décision fixant le pays de destination est écartée.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

4 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516911

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel le préfet de police obligeait Mme A... à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance du 3° de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la fille de la requérante s'est vu reconnaître le statut de réfugiée le 10 juillet 2025, ce qui interdisait l'éloignement de sa mère. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une autorisation provisoire de séjour et de procéder à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAFONTAINE

4 décembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516149

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de police du 10 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'applique pas aux États membres. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la décision fixant le pays de renvoi, dont l'illégalité n'était pas démontrée, a été maintenue.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512234

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2029 lui avait été délivrée avant l'introduction de son recours, privant ainsi la requête d'objet dès son dépôt. Cette irrecevabilité manifeste a été sanctionnée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

1 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305664

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018, issues de revenus distribués par la société DVA. La requérante invoquait une irrégularité de procédure liée au droit de communication, une erreur dans la reconstitution du chiffre d’affaires, et l’absence de preuve d’appréhension des sommes. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la procédure suivie contre la société, et a estimé que l’agent ayant exercé le droit de communication était compétent. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans qu’il soit statué sur les autres moyens, sur le fondement des articles L. 81 et R. 81-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : DBCJ AVOCATS - CABINET DE FONTAINEBLEAU

1 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506273

Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de Mme C... et M. B... de leur requête en annulation d’une décision de la commission de recours contre les refus de visa, qui confirmait un refus de visa de long séjour pour M. B... par l’autorité consulaire à Téhéran. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt la procédure sans examiner le fond du litige. Aucune somme n’est mise à la charge de l’Etat.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

25 novembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303051

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. C... d'une demande de restitution de 7 779,56 euros, correspondant aux frais de raccordement de sa maison au réseau public d'assainissement en 2008, qu'il avait financés avec un voisin. Le requérant soutenait que ces travaux, réalisés sous la maîtrise d'ouvrage du syndicat Durance Luberon, constituaient une extension du réseau public et non un équipement propre au sens de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme, et sollicitait à titre subsidiaire une action en répétition sur le fondement de l'article L. 332-30 du même code. Le syndicat Durance Luberon opposait la prescription de l'action, l'absence de caractère obligatoire des sommes versées, et la qualification d'offre de concours pour un équipement propre. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les sommes versées par M. C... constituaient une participation volontaire à un équipement propre, ne relevant ni d'une taxe ni d'une contribution, et que l'action en répétition était prescrite.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

21 novembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402967

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., demandeur d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que la décision implicite de rejet du recours préalable obligatoire s'était substituée à la décision initiale. Il a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant faute de demande de communication des motifs, et que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en appliquant l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du dépôt tardif de la demande d'asile sans motif légitime.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

20 novembre 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406810

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant la décision du 23 janvier 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil après qu'il a présenté une nouvelle demande d'asile suite à un transfert vers l'Allemagne. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, estimant que la décision devait être fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (relatif au refus en cas de demande de réexamen) plutôt que sur l'article L. 551-16 invoqué par l'OFII. Après avoir vérifié que M. A... avait bénéficié des garanties procédurales adéquates, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens (incompétence, insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) et a confirmé la légalité de la décision de l'OFII.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516155

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 1er octobre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du contrat jeune majeur de M. B..., pris en charge par l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité. Le juge constate que le requérant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application des articles L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, cette situation l'exclut du droit à une nouvelle prise en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

13 novembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415636

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d’instance de M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de contrat jeune majeur par le département de Seine-et-Marne. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s’être désisté. Aucune solution au fond n’a donc été retenue sur la légalité de la décision contestée.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

13 novembre 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302658

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SNC La Vabre d’une demande d’indemnisation pour le préjudice économique subi lors de travaux publics réalisés d’octobre à décembre 2022 à proximité de son commerce à Vergèze. La société recherchait la responsabilité sans faute du syndicat intercommunal à vocation multiple du Moyen Rhôny, maître d’ouvrage, et, à titre subsidiaire, la responsabilité pour faute de la commune de Vergèze. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préjudice allégué n’était pas anormal et spécial, la société s’étant exposée en connaissance de cause au dommage. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

7 novembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303050

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SNC La Vabre, qui demandait réparation du préjudice économique subi lors de travaux publics réalisés d'octobre à décembre 2022 à proximité de son commerce à Vergèze. La société invoquait la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage (le syndicat intercommunal à vocation multiple du Moyen Rhôny) et la carence fautive de la commune de Vergèze dans la coordination des travaux et l'exercice de ses pouvoirs de police. Le tribunal a estimé que le préjudice allégué n'était ni anormal ni spécial, la société s'étant exposée en connaissance de cause aux nuisances liées aux travaux. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, sur le fondement des principes de la responsabilité pour travaux publics.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

7 novembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301446

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier d’Avignon, en raison d’un défaut d’information et d’une manipulation inappropriée par un médecin. La responsabilité pour faute de l’hôpital a été retenue, l’expert ayant confirmé le lien entre le geste médical et les douleurs dorsales subies. Le tribunal a limité l’indemnisation aux préjudices personnels (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice d’agrément) et a rejeté les demandes relatives à la perte de chance, aux dépenses de santé non justifiées et aux pertes de gains professionnels, faute de lien direct et certain. La solution s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508617

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. Barry, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Bas-Rhin l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 732-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FONTAINE

28 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505116

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 20 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence du signataire, fondé sur un arrêté de délégation régulièrement publié, et celui d’erreur manifeste d’appréciation, relevant que l’intéressé ne s’est pas conformé à une précédente mesure d’éloignement, ne justifie que d’une activité professionnelle récente et que sa conjointe est également en situation irrégulière. La solution est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

28 octobre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514558

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D... tendant à l'annulation de l'arrêté du sous-préfet de Torcy du 6 octobre 2025 mettant en demeure des gens du voyage de quitter un terrain sous 48 heures. Le juge a estimé que l'arrêté était légalement fondé sur l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, permettant au préfet de se substituer au maire défaillant pour faire cesser un trouble à l'ordre public, et non sur l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000. Il a relevé que le terrain occupé appartenait à un syndicat intercommunal, qu'il présentait des branchements illicites aux réseaux et un danger grave, et que le propriétaire avait déposé plainte. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

27 octobre 2025• 13ème chambre, référés
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515542

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de Mme C..., qui contestait le refus du département de Seine-et-Marne de lui octroyer un contrat jeune majeur. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que la décision contestée prévoyait en réalité le versement d'une allocation à compter de la majorité de l'intéressée, ce qui excluait tout préjudice grave et immédiat. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

25 octobre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407482

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension de la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne mettant fin à sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance à sa majorité. Le juge a estimé que les moyens invoqués, notamment l’erreur manifeste d’appréciation et la méconnaissance des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, faute d’urgence ou de moyen sérieux.

Avocat : NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

22 octobre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407440

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de l’autoriser à intégrer une formation en alternance. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance du droit à l’éducation et du principe d’égalité, n’étaient pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur une évaluation scolaire défavorable. La décision contestée ne mettait pas fin à la prise en charge éducative du requérant. La requête a donc été rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

22 octobre 2025